mercredi 24 août 2011

Si facilement !

Depuis quelques semaines, il était prévisible que cela arriverait...

Encore une fois, il va s'en sortir indemne !

On sait bien que le pouvoir de l'argent est incommensurable (on pourrait même deviner derrière ce "blanchiment" la puissance de certains lobby dont je ne citerai pas ici le nom mais que tout le monde aura identifié)

Je trouve ça moche , très moche !

Mais pour avoir suivi moult séries sur le fonctionnement de la justice américaine, on sait qu'elle est souvent faite "d'arrangements" à plus forte raison lorsqu'il y a un tel fossé entre l'accusatrice et l'accusé.

Comme le dit si finement Monsieur Ribbe (http://www.claude-ribbe.com/dotclear/index.php?2011/08/24/245-strauss-kahn-blanchi-selon-la-presse-raciste-reste-sale) s'il s'était agi d'un afro-américain (autrement dit un "Noir") qui soit accusé d'avoir agressé sexuellement A. Sinclair, la chose n'aurait pas été si facilment "blanchie"

Enfin, le voilà prêt à se dépeindre comme une victime dans tous les salons parisiens qu'il ne tarde pas de rallier à sa cause ! De là à ce qu'on le retrouve finalement candidat... Il n'y a qu'un pas qui je l'espère ne sera pas franchi.


Cet homme m'écoeure !

Je suis en tout cas bien certaine que l'on entendra encore parler de ses incartades, il suffit d'attendre quelques semaines !

Mais sans rire, (loin de là !) je suis sûre qu'il y aurait encore bien des gens prêts à voter pour cet énergumène !

Enfin, encore une fois nous avons là la preuve qu'il vaut mieux être blanc, riche, puissant et bien entouré que pauvre et noir.

Ah... quel dommage que Coluche ne soit plus des nôtres !

vendredi 1 juillet 2011

Grosse nausée

Je sais, je vais encore passer pour une adepte du "complot" ou pour une personne qui s’acharne sur un "innocent".
Mais ce que je viens de lire dans la presse me donne une vraie nausée et me ramène à l’idée que j’avais quand toute l’affaire DSK a éclaté : le sentiment que quoi qu’il en soit, il en sortirait "indemne" !
L’accusatrice devient soudain une personne incrédible qui a eu, « avec un"dealer emprisonné" une longue conversation sur d’éventuels bénéfices à tirer d’un procès.
Elle devient aujourd’hui « inconnue de la communauté Guinéenne » etc… Bref, elle n’est pas une personne crédible, et DSK est un agneau innocent à qui l’on a fait vivre un « enfer judiciaire »
On vous l’avais bien dit que c’est un complot pour discréditer cet homme merveilleux et l’empêcher d’être le prochain président de la république sarkozienne !
Puis-je vomir immédiatement ?
Ah ben non, je vais plutôt attendre de voir comment la puissance de l’argent et le jeu des sal.peries politiques va donner naissance à un martyr !
Allons d’ici qu’il nous le resserve comme " THE candidat" venu nous sauver du sarkozysme… Sauf que n’oublions pas qui l’a promu au FMI et de qui il est le valet !
Français réveillez-vous ! On vous prend pour des c.ns et vous en redemandez !!!
En tout cas, cela me conforte dans l’idée que quoi qu’il advienne, je ne voterai pas pour le PS !
Même pas pour faire "barrage" au FN !
Parce qu’en fin de compte, je commence à croire tout comme Sartre que l’on ne peut pas faire de politique sans avoir "les mains sales"
Et puis tant qu’à faire d’être prise pour une buse et gouvernée par des gens que j’abhorre, je préfère que ce ne soit pas avec mon accord tacite.

lundi 30 mai 2011

Allez, jure ? !

Alors même que les effluves nauséabonds venus d’outre-atlantique empuantissent les sphères de pouvoir, une nouvelle tête vient de rouler dans le panier des mis à l’index : celle d’un certain M. Tron accusé par deux anciennes employées municipales d’agression sexuelle.

Ce monsieur, maire de Draveil (député) et par ailleurs Secrétaire d’Etat à la Fonction publique (aujourd’hui "ex") a présenté sa démission à F. Fillon (qui s’est empressé de l’accepter, tu parles !) est l’artisan de la réforme qui veut le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

J’espère qu’en ce qui le concerne, sa réforme sera appliquée à la lettre et qu’il ne sera pas remplacé même s’il ne s’agit pas ici d’un départ à la retraite et qu’il conserve, pour l’instant en tout cas, ses casquettes de maire et député…! (ce que je trouve parfaitement inadmissible vu que les faits reprochés par les deux plaignantes se seraient déroulés dans le cadre de ses fonctions de maire.

Bref, le non remplacement de ce "fonctionnaire" présenterait deux avantages : une substantielle économie (en effet son salaire ne doit pas être celui d’une catégorie c) et une limitation des risques d’une nouvelle/prochaine démission anticipée pour affaire de mœurs !

Il semble que l’approche de 2012 fasse sortir les cadavres (pas vraiment exquis) des placards où l’on s’est appliqué à les maintenir sous les masques compassés de "gens bien sous tout rapport".

Grand nettoyage de printemps ! Opération épuration du cloaque !
Tous les jours, une nouvelle puanteur !
Sans mauvais jeu de mot je dirai que ça commence à sentir très, très mauvais pour certains… pas moins de 6 ministres "out" en six mois ça fait beaucoup non ?

Je lisais ce matin dans les colonnes d’un quotidien gratuit une interview de Mme la Présidente d’une association féministe qui nous dit "…on s’aperçoit aujourd’hui que le sexisme est présent dans toutes les franges de la société. Force est de constater que l’abus de pouvoir n’appartient ni à la droite ni à la gauche. Il est présent dans tous les courants politiques…"

Allez jure ? ? ! !

Voilà une pensée bien profonde !
Perso je me dis, comment s’étonner que les mouvements féministes soient parfois regardés d’un œil torve quand on lit des trucs pareils !

Voilà vraiment là une découverte inouïe !

L’Homme politique serait donc tout bêtement un homme avec les travers que l’on peut malheureusement relier à cet état ?

Alors là j’en suis toute ébaubie !

Eh oui, madame la Présidente les hommes sont (trop) souvent des prédateurs qui se servent de leurs pouvoirs pour obtenir tout et n’importe quoi et surtout pour nous maintenir en situation d’infériorité.

Ne serait-ce pas le propre d’une société patriarcale qui ne l’oublions a pendant longtemps refusé aux femmes l’accès au droit de vote (le vote familial confié au pater familias c’était il n’y a pas si longtemps) et qui, n’hésite pas aujourd’hui à remettre en cause nos droits les plus fondamentaux ?

Enfin je dois reconnaître que ces propos ne sont pas aussi graves que ceux d’un certain J.F. Khan qui récemment comparait l’affaire DSK à un "vulgaire troussage de domestique" Merveilleux !

A quand le retour du droit de cuissage ?

A mais non ! suis-je sotte celui-ci existe toujours !
Nous en avons encore une fois la preuve avec cette nouvelle affaire.

jeudi 3 mars 2011

Vivement 2012 ou pas !

Un président à bout de souffle qui ne cesse de louvoyer entre les scandaleux comportement de ses ministres et n’a rien trouvé de mieux à faire que de jouer encore une fois aux chaises musicales : démissionné MAM et mis Brice de côté… en attendant de lui confier "de plus hautes fonctions" (tu parles, il va fourbir ses armes racistes et xénophobes pour la campagne qui, nous pouvons en être certains, atteindra des sommets de mauvaise foi et de propositions directement inspirées par le FN.

Et puis, l’idée lumineuse qui lui est venue : la suppression de l’ISF (lire) !
La réaction ne s'est pas faite attendre et, à l'instar de Monsieur Fabius (lire) les économistes soulignent qu'un pays au bord du gouffre (lire) comme l’est le bon royaume de Sarkoland, aurait mieux à faire que de supprimer la source de revenus que représente l’ISF.Cela équivaudrait sans doute à se tirer une balle dans le pieds pour soulager ses cors !
Mais qu’importe la sagesse à notre triste Sire !
Ses riches amis ne sont pas contents et fuient le royaume ? Qu’à cela ne tienne on va tenter de leur faire plaisir…

Et, pendant ce temps, vous, moi, nous, pauvres citoyens de bas étage (souvenez-vous "la France d'en bas"), nous voyons augmenter quotidiennement le poids des fardeau chargés sur nos épaules. Les cotisations sociales galopent, les prix du gaz et de l’électricité s’envolent, le prix de l’essence (lire), du pain, du blé (lire), des matières premières du quotidien flambent (lire) et réduisent à peau de chagrin nos déjà maigres salaires.

Mais nous continuons à payer sans broncher, marchant comme le merveilleux et docile troupeau que le spectre de la précarité fait de nous. Prisonniers de nos crédits, de notre surconsommation, nous nous laissons tondre sans ruer !
Alors que le monde arabe nous donne l’exemple de la force du peuple lorsqu’il n’en peut plus, nous continuons à nous croire mieux lotis et à ne pas nous révolter face à l’insoutenable disparition de nos espoirs d’égalité…
Certes, nous n’avons pas les mêmes problèmes, nous ne risquons pas de nous faire descendre lorsque nous nous opposons au "régime"…
Mais au fur et à mesure, les droits que nos aînés ont durement acquis, sont vidés de leur substance et rien ne vient nous redonner l’espoir de lendemains meilleurs bien au contraire.

Il semble bien que la seule chose que les politiciens de tous bords ont en tête en ce moment, c’est 2012… être "LE" candidat ! Etre calife à la place du calife…
Certains ressortent les bons vieux discours ultra nationalistes et xénophobes (lire), d’autres promettent de réformer les réformes, d’autres encore font "le mort" en attendant les primaires…
Et nous dans tout ça ?
Combien de nos concitoyens se laisseront séduire par les propos de celle-ci ou de celui-là oubliant que la politique de droite nous donne depuis trop d’années toute la mesure de son incapacité.
Hélas, la gauche quant à elle, ne semble plus capable d’inspirer la confiance qu’elle a su donner au peuple par le passé.
Il semble bien que nous soyons dans une crise de "foi" et que si l’union sacrée ne se fait pas à gauche nous allons droit vers des présidentielles dont le second tour nous rejouera le "duel" droite/extrême-droite.
Avec toutefois une petite différence : les français excédés par le comportement de sa majesté et l’évidente incompétence de sa cour à changer la donne risquent fort de vouloir voir ce que donnerait un gouvernement "ultra-nationaliste".
Surtout si les "éternels abstentionnistes ne se décident pas à retrouver le chemin des urnes pour user de ce droit acquis au prix du sang de tant d’anciens.

mercredi 17 novembre 2010

News féministes

Comme chaque année, des membres du réseau "Encore féministes !" se rassemblent à Paris pour commémorer le massacre anti-féministe qui eut lieu le 6 décembre 1989 à la Polytechnique de Montréal. voir
La cérémonie aura lieu, place du Québec, le lundi 6 décembre 2010 à 19h. Dans le monde, les deux tiers des analphabètes sont des femmes et des filles. Cette discrimination dans l’accès au savoir s’ajoute aux injustices et aux violences visant spécifiquement les femmes parce qu’elles sont des femmes. Les empêcher d’apprendre à penser, c’est-à-dire à se concevoir comme des sujets et donc à prendre leur vie en main, est un crime contre la dignité humaine.
Partout dans le monde, l’instruction des filles, l’ouverture de leur esprit par l’accession au savoir, la connaissance de leurs droits, leurs possibilités accrues d’exercer des métiers prestigieux que la tradition réserve aux hommes sont perçues comme une menace pour la domination masculine. Le 6 décembre 2010, à Montréal, à Paris et ailleurs, des féministes se réunissent publiquement pour dire ensemble NON à la haine et à la violence machistes. Si vous ne pouvez pas vous joindre à l’une de ces commémorations, parlez-en autour de vous ! L’oubli est une deuxième mise à mort des Québécoises massacrées le 6 décembre 1989 parce qu’elles étaient des femmes dans une école d’ingénieurs.
Si vous pouvez venir à Paris, rendez-vous le lundi 6 décembre, à 18h45, au café le Québec, 45 rue Bonaparte, tout près de la place du Québec, à Saint-Germain-des-Prés (au coin de la rue de Rennes et du bd St-Germain). Nous préparerons nos banderoles " LE FEMINISME N’A JAMAIS TUE PERSONNE - LE MACHISME TUE TOUS LES JOURS " (phrase de Benoîte Groult).
La commémoration commencera à 19h précises.
Nous déposerons des fleurs tandis que seront appelés à haute voix les noms des quatorze femmes assassinées.Avec la chorale féministe des Voix rebelles, nous chanterons des chants féministes. Si vous pouvez vous joindre à nous, indiquez-le en réponse !Prière de vous habiller de couleurs sombres !
Après la cérémonie, qui durera environ vingt minutes, nous nous retrouverons dans un petit restaurant voisin. Si vous voulez participer à ce dîner, indiquez-le en réponse sans tarder, car il faut réserver pour un nombre précis.
Adelphiquement*,
Florence Montreynaud

*Adelphiquement dérive de adelphité, notion groupant fraternité et sororité. En français, soeur et frère proviennent de deux mots différents. Le mot adelphité est formé sur la racine grecque adelph- qui a donné les mots grecs signifiant soeur et frère.

"Encore féministes !", réseau mixte et international, réunit 4 326 membres (personnes et associations) dans 55 pays. Il y a sûrement dans votre entourage des féministes prêt(e)s à se déclarer comme tel-les, pour peu qu’on le leur demande. Prière de leur proposer de signer le manifeste ICI ! L’union fait la force !
Pour travailler entre féministes à un monde sans publicité sexiste, joignez-vous à La Meute des Chiennes de garde en signant le Manifeste "NON à la pub sexiste !" ICI
Rejoignez les Chiennes de garde en adhérant à l’association, ICI


SOCIETE -
Une soixantaine d'associations se mobilisent dans toute la France...
L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est un droit acquis depuis la loi Veil (1975), mais son application demeure fragile. Pour dénoncer les difficultés d'accès à l'IVG aujourd'hui en France, une soixantaine d'associations appellent à manifester samedi.Au coeur des revendications, la revalorisation de l'acte, fixé à 300 EUR quand il revient en fait à 900 EUR. Promise par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot lire, en mars 2010, elle n'est toujours pas entrée en application. "Ce sera fait dans les prochaines semaines", promettait-on jeudi encore au ministère. "Cette sous-évaluation de l'activité a conduit à la fermeture, entre 2001 et 2006, d'une centaine de services", explique Maya Surdut, secrétaire générale de la Coordination des associations pour le droit à la contraception et à l'avortement (Cadac)."On a une loi de papier"
Perpétuellement déficitaires, quand la réforme Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) demande aux établissements d'équilibrer leurs comptes, les centres d'orthogénie passent par pertes et profits. Conséquence: les quelque 200.000 femmes qui, chaque année, ont recours à une IVG, peinent à être prises en charge. Surtout dans les grands centres urbains ou les départements d'outre-mer. Et plus encore pour celles proches des quatorze semaines d'aménorrhée, refoulées par certains services, ou pour les mineures à qui on réclame illégalement une autorisation parentale.
Car au problème de l'accès aux soins se superpose celui d'une application aléatoire des textes. "On a une loi de papier", dénonce Marie-Laure Brival, médecin à la maternité des Lilas. Ces femmes, au nombre de 5.000 chaque année selon le Planning familial, n'auraient d'autres solutions que se rendre au Royaume-Uni ou au Pays-Bas, qui interviennent jusqu'à 24 semaines.
L'IVG est pourtant un événement fréquent de la vie d'une femme, estime Nathalie Bajos, chercheuse à l'Inserm et auteur de nombreuses études sur le sujet: "35% y auront recours un jour ou l'autre". Pour Caroline de Haas, porte-parole d'Osez le féminisme, "Elles doivent continuer à pouvoir avoir le choix".Armelle Le GoffLégislation : Dépénalisée en 1975 jusqu'à douze semaines d'aménorrhée, l'IVG est remboursée par l'assurance-maladie depuis 1982. En 2001, la loi a fait passer le délai légal à 14 semaines.
http://www.ewlcentreonviolence.org/
http://www.osezlefeminisme.fr/
http://encorefeministes.free.fr/index.php3

Le 25 novembre est la date de la journée internationale de refus des violences faites aux femmes. lire - voir
Pour connaître le programme à Aubagne http://www.aubagne.fr

mardi 14 septembre 2010

Pas une surprise...

A l'aube d'une période d'austérité et d'un plan de rigueur pour la France, il peut être intéressant de connaître la liste (non exhaustive, tirée du « Nouvel Observateur » n° 2359 du 21 Janvier 2010) des personnalités qui ont fui fiscalement le pays pour s'installer en Suisse, ou dans un autre paradis fiscal.S'ils l'ont fait en toute légalité (achat d'une résidence en Suisse, séjour inférieur à 6 mois sur le sol français), il est par contre inadmissible que certains d'entre eux continuent à s'immiscer dans la vie politique française, en participant activement aux campagnes électorales, pour soutenir tel ou tel candidat, ou pire, en étant officiellement investi par l'État pour représenter la France à l'étranger, comme c'est le cas actuellement pour Alain Delon qui est le parrain officiel du pavillon français à l'exposition universelle de Shanghaï.
Parmi les plus actifs dans ce domaine, il y a donc Alain Delon, mais aussi Johnny Halliday (le premier résidant à Genève depuis 1999 et le second à Gstaad depuis 2006), sans oublier Charles Aznavour (résidant à Genève), Patricia Kaas, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil, Marc Levy et Michel Houellebecq.Parmi les sportifs, on peut citer Alain Prost, Jean Alesi, Richard Virenque, et les tennismen Guy Forget, Richard Gasquet, Henri Leconte, Amélie Mauresmo, Gaël Monfils, Cédric Pioline, et Jo-Wilfried Tsonga qui payent tous leurs impôts en Suisse. Moins étonnant, mais encore plus scandaleux, des personnalités des affaires qui exercent actuellement (ou ont exercé récemment) un pouvoir politique, économique ou financier en France, parmi eux : Antoine Zacharias (Vinci), Claude Berda (AB groupe, TF1), Daniel Hechter (couturier) et Jean-Louis David (salons de coiffure, cosmétiques). Mais aussi des rentiers et des héritiers, dont les fortunes ont été créées en France, avec la participation de centaines de milliers d'ouvriers français : Éric Peugeot, Jean Taittinger (PDG de la société du Louvre, ancien ministre de la justice et député de la Marne), Philippe Hersant (patron de presse du Groupe Hersant), Corinne Bouyques (héritière de la fortune Bouygues), les familles Defforey (Carrefour), Mulliez (Auchan) et Halley (Promodès), tous résidant à Genève ou aux environs.
Si ces gens n'aiment pas (fiscalement) la France, qu'ils la quittent et qu'ils l'oublient, et surtout qu'ils n'en profitent pas quand ils en ont besoin (comme par exemple pour venir s'y faire soigner). A tous les français qui vont se serrer la ceinture dans un proche avenir, nous proposons de boycotter les concerts, les disques et les livres de tous ceux qui ne participeront pas à l'effort de solidarité nationale et aux médias, nous demandons de ne plus offrir de tribunes télévisées (pour la promotion de films et de disques) aux artistes concernés et de ne plus faire de sponsoring aux sportifs exilés.
Aux députés nous demandons d'instaurer une loi pour qu'il ne soit plus possible pour un évadé fiscal de venir se faire soigner en France (dans un hôpital public) ni de représenter officiellement la France à l'étranger.

Si vous pensez que ce message est légitime, faites le circuler. Il aura peut-être le pouvoir de ramener certains de ces égarés fiscaux à revoir leur position.

Pour nous, "les petits, les obscurs", les sans fortune, ce sera plutôt ce type de programme :
La grand-mère (75 ans pas encore retraitée )
à sa petite fille (16 ans déjà chômeuse plus d'obligation de scolarité c'est pour bientôt ?)
> - Moi, à ton âge, je travaillais déjà !
> Et la petite fille de répondre :
> - Moi, à ton âge, je travaillerai encore !!!…

>

mardi 24 août 2010

Qu’en termes glacés ces choses là sont dites !

Je parlais il y a quelques jours des horreurs subies par les femmes en RDC (entre autres pays où être femme est un malédiction en soit)…

Ce "froid et insipide" résumé trouvé sur le site de la Monusco, en donne une petite idée…
Jusqu’à quand cela durera-t-il ? Qui le sait ?
Pour ma part, je pense que tous les "maîtres de guerre" doivent eux savoir pourquoi ils maintiennent la pression et ne font pas grand-chose pour venir en aide aux populations opprimées.


Infos en direct du
site monusco

Chronologie
23 août 2010
200 viols collectifs au Nord-Kivu- Des groupes humanitaires rapportent que près de 200 femmes ont été violées lors d’une offensive rebelle entre le 30 juillet et le 3 août dans l’est de la RDC. Selon un porte-parole d’OCHA, « pendant cette opération, les rebelles ont pillé les maisons et violé plusieurs femmes à Luvungi et dans les environs ». Malgré les efforts de l’armée congolaise, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les miliciens Maï-Maï continuent de terroriser les civils du Nord-Kivu.


22 août 2010
Miliciens et soldats se sont livrés à des exactions- La Société civile du Nord-Kivu, un regroupement d’ONG, accuse le groupe ougandais ADF/NALU d’avoir exécuté « une dizaine de personnes » entre le 11 et le 16 juillet dans la région de Beni, où « plus de 50 personnes » ont été « déclarées enlevées ou portées disparues » entre le 5 et le 12 juillet. Dans son rapport, elle accuse également l’armée congolaise d’avoir pillé quatre villages, dont celui de Kokola, où « les éléments de l’armée régulière ont mis à sac toutes les habitations » et où « on a observé les pillards se livrer à coeur joie à la vente des kits médicaux du centre de santé ».

vendredi 20 août 2010

"En Afrique le diamant n’est pas toujours le meilleur ami de la femme"

Trouvé dans les colonnes du journal "Le Monde" cet article qui en dit long sur le sort des femmes au Congo RDC (lire) !

Pour ma part je pense que le "toujours" dans le titre est de trop. En effet, en Afrique (et hélas trop de pays) il y a bien peu "d’amis" pour la gent féminine !

Que ce soit en Afrique pour les diamants ou les richesses exploitées par les marchands de guerre ; en Iran parce que l’on veut les enfermer dans le plus obscur des mondes (mais hauts les coeurs son altesse Sarkon Ier fait "une affaire personnelle de la situation de Sakkineh" lire -pauvre femme, si ses actions pour elle sont aussi navrantes que l’intervention au Mali (lire) je ne donne pas cher de sa peau !!! ), dans toutes les zones du monde où les plus élémentaires des droits sont bafoués, la femme demeure la victime de choix de tous les obscurantismes, de tous les crimes faciles, de toutes les maltraitances…

jeudi 19 août 2010

Agenda Kreyol

Quelques petites infos à ne pas manquer pour ce week-end si vous êtes sur Marseille, avec notamment la fête des cuisinières organisée par l'AMC DOM TOM samedi et dimanche, qui rassemble chaque année l'essentiel de la gastronomie antillaise, avec des ateliers de cuisine, des jeux, de la musique, des danses... tout pour se mettre ou remettre dans l'ambiance du péyi...

Dimanche soir embarquement à 19h30 sur le bateau l'Ilienne, pourl'avant-dernier apéro du bateau de l'été, avec Dinner At The Thompson's, et Mr Oat (Dj set du programmateur musical de Radio Grenouille, animateur du Cotton Club) qui vous proposera une sélection de musiques afro-caribéennes, jazz, afrobeat, soul électronique, hip-hop et autres fusions. Tout ceci en admirant le coucher de soleil sur les îles du Frioul...

Du Jeudi 19 août au Lundi 23 août 2010 de 10h00 à 20h0089ème Foire de la Lavande Invité d'honneur : L'Outre MerCouleurs et parfums seront au rendez vous de cette nouvelle édition dans une ambiance très festive...
Foire exposition de 10h00 à 20h00Espace animation de 21h00 à 1h00
Entrée et spectacles gratuits Télécharger le programme complet : ICI
Place Général de Gaulle - 04000 DIGNE LES BAINS Tél : 04 92 31 05 20 ............................................

Du 20 au 22 aout 2010 Alma Latina présente Festival "Salsa Tongs"animations, cours de salsa, concerts... UNITED SALSA DJ's, LA EXCELENCIA (New York)...Escale Borély Avenue Pierre-Mendès France 13008 Marseille
Site web

............................................

Samedi 21 aout 2010 à partir de 10h00 FESTIVAL ILE MAURICE & L'OCEAN INDIEN Gérard LOUIS, Sandra MAYOTTE, MENWAR, Roger et M.J. CLENCY, Alain PERMAL, LUCYOrganisée à l’initiative de l’association “ Musique et CultureMauricienne", ce rendez-vous annuel vise à promouvoir la culture etl’identité de la Nation Créole...Théâtre de Verdure 1 Promenade des Anglais 06000 NICEPlus d'infos : ICI

............................................

Samedi 21 et dimanche 22 aout 2010 AMC DOM TOM présenteFestival antillais de Marseille La fête des CuisinièresParc du 26 ème Centenaire avenue Jules Cantini 13006 MarseillePlus d'infos : ICI

............................................

Dimanche 22 aout 2010 à 19h30 Apéros du bâteau Mr Oat (Dj set du programmateur musical de Radio Grenouille, animateur du Cotton Club) + Dinner At The Thompson'sBateau l'Ilienne - Quai des Belges - Vieux Port(en face de la Maison Pernod) 13001 Marseille Embarquement 19h30 - Départ du bateau 20h00 Retour 23h00

............................................

Pour la rentrée un concert incontournable se prépare, avec pour l'ouverture de la saison de l'Espace Julien le groupe guadeloupéen SOFT !!Plus d'infos sur le site de l'Espace Julien : ICI

Les soirées antillaises et l’agenda sont disponibles ICI

mardi 17 août 2010

«Il faut empêcher la lapidation de Sakineh»

Au secours ! ! ! On continue à trucider sans vergogne !!!

Voici un article de Libé (lire ) sur une insoutenable situation dont l'Iran (entre autres pays où il ne fait pas bon être femme) est hélas coutumier...

Certaines réactions sur les sites où a été publié cet article font bondir l'humaniste/féministe en moi .
Il est évident qu'aucune "peine de mort" n'est tolérable et que l'on devrait se battre plus fort pour que plus aucun pays ne l'applique sous quelque forme que ce soit.
Mais, il s'agit bien là d'un combat féministe car ce type de condamnation est réservé aux femmes dans les pays où l'obscurantisme est devenu religion d'état !

La barbarie est ECOEURANTE sous quelque forme qu'elle se manifeste ! ! !


NON A LA PEINE DE MORT ! NON A LA TORTURE ! NON A LA BARBARIE !

lundi 16 août 2010

Et voilà !

L’été s’achève et la grisaille ne manquera pas de reprendre rapidement ses droits sur le quotidien.
Déjà nous avons subi (depuis hier) une antépénultième augmentation des tarifs d’EDF, qui ne manquera certainement pas d’être suivie par d’autres, rentrée oblige.
Il est évident qu’il faut s’attendre à encore plus d’austérité…
Parce que, dans les chroniques d’une mort annoncée du service public on ne lésine pas sur les suppressions de postes de fonctionnaires, d’enseignants, d'effectifs de police, on taille allègrement dans la santé, les retraites, bref, pour tout ce qui est de notre vie, il n’y a plus d’argent et il faut faire des économies, accepter l’austérité (non-dite mais largement appliquée)

Par contre, pour ce qui est de l’apparat de son altesse là, il n’y a pas de plafond !

Car, l’avion de sa majesté devra être aménagé (sans ostentation paraît-il) pour 156 millions d’euros… Ce qui peut amener encore une fois à se poser la question : d’où vient l’argent ?

Notez, l'un des feuilletons du pouvoir (affaire Bettencourt lire - lire) nous a donné une petite idée de la provenance de certains fonds… Non pas que nous ne sachions pas que le monde du capital tire les ficelles de bien des façons mais, tout de même, on aimerait savoir comment il se fait qu'il est impossible de débloquer un kopeck pour conserver des lits d’hôpital, des postes d’auxiliaire de vie dans les écoles, etc, etc, mais qu’il y a toujours de l’argent pour Sarko Ier, roi de Sarkoland qui nous refait un caprice à la "maître du monde" et veut son gros navion pour montrer à tout le monde qu’il n’a rien à envier à qui vous savez… (lire - lire) On compense comme on peut me direz-vous !

Il est de notoriété publique que les livres d’histoire sont pleins de contre-vérités et de "petits arrangements" avec la réalité. Nul doute que les livres de l’avenir peindront un portrait amélioré du tyranaud qui nous sert de président et qu’il va falloir supporter encore 5 ans si, à gauche, aucun candidat "sérieux" ne se révèle.

En effet, chacun, englué dans son rêve de pouvoir (cf. les Dsk et consorts) pense être celui qui pourra tirer la couverture à lui mais, lequel d’entre ces messieurs-dames sera à même de représenter vraiment le peuple dans ses aspirations les plus légitimes : du travail, un salaire décent, l’accès à la santé, une société plus solidaire, une retraite possible avant la mort ???
En cet instant précis, il faut reconnaître que le roitelet a beau jeu de se pavaner puisque personne n’est là pour le "bouter" hors de France…

40 ans du MLF

Pour fêter les 40 ans du MLF26 août 1970, 17h30, Paris, place de l’Étoile, sous l’Arc de triomphe. Surgissement du Mouvement de libération des femmes.
Quatre banderoles, et tout un programme :IL Y A PLUS INCONNU QUE LE SOLDAT INCONNU : SA FEMMEUN HOMME SUR DEUX EST UNE FEMMESOLIDARITÉ AVEC LES FEMMES EN GRÈVE AUX USALIBÉRATION...

Une gerbe, avec sur un large ruban violet l’inscription :À LA FEMME INCONNUE DU SOLDAT, LES FEMMES EN LUTTE.Christine Delphy porte la gerbe, et deux participantes se chargent de chacune des banderoles : Cathy Bernheim, Monique Bourroux, Emmanuelle de Lesseps, Christiane Rochefort, Janine Sert, Margaret Stephenson, Monique Wittig et Anne Zelensky. D’autres femmes, notamment Julie Dassin, sont aussi présentes.

À peine ont-elles déployé les banderoles que des policiers en faction sous l’Arc de triomphe interviennent, et empêchent le dépôt de la gerbe. Six des manifestantes sont emmenées au poste et retenues quelques heures.

Elles ont choisi un lieu symbolique, prévenu des journalistes ; photographes et caméramen sont présents. Plusieurs quotidiens rapportent le fait et publient des photos, ainsi que des informations vraies et fausses.
Les erreurs ? « Une trentaine de manifestantes », « les Américaines brûlent leurs dessous sur la place publique » (France-soir), « le mouvement français compte 3 000 adhérentes » (L’Aurore, Combat).Conclusion de l’une des participantes : « […] au milieu des fantasmes, des omissions, des à-peu-près, il allait falloir se frayer un chemin pour atteindre les autres femmes […], celles qui viendraient aux réunions sur la seule foi d’un éclair de véracité qui, dans un océan de mensonges, soudain, ne trompait pas. » (Cathy Bernheim, Perturbation ma soeur, naissance d’un mouvement de femmes, Le Seuil, 1983, rééd. éd. du Félin, 2010)**

Avez-vous été de ces « autres femmes » (ou hommes) atteint-es, depuis 40 ans, par cet éclair ? Mesurez-vous tout ce qui a déjà été accompli pour faire prendre conscience que le machisme n’est ni une norme acceptable ni une fatalité, et qu’il faut changer ce monde pour que femmes et hommes soient égaux en dignité et en droits, et que ces droits soient appliqués ?

Si vous pouvez vous joindre à nous, venez célébrer joyeusement les 40 ans de la manifestation fondatrice en France !Un rassemblement aura lieu le jeudi 26 août 2010 à Paris.Rendez-vous au Trocadéro à 11h, sur l’esplanade des Droits de l’Homme, qui sera renommée symboliquement (avant la demande officielle)« PLACE DU DROIT DES FEMMES ET DES HOMMES ».Précisions ici : http://re-belles.over-blog.com/article-26-aout-2010-55399931.html
>Merci de répondre si vous comptez venir !<
Nous serons encore là à l’heure du déjeuner, et irons ensuite dans un café.RAPPEL.Le dernier pique-nique féministe de notre réseau aura lieu à Paris le dimanche 5 septembre, dans le jardin du Luxembourg.Rendez-vous de 13h à 16h, avec des provisions que nous partagerons, sous le préau rectangulaire qui se trouve près de l’entrée proche de la station Luxembourg du RER, en face du coin de la rue Gay-Lussac et du boulevard Saint-Michel. Après l’entrée, marchez sur la bande en revêtement dur pendant 100 mètres, et vous verrez le préau rectangulaire sur la gauche. S’il est occupé, nous nous installerons juste à côté.
Adelphiquement*,
Florence Montreynaud

jeudi 15 avril 2010

Bientot

Voici quelques temps que je flemmardise un peu.

Non par manque d inspiration mais plutot a cause d`un profond degout du quotidien sarkolandien que j`ai farouchement envie de quitter ! (je pense ne pas etre la seule d`ailleurs)

Je suis en ``vacances`` a San Francisco (donc clavier qwerty et non azerty donc pas d`accents dans ce billet) et je decouvre un mode de vie completement different de celui de Sarkoland !

Attention ! je ne dis pas que l`Amerique est un el dorado !

La situation du pays est difficile et Mister Obama son president a du pain sur la planche pour combattre lesobstacles que l`on ne manque pas de dresser sur sa route, les racistes de tout poil qui s acharnent sur le moindre de ses mots ou actes, et pour parvenir a redresser la barre d`une economie en souffrance !

Mais, j`avoue que les gens ici sont plus chaleureux, souriants, accueillants que la plupart de mes compatriotes !

Ici quand vous entrez dans un magasin on ne vous toise pas mais on vous dit ``Hello are you doing``

Moi qui ne baragouine que quelques phrases cles, je suis toujours surprise de la gentillesse dont font preuve les gens quand je dis `` excuse me i`m french and i don`t speek many words`` les gens ralentissent le debit des phrases et tentent vraiment de me venir en aide... En france, alors meme que je suis dans mon pays et que je connais toutes les subtilites du langage, j`evite de faire du ``shopping`` tant les vendeurs/euses sont souvent peu aimables.

Les etrangers qui viennent visiter la France expriment une vision negative du ``peuple`` francais qui a perdu depuis longtemps sa reputation !

Enfin Sarkoland continue a foncer dans le mur notre triste sire est la risee des journalistes ici (comme ailleurs) et j`avoue ne pas avoir hate de retrouver le quotidien d`un pays que son president ridiculise quotidiennement.

A bientot pour le reportage photos !

vendredi 19 mars 2010

Un post de Claude Ribbe pour, si besoin était, rafraichir les mémoires !

J'emmerde Karam, le béké féroce de Pécresse, qui utilise l'argent de la République pour faire des procès aux écrivains! Par Claude Ribbe - réagir sur le blog de Claude Ribbe

Fin mai 2008, je disais ce que je pensais de Patrick Karam, aujourd'hui numéro 2 sur la liste de l'UMP pour les régionales à Paris. Au moment où Anne Hidalgo vient de remercier cette nullité pour avoir débité toutes les sottises qu'il pouvait au cours d'un débat mémorable
http://www.lesindiscrets.com/article-9750-indiscret-hidalgo-remercie-karam.html , il m'a semblé qu'il valait la peine de le rééditer. Ce billet prémonitoire qui annonçait l'embrasement de l'Outre mer et le départ de Jégo m'a valu deux procès que Karam, abusant manifestement de sa fonction, a financés avec l'argent du contribuable. Le premier de ces procès a valu au béké de Pécresse d'être condamné à me verser 1000 euros, par un joli retour de boomerang. Le résultat du second sera connu le 25 mars à la 17e chambre correctionnelle de Paris à 13 h 30, quatre jours après la Bérézina électorale annoncée pour Karam et consorts. En 2008, j'avais oublié de dire à Karam que je l'emmerde. Un oubli aujourd'hui réparé !

VOICI LE TEXTE INCRIMINE :

Lorsque François Fillon a annoncé que le 23 mai s’ajouterait au 10 mai pour célébrer la mémoire de l’esclavage, personne n’a rien compris et je suppose qu’il n’a rien compris lui-même. Nicolas Sarkozy a parlé d’une promesse électorale qu’il se devait de tenir. Mais vis-à-vis de qui s’est-il engagé ? Dieu seul le sait. Le 23 mai ? Pourquoi pas le 24 ou le 26 ? À cause d’une marche qui a eu lieu il y a dix ans ? Cela paraît un peu insuffisant pour que toute la France s’extasie. Pendant la campagne électorale présidentielle, est apparu un inconnu, Patrick Karam, qui s’est présenté au candidat Sarkozy comme la personnalité la plus populaire de l’Outre-Mer sur la foi d’une « puissante association » qu’il a créée en 2003 et financée, paraît-il «sur ses économies», ce qui est méritoire quand on sait le mal qu’il a pour offrir un verre d’eau. D’où vient ce Karam ? Personne ne l’a jamais su. Le personnage est haut en couleur et finalement assez sympathique (au second degré bien sûr). Origines libanaises ou peut-être cubaines, torse bombé, tête de catcheur, oeil de biche, vocabulaire de colleur d’affiche, manières de vendeur de saucisses. Brut de décoffrage, fort en gueule, caractériel, se disant ceinture noire de karaté, parlant un français approximatif mâtiné de créole, il brandit l’invective et menace volontiers d’en venir aux mains lorsqu’il est contrarié. N’annonçait-il pas naguère, l’œil injecté de sang, et maîtrisant mal une soudaine crispation du muscle facial qui décèle sa colère, son intention de «kärcheriser Sarkozy», de «péter la gueule à Claude Guéant», de s’enchaîner aux grilles de l’Élysée si on ne lui donnait pas séance tenante une voiture de fonction de grosse cylindrée ? J’ai assisté à une scène mémorable où il a fallu le retenir à deux dans un café, car le bougre venait d’apercevoir Alain-Gérard Slama, le chroniqueur du Figaro, auquel, allez savoir pourquoi, il voulait administrer séance tenante une sévère correction. Je me suis toujours demandé si c’était de la folie ou de la bêtise. Sans doute un peu des deux. Ayant un penchant pour les excentriques, j’ai fini par trouver le personnage assez amusant et à m’en égayer de temps en temps. Karam n’a jamais vraiment été un ami, mais, je l’avoue, pendant un temps j’ai eu un faible pour lui et je l’ai même supporté plusieurs fois à déjeuner, ce qui est une épreuve, même lorsqu’on n’est guère pointilleux sur le savoir-vivre. J’ai fait semblant de ne pas entendre ses plaisanteries douteuses sur les « makomés » (manière péjorative de désigner les homosexuels aux Antilles). Des plaisanteries si récurrentes que je me suis demandé s’il n’en était pas un, si ce n’était pas une manière de me déclarer sa flamme. Tout cela aurait pu me rendre presque indulgent si son discours décousu n’avait bientôt viré à la xénophobie pure et dure. Rama Yade elle-même s’en est émue dans une lettre assez imagée dont la copie m’est parvenue et que je rendrai peut-être publique un jour.
Bref, en se servant des associations de l’Outre-mer comme d’un marchepied, Karam est parvenu à obtenir une petite boutique dans les communs de l’hôtel du secrétaire d’État à l’Outre-Mer. La place n’est pas mauvaise. Les plus modérés soutiennent qu’il perçoit 8000 euros chaque mois. Certains parlent de 12 000. Plus les frais. Cependant, la définition des activités du «délégué interministériel à l’égalité des chances des Français originaires d’outre-mer» est des plus vagues. Karam m’ayant confié un jour que Sarkozy allait lui donner du travail mais qu’il était incapable de définir son poste, je lui avais, pour rire, rédigé sur un coin de table une lettre en lui recommandant bien d’exiger que sa mission soit «interministérielle», ce qui lui permettrait d’avoir la paix. J’ai l’impression que ce que je prenais pour un canular a vraiment marché. L’improbable s’est produit : Karam a obtenu une sinécure sur mesure. Sans diplôme approprié, sans qualification, sans manières, le voilà mamamouchi. Au bluff. Un directeur de cabinet, un chef de cabinet. Un vrai ministricule.
Notre délégué interministériel parade donc à présent aux frais du contribuable dans une 607 gris métal conduite par un chauffeur. Pour lui, cette voiture, dont il a sans doute longtemps rêvé, est le symbole du pouvoir qu’il pense détenir sur ses compatriotes. Lors d’une manifestation récemment organisée par RFO à l’université de Saint-Denis, il même a exigé que l’automobile entre sur le campus et soit garée à la porte du bâtiment où se tenait la réunion, pour que tout le monde puisse admirer celui qui se prend, dans son carrosse, pour le gouverneur du Cinquième DOM.
S’il en avait eu les compétences et la volonté, Karam aurait pu donner un peu de sens à sa fonction. Les Ultramarins ont vraiment besoin d’être aidés. Le Bumidom les a relégués dans des banlieues et dans les bas emplois de la fonction publique. Le fameux « génocide par substitution » dont parlait Césaire. Au lieu de cela que fait-il ? Il intrigue, il fulmine, il essaie de terroriser, il monte des coups. Personne ne dit rien, car les Ultramarins de métropole sont vulnérables. Karam leur fait peur, menaçant (toujours par personne interposée) d’utiliser ses « réseaux » pour bloquer une subvention, une mutation. Et surtout, il attend. Il espère. Quoi donc ? La place du secrétaire d’État. Yves Jégo, à peine nommé, partit en Nouvelle-Calédonie. Celui qui voulait être calife se précipita aussitôt à l’Élysée pour se faire photographier et déclarer que le Président lui avait « renouvelé sa confiance » et entendait lui donner un « rôle ». La passion de Karam pour Nicolas Sarkozy est assez bizarre. Il n’est pas certain qu’elle soit réciproque.
En réalité, le seul qui apprécie ce curieux personnage soudain infiltré dans l’appareil d’État est le président du CM98 (Comité de marche du 23 mai 1998), une petite association dont Karam, en privé, ne se prive pas de dire qu’elle ressemble beaucoup à une secte et son président à un gourou illuminé. Pour des raisons obscures, le président de ce CM98 s’est mis en tête d’obtenir que le 23 mai soit un jour de mémoire. Nicolas Sarkozy, pensant faire plaisir à un outre-mer qui a massivement voté contre lui, a cédé. Cela ne lui coûtait rien.
Que peuvent penser les Français ? Une loi a été votée en 2001. En 2006 une journée de mémoire a été décidée par le président de la République. En 2008 une deuxième journée de mémoire, treize jours après la première. C’est à se demander si cette multiplication des dates n’est pas une manière de ridiculiser les descendants d’esclaves.
Pour se donner une raison d’être, Karam fait aussi dans la Culture. Un rôle de composition, on s’en doute. Le voilà qui se pique de rendre hommage à Césaire en organisant une « veillée » le 19 avril devant la Sorbonne en présence du ministre de l’Agriculture (un clin d’œil sans doute aux planteurs de bananes de la Martinique).


Mais c’est surtout la cérémonie du 10 mai 2008 dans le jardin du Luxembourg qui restera dans les annales. Pas à cause du discours du président de la République qui n’avait rien de surprenant puisqu’il se déclarait décidé à appliquer la loi Taubira, mais du fait que Karam avait réussi à se substituer au comité présidé par Françoise Vergès, laquelle, écoeurée, assistait à tout cela en «ethnologue». Karam représentant les descendants d’esclaves, c’était assez curieux. Les très rares mélomanes de l’assistance ont certainement apprécié la véritable exécution capitale infligée à l’œuvre du chevalier de Saint-George par les Archets de Paris dont une sono de pacotille crachait les fausses notes émises pas des crin-crin désaccordés. Les historiens se sont peut être alarmés de l’omniprésence ce jour-là d’un spécialiste qui attribue au musicien-escrimeur un père de fantaisie et le fait naître six ans avant sa venue au monde. Tout cela n’aurait guère d’importance si la cérémonie ne s’expliquait par la haine que Karam me voue. Parce qu’après avoir travaillé pendant trente ans sur Saint-George, j’ai publié en 2004 une biographie qui aujourd’hui fait référence, parce que j’ai écrit un spectacle mis en scène à Versailles par Bartabas qui a rendu Saint-George populaire en attirant 50 000 spectateurs en 6 représentations. Parce qu’en 2007, j’ai été l’invité officiel des cérémonies de l’abolition de la traite à Westminster en présence de la Reine d'Angleterre.

Tout ça pour ça ! Au-delà de la tectonique du ressentiment, Karam a surtout démontré ce jour là de manière éclatante, à travers ce seul exemple, qu’il n’était pas là pour défendre les Ultramarins de métropole contre l’inégalité et l’injustice mais bien au contraire pour créer inégalité et injustice au gré de ses lubies. Sachant qu’un de ses compatriotes guadeloupéens, descendant d’esclaves, était incontournable sur Saint-George, ce jour-là, il a délibérément tenté de mettre en valeur (si l’on peut dire) un métropolitain. Et il a choisi le plus incompétent, ne comprenant pas que c’était à Saint-George qu’il faisait injure et, à travers lui, à tous ces Afro-descendants qu’il méprise profondément. Je n’irai pas jusqu’à dire pour résumer que Patrick Karam est viscéralement raciste, mais je confesse qu’il m’arrive souvent de me poser la question. Il n’est pas sans importance de savoir que c’est à la suite de cette publication sur Saint-George que j’ai connu Patrick Karam et créé au sein du Collectif Dom, une commission Culture avant d’assumer, fin 2006, la présidence de cette association. C’était en décembre 2004 lors d’une manifestation qu’il avait organisée entre la République et la Bastille et qui réunit un millier de participants. Je compris beaucoup plus tard que c’était grâce à la participation de syndicats qu’il avait réussi à manipuler. Karam était la cible de nombreuses attaques au motif qu’étant d’origine libanaise, il n’était pas le Guadeloupéen le plus représentatif qu’on pût trouver et que tout cela sentait le roussi.

Naturellement, je pris sa défense au nom de l’antiracisme. J’avais de nombreuses activités parallèles à la rédaction de mes ouvrages et je m’exprimais régulièrement sur mon blog. Le soutien apporté à mes combats et la reprise de la plupart de mes textes fut la principale activité du Collectif DOM en 2005-2006 : réhabilitation du général Dumas, dénonciation des propos insultants tenus contre les descendants d’esclaves par Pétré-Grenouilleau, Sevran, Frêche ou Finkielkraut, lutte pour l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, contre les projets de statistiques « ethniques ». Lorsque parut Le Crime de Napoléon et que cela fit quelque bruit, le Collectif Dom organisa aussitôt une manifestation devant les Invalides qui réunit plus de journalistes que de participants. Karam tentait de se servir de moi pour se donner de l’importance. C’était plutôt flatteur. Il se disait de gauche. Mais grâce à son association, il réussit à approcher des conseillers de Nicolas Sarkozy. Des revers de fortune l’obligeaient à trouver un emploi. Fasciné par le pouvoir, il espérait être nommé préfet à l’égalité des chances. Mais Chirac s’y serait opposé. C’est dans ce contexte que Patrick Karam annonça - contre mon avis - le retrait de la plainte déposée par le Collectif DOM contre l’historien Pétré-Grenouilleau. Ce revirement fut négocié. Contre quoi et avec qui, cela reste un mystère.

Lorsque Karam proposa ouvertement de se mettre au service du ministre-candidat, il lui fallut bien annoncer son départ de l’association dont j’assumai peu après la présidence. Bien d’entendu, je demandai d’emblée à prendre connaissance des statuts, du règlement intérieur, de la liste des membres et de la situation financière. Si j’obtins bien, non sans difficulté, les statuts qu’il fallut modifier tant ils étaient étranges, je ne pus jamais avoir la moindre information sur l’état des finances ni la liste des membres. Et pour cause. Le Collectif DOM, qui annonçait «plus de 40 000 membres et sympathisants», n’avait en réalité que 10 adhérents qui se confondaient d’ailleurs avec son bureau. Quant aux finances, elles restèrent toujours opaques, le chéquier de l’association étant détenu par un fidèle, Daniel Dalin, qui en usait à sa guise et sans contrôle possible de ma part. N’engageant aucune dépense et n’encaissant aucune recette, je pris rapidement mes distances avec une organisation qui de fait était incontrôlable puisque manipulée de l’extérieur. Une indépendante, Béatrice Dhib, dévouée à Patrick Karam, en assurait la «communication».


Je cherchai vainement de savoir si elle était rémunérée et par qui. L’intéressée m’assura qu’elle était «free-lance» et qu’elle établirait des factures. La trésorière ne voulut jamais me les montrer. Il fut vite évident que Patrick Karam entendait continuer à présider le Collectif DOM à sa manière et par personnes interposées. J’en eus bientôt la preuve. Au début de l’année 2006, il me donna rendez-vous dans l’espoir de me remettre une enveloppe contenant des documents selon lui « explosifs » contre la présidente de la chambre de Commerce de Guadeloupe, Colette Koury, à laquelle il voue une haine apparemment obsessionnelle et qu’il accuse de toutes sortes de délits. Karam souhaitait que j’entame, au nom du Collectif Dom, une campagne de dénigrement contre cette Guadeloupéenne que je ne connaissais pas, au seul motif qu’elle aurait réclamé à M. Karam père que je ne connaissais pas non plus des arriérés de loyers. M. Karam père tenait un magasin dans le hall de l’aérogare de Pointe-à-Pitre (qui dépend de la Chambre de Commerce) et sa situation était alors des plus délicates. Bien entendu, je m’abstins de me mêler de cette histoire louche.


Curieusement, au cours de ce rendez-vous, Karam se leva précipitamment pour aller saluer avec empressement François Léotard qui passait par là. Karam se vanta d’avoir accompli des «missions» en Orient lorsque ledit Léotard était ministre de la Défense. À la vérité, il se vantait de toutes sortes de choses et il avait une façon inimitable de courir pour serrer la main des gens plus célèbres que lui, lesquels étaient fort nombreux. En juin 2007, après l’élection de Nicolas Sarkozy, le loustic entama une campagne pour tenter d’empêcher Claudy Siar d’obtenir une fréquence de radiodiffusion dans la région parisienne. Claudy était, selon lui, l’agent de l’Afrique, de Bongo, du Cran, de Rama Yade et de Basile Boli. Une conspiration des Africains pour remettre les Antillais en esclavage. Un mail accréditant cette thèse loufoque me parvint un beau matin. Il émanait du Collectif DOM. Je n’en avais eu aucune connaissance préalable (alors que je présidais l’association). Signé de Daniel Dalin, secrétaire général de l’association, en télépathie directe avec Karam, il était empreint d’une telle haine et d’une telle xénophobie qu’il tombait sous le coup de la loi. Dalin étant analphabète, je me doutais bien qu’il avait été entièrement rédigé par son mentor (ce dont j’eus plus tard la confirmation). Je fis savoir dans l’heure mon intention de présenter ma démission à la prochaine réunion de bureau.


À partir de là, je n’eus plus aucun contact avec Karam, mis à part un SMS sibyllin qu’il m’adressa en décembre 2007 alors qu’il était en conflit ouvert avec Christian Estrosi, secrétaire d’État à l’Outre-Mer, sans doute dans l’espoir d’obtenir mon soutien. Entre temps Karam avait été nommé Délégué interministériel et il avait recruté Béatrice Dhib. En quelques mois, ses relations avec l’actuel maire de Nice étaient devenues si tendues que la presse s’en fit l’écho et qu’on arriva à une situation détestable et choquante. Le plus incroyable, c’est que les manœuvres qu’il utilisa alors, dignes d’un roman, furent assez efficaces pour qu’il reste en poste.
Ayant appris au début de l’année 2008 que j’étais toujours officiellement président du Collectif DOM, je fus obligé de convoquer dans les formes les 10 membres de l’association et de demander quitus de sa gestion à une trésorière dont je n’eus jamais aucune nouvelle. C’est finalement Charles Dagnet qui prit officiellement la présidence le 4 février 2008, dans des conditions régulières attestées par un constat d’huissier, ce qui l’amena a faire bloquer les comptes et à lancer une instance judiciaire aux fins d’obtenir des informations sur la gestion de cette bien curieuse association. Pendant ce temps, deux « hommes de paille » de Patrick Karam - Daniel Dalin et Régine Privat – chantaient les louanges du délégué interministériel au nom du Collectif Dom.


On aurait pu espérer qu’en dépit de ce contexte plus que suspect, Karam ferait néanmoins avancer le dossier des Ultramarins de métropole. En réalité, depuis un an, il a fait tout le contraire. Sa principale activité fut de tenter de se construire un réseau et de régler ses comptes avec les compatriotes qui lui déplaisent, c'est-à-dire à peu près tout le monde. Il n’est pas un jour où je ne reçoive une plainte de quelqu’un qui estime avoir reçu des menaces. Il y a de cela quelques semaines, il m’a même adressé un message d’insultes (via son attachée de presse Béatrice Dhib) où il m’accuse de «puer». Drôle de langage pour quelqu’un qui exerce une mission de service public sous la tutelle du Premier ministre.
Le bilan est particulièrement accablant. Après un an de gesticulations, on s’aperçoit non seulement que Karam n’a rien fait pour faire baisser les billets d’avion entre la métropole et Paris, ce qui résume à peu près sa mission, mais qu’il a osé présenter un plan pour sacrifier les congés bonifiés auquel les Utramarins sont particulièrement attachés. Sa tentative de s’approprier la mémoire de l’esclavage est pitoyable. Dans de telles conditions, le mieux serait qu’il disparaisse au plus tôt. Le 23 mai est une bonne date. Si tel n’était pas le cas, les soutiens qu’il prétend avoir auprès des békés pourraient bien conduire à une situation que je n’aimerais pas avoir à gérer. L’histoire a montré qu’il n’est pas prudent de jouer avec l’outre-mer.

Mon dixième ouvrage et quatrième roman va être publié le 16 avril 2010...


Mémoires du chevalier de Saint-George - roman - le nouveau livre de Claude Ribbe
éditions Alphée-Jean-Paul-Bertrand en librairie le 16 avril 2010 - isbn 2753805644


CONTINUEZ A SIGNER LA PETITION POUR QUE CESSE LE MEPRIS RACISTE DELA FRANCE A L'EGARD DU PERE D'ALEXANDRE DUMAS, HEROS DE LA REVOLUTION, GENERAL PRIVE DE LEGION D'HONNEUR DEPUIS 1802 POUR DELIT DE NEGRITUDE !

jeudi 18 mars 2010

Pseudos bourdes

Notre 1er snistre annonce "par erreur" la mort d’un policier qui au dernières nouvelles se rétablit de l’agression dont il a effectivement été victime mais pour qui l’issue fatale n’a heureusement pas eu lieu (lire).
Le rondouillard franc-maçon qui invente des "comptes à dormir debout" (
lire)
Les journalistes montent en épingle le score du FN (
lire) qui n’a rien fait de plus que récupérer ses "brebis égarées"…

Les élections régionales poussent nos UMPiens à dire tout et n’importe quoi (
lire ) pourvu que l’on détourne l’attention des vrais problèmes et surtout, comme toujours, on instille la peur, l’idée d’une insécurité toujours plus galopante.

Mais si je me souviens bien, son altesse Nainko Ier avait, en d’autres temps électoraux, promis aux français de débarrasser la France de tout ce qui ressemble à de l’insécurité en augmentant pour cela les forces de police, en "nettoyant les cités au karcher" en "renvoyant les clandestins chez eux" et toutes les horreurs qu’il a pu proférer dans le but unique de devenir "the président".
Mais aujourd’hui, à presque trois ans de règne que reste –t-il de l’engouement qu’il a suscité chez certains français un peu trop crédules ? Le sentiment chez beaucoup d’entre eux d’avoir été floués !
Et, jusque dans son camp (
lire), la déconvenue est cuisante. La police est toujours parent pauvre de la république, le chômage "explose les scores" la précarité menace de plus en plus de personnes.
Mardi prochain sera une journée de grève "nationale" mais avant ça, il y aura une opportunité de faire entendre notre (votre) mécontentement : en participant massivement au second tour des élections afin que les victoires de la gauche ne soient pas minimisées par un président qui continue à dire qu’il gagne même lorsqu’il prend un camouflet mémorable.

Et pour finir, un post (savoureux) du team sarkostique :

Personne n'a pu y échapper ces derniers temps, il a beaucoup été question de cinéma.De grands êtres bleus aux oreilles pointues, entre autres, sont apparus pour squatter les écrans dans une tenue qui, malgré leur couleur de peau, eut sans doute été mal perçue dans une municipalité UMP.Mais vous l'aurez sans doute remarqué, madame Lemercier et monsieur Elmaleh n'ont pas jugé bon de récompenser à sa juste valeur le talent avéré de nos gouvernants pour la comédie.
Quelle injustice !
Certains n'ont pourtant pas ménagé leurs efforts. Le forum Sarkostique se devait d'intervenir pour leur rendre hommage.
C'est pourquoi nous vous invitons à ressortir la robe de soirée Tati et à faire reluire les gobelets en plastique, car le champagne discount va couler à flots : nous allons vous livrer ici le palmarès 2010 de l'Académie des Kostiques du cinéma !

Pour le Kostique 2010 du meilleur espoir féminin, la lauréate est...Nadine Morano, pour No Smoking.Son entrée solitaire dans le café de Neufmaisons et les effets pyrotechniques qui l'ont accompagnée n'étaient pas sans rappeler les westerns de John Wayne. Cependant, la cavalerie n'arrivant pas, il a fallu qu'elle aille la chercher.

Pour le Kostique 2010 du meilleur décor, la lauréate est...Roselyne Bachelot, pour La Grande Illusion.En effet, il est impressionnant de constater que les bâtiments de l'AP-HP, vidés de leur personnel, désorganisés, déstructurés, pressurisés, continuent de ressembler à des hôpitaux.Il faut dire que c'est marqué dessus...

Pour le Kostique 2010 du meilleur montage, le lauréat est...Frédéric Delattre, maire UMP de Franconville, pour Citizen Kane. En tentant, à des fins électoralistes, de faire parler le passé du citoyen Soumaré, monsieur Delattre n'aura certes pas fait la preuve de son élégance, mais sa propension aux petites manœuvres politiciennes ne pouvait décemment pas rester sans récompense.

Pour le Kostique 2010 du meilleur son, le lauréat est...Luc Chatel, pour La Guerre des Boutons. La rapidité avec laquelle il vide l'Éducation Nationale de sa substance donne effectivement de curieux échos. Lorsqu'on lui parle de suppressions de postes et de problèmes d'effectif, il répond par le recours à des retraités ou des étudiants. Nous ignorons où en est le petit Gibus dans ses études, mais il risque fort de retrouver les bancs de l'école à une place qu'il ne soupçonnait guère. S'il aurait su, aurait-il venu ?

Pour le Kostique 2010 du meilleur film étranger, le lauréat est...Jean-Marie Lepen, pour Das Boot.En effet, si l'équipage a quitté le Paquebot avant qu'il ne coule définitivement, le vieux capitaine borgne n'a pas lâché les armes pour autant, et n'hésite pas à hisser le pavillon d'un pays souverain, l'Algérie, pour partir à l'abordage des élections régionales.On objectera que Le Pen n'est pas au gouvernement. Mais qu'importe que le requin n'ait plus de dents, tant l'océan est le même.

Last but not least, le Kostique 2010 du meilleur acteur ne pouvait revenir qu'à...Gérard Longuet, pour le Diner de Cons. Sachez que si vous aviez en projet de l'inviter à une soirée festive, vous augmenteriez d'autant vos chances en étant un vieux protestant issu de la bourgeoisie. Sans cela, monsieur Longuet pourrait bien trouver que vos chips ne sont pas symboliques du corps apéritif français...
Nulle satyre enfin dans ce dernier point, seulement nous ne pouvions achever sans attribuer un prix du courage et de la volonté à tous les bénévoles des Restos du Coeur, pour le remake de La Grande Bouffe qu'ils tentent d'organiser chaque année, au profit de démunis de plus en plus nombreux.
Merci encore à eux pour tous les efforts et le temps qu'ils consacrent à la solidarité. Chapeau !

Rappelons pour finir la sortie sur tous les bons écrans le 27 mars prochain du No Sarkozy Day, un film aux vertus relaxantes et pédagogiques dont nous serons tous les acteurs. Le forum sera fermé quelques jours à cet occasion. Disponible en lecture, mais sans possibilité de poster.En attendant de voir si 2012 sera l'année de la fin du monde ou celle du renouveau politique, rejoignez-nous au cinéma du quartier Sarkostique.
Mettez vos téléphones portables en mode "silencieux", servez-vous en pop-corn, installez-vous confortablement (pas ici, quelqu'un a renversé du soda...), et profitez de la séance : ce ne sera pas la dernière !
La Team Sarkostique

lundi 15 mars 2010

Ne pas minimiser la claque prise par le Sarko’s team !

La romance Sarkozienne prend l’eau et pas seulement dans l’alcôve de sa majesté !
Franchement, comment ne pas apprécier la gifle assénée de main magistrale à sa majesté par son "électorat râteau".
En effet, lui qui a été élu en ratissant large lors d’une campagne présidentielle où il n’a pas hésité à adopter le style lepéniste en chant des sirènes, se retrouve aujourd’hui dépouillé de ces voix caverneuses qui font le choix du "retour au bercail", dans le giron de la haine et de l’ultra-nationalisme privant ainsi le sieur Sarko et son clan de bon nombre de voix... Cela en est donc fini du flirt outrancier ?
En tout cas, la France ne sort pas grandie de ce premier tour qui voit une nette recrudescence de l’intolérance, de la xénophobie, de toutes les "valeurs" du lepénisme.

Et, même si dans plusieurs régions comme par exemple en Guadeloupe (viva Gwada !
lire) le parti socialiste est élu au premier tour ou doté d’une confortable avance (et peut sans doute compter sur le report de voix des militants de gauche qui n’ont pas boudé les urnes permettant au Front de Gauche de s’installer dans le paysage politique français) il y a du souci à se faire pour nos lendemains !

Car, si l’électorat de sa majesté semble ne plus croire en sa petite personne, ses mensonges d’état et son arrogance consommée on peut encore se demander pourquoi presque 50% des Français ne se sont pas dérangés pour aller voter !
Certes il y a tous les déçus du sarkozysme, ceux qui ont vénéré chaque parole de son altesse, prenant pour argent comptant toutes ses billevesées, et sont aujourd’hui fort dépourvus…
Pourtant est-ce vraiment en s’excluant de la citoyenneté que les choses changeront ?
Parce que soyons clairs, qui, aujourd’hui, pourrait encore éprouver l’envie de voir se poursuivre la politique sarkozienne ?
Qui peut croire encore que le chômage va baisser, que le pouvoir d’achat va augmenter, que "Super Sarko" va sauver le monde ???
La réponse est claire.
Pas ceux qui sont retournés dans l’antre de la bête, pas non plus tous ces français qui se sont abstenus, persuadés "qu’ils sont tous pareils", et qui continuent à croire que ne pas voter est la meilleure solution…
Et pas non plus ceux qui, jusque dans son camp, ne croient plus un iota de ses promesses creuses, et se sont lassés de ses logorrhées et rodomontades !
Allons citoyens ! Reprenez le chemin des urnes pour changer la donne !

Parce que rien ne changera sans nous… vous !

mardi 9 mars 2010

Un post de Claude Ribbe : Un rapport communautariste sur le communautarisme.

Un rapport communautariste sur le communautarisme.
Par Claude Ribbe - réagir sur le blog de Claude Ribbe ICI

J’ai appris, grâce à des "fuites" bien organisées sur Europe 1, qu’un rapport sur le racisme et le communautarisme était remis au ministre de l’Intérieur par MM. Wieviorka et Lozès. L’un est sociologue, promoteur de l’idée creuse et dangereuse de "diversité", défenseur de l’introduction de "statistiques ethniques".

Il est proche de Valérie Pécresse, à laquelle il a déjà remis un autre rapport. Parmi les rapporteurs de ce premier rapport Wierworka pour Pécresse... Patrick Lozès. Toute la leçon quelle en a tiré a été de mettre sur sa liste aux régionales Patrick Karam, l’homme qui semble confondre les Français originaires d’Afrique avec des sans-papiers polygames pratiquant l’excision, le braque interministériel qui fait des procès aux "noirs" avec l’argent de l’État.

L’autre rapporteur, Patrick Lozès, furieux d'avoir été éliminé de la liste Pécresse, est pharmacien, proche du Nouveau centre. Son existence publique, uniquement cathodique, est organisée par un réseau de journalistes, avec le soutien du CRIF et notamment d'Yves Kamani, proche de Karam, chargé des "noirs" au sein de cette organisation. Le soutien plus discret aussi de Patrick Karam, qui fait semblant de l'attaquer, pour brouiller les pistes, alors qu'ils font le même métier : entrepreneurs en zizanie.

Lozès se dit représentant des "noirs" de France et président d’une association, le CRAN, bien qu’une décision de justice vienne d’annuler cette présidence. J’ai dit ce que j’en pensais dans un livre, Les nègres de la République. Patrick Lozès a publié, de son côté, le 27 janvier 2007, un ouvrage intitulé Nous les noirs de France. Malgré la promotion permanente que les médias du réseau CRIF-Lozès-Karam on pu faire de cet ouvrage, il en a vendu très exactement 881 exemplaires (selon les chiffres publiés par le site www.edistat.com).

Ce qui montre ou bien que les 3 millions de "noirs" de France que Lozès prétend représenter ne lisent pas ou bien qu’ils ne lisent pas Lozès. Voilà pour la représentativité. Tout cela, le gouvernement le sait parfaitement, mais si c’est à Lozès et à Wierworka que le ministre de l’Intérieur demande un rapport sur le racisme et le communautarisme, il doit bien y avoir une raison. Outre que le président litigieux du CRAN, association communautaire s’il en est, et le promoteur de statistiques racistes, me semblent a priori mal placés pour lutter contre le racisme et le communautarisme, le rapport ne contient que des mesures propres à assurer un emploi aux deux rapporteurs.

Il préconise en effet la mise en place d’un "observatoire" du racisme. S’il s’agit d’observer le racisme et non pas de le combattre, les outils de mesure sont déjà là, merci. Chaque année, au mois de mars, la CNCDH (commission nationale consultative des droits de l’homme) publie un rapport accompagné d’un sondage extrêmement détaillé sur le racisme. C’est un outil largement suffisant. Mais, on l’aura compris, le rapport de MM. Lozès et Wieviorka préconise l’utilisation, pour mieux « observer » le racisme, des fameuses "statistiques ethniques", l’huile qu’on jetterait sur le feu du haut de l’observatoire pour brûler les mauvais "noirs" et les mauvais "arabes". Forts de ces statistiques ethniques, MM. Lozès et Wierworka imposeraient aux partis politiques un quota de 10 % de "noirs" et d "arabes" (ceux qui n'auraient pas brûlé à ce nouveau Bal des Ardents). La liste de ces bons "noirs" et de ces bons "arabes" est sûrement secrètement annexée au rapport.

Ils veulent aussi un ministre de la Diversité. Je suppose que la répartition des rôles est déjà faite : Lozès ministre de la Diversité, Wieviorka, président de l’observatoire du racisme. J’attends avec impatience l’article de Laetitia Van Eeckout, journaliste au Monde, qui vantera les deux rapporteurs. Observez bien comment les médias vont faire la promotion de Lozès, qui va l’inviter, avec qui (Karam?). C’est très édifiant.


Claude Ribbe, écrivain, Président de l'association des Amis du général Dumas

Signez la pétition : La légion d'honneur pour le Général Alexandre Dumas

CANDIDATURE D’UNE FEMME VOILÉE AUX ÉLECTIONS RÉGIONALES : POSITION DU M’PEP

(Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M'PEP)
Le 7 mars 2010)


Rappel des faits

Ilham Moussaïd, jeune femme de 22 ans, étudiante en gestion, membre du « comité populaire » en Avignon, est candidate dans le Vaucluse aux élections régionales sur la liste du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Elle se présente voilée. Il s’agit selon ses dires d’un « foulard léger » porté par conviction religieuse personnelle. Elle ajoute : « Je suis féministe et voilée » et aussi « Si je suis élue, je siégerais voilée ».

Cet événement, qui fait suite à la présence en Belgique d’une députée voilée au Parlement régional de Bruxelles en juin 2009, a suscité en France une importante polémique, amplifiée par certains sites Internet. La droite a raillé cette position en prétendant que, pour le NPA, « présenter une femme voilée était certainement un projet révolutionnaire ? ». Le Parti socialiste a fait savoir qu’il n’aurait pas accepté de femme voilée sur ses listes. Le Parti de gauche a exprimé son désaccord en réaffirmant son attachement aux principes laïques. Certains, comme l’association « Ni putes, ni soumises » ont même menacé le NPA d’une action en justice, qui n’a strictement aucune chance d’aboutir. De son côté le NPA est certes traversé par des débats internes sur cette question mais ses dirigeants ont réaffirmé que « La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés ».

La position générale du M’PEP sur la question

En premier lieu le M’PEP, en cette période de dépolitisation d’une grande partie de la jeunesse, tient à saluer l’engagement citoyen que représente toute candidature et le courage individuel de la jeune Ilham.

Il constate qu’il n’existe aucune jurisprudence sur la question et ne conteste donc pas la légalité d’une telle candidature mais rappelle que le principe constitutionnel de laïcité impose aux pouvoirs publics une obligation de neutralité religieuse absolue. En conséquence selon nous, la jeune Ilham, si elle était élue, aurait l’obligation d’enlever son voile pour siéger à l’Assemblée régionale.

Enfin, le M’PEP considère que l’acceptation par un parti, quel qu’il soit, de la candidature d’une femme affichant ostensiblement le port d’un voile à l’occasion d’une élection est une erreur politique. Cette position s’étend de façon générale à tout candidat – homme ou femme - qui afficherait un signe ostensible d’une quelconque appartenance religieuse.

Mais au-delà de cette simple et ferme réprobation, le M’PEP souhaite saisir cette occasion pour consolider sur le plan théorique et pratique ses engagements laïques et républicains. Car la République et la laïcité, ne sont pas des évidences immuables et figées mais bien des processus toujours à reconstruire, à repenser, à revivifier par une inlassable action de remise en question intellectuelle et d’éducation populaire.

Du point de vue du M’PEP, trois raisons essentielles justifient cette réprobation :

1.- Tout d’abord, cette candidature contredit ou pour le moins affaiblit ce qui, pour le M’PEP, est un préalable à l’action politique, à savoir l’affirmation laïque ; loin d’être anecdotique, cette dérive intellectuelle peut être désastreuse à moyen terme

Le port du voile : un message identitaire et ambigu

Rappelons ici que le voile islamique est un signe ostensible dont le sens est l’objet d’interminables controverses. Ce n’est pas le lieu ici de les traiter en profondeur mais peut-être est-il utile d’en présenter quelques-unes pour saisir le côté inextricable d’une approche qui serait exclusivement religieuse, historique, sociologique ou privée.

Le voile est-il une spécificité de l’Islam ? Certainement non, il apparaît plusieurs fois dans la Bible (Genèse et Nouveau testament). Mais quelle était à l’époque sa réelle signification et la nature des interdits ?


Controverse.

Existe-t-il différents voiles islamiques ? Oui, bien sûr. Il faut distinguer le hidjad qui couvre les cheveux, le niqab qui dissimule la partie inférieure du visage, et le tchador qui couvre tout le corps de la tête aux pieds et ne permet la vue qu’à travers une sorte de grille devant les yeux.

Mais de quel voile s’agit-il dans la prescription coranique ? Quelle partie du corps de la femme s’agit-il de couvrir ? Controverse.

Que dit le Coran sur le voile islamique ? Le sujet y est abordé de façon très marginale dans deux Sourates (24 et 33). La prescription vestimentaire est-elle certaine ? Certainement non et une partie importante des penseurs « progressistes » contemporains spécialistes de l’Islam ont remis en question l’obligation du voile comme principe fondamental de cette religion.

Controverse encore.

Le voile enfin a-t-il le même sens pour toutes les femmes qui le portent ? Encore non. Il y a de très grandes disparités aussi bien géographiques que sociales. Porter un voile en Arabie Saoudite ou en Iran n’est pas un choix, et le porter en Turquie ou en Tunisie a bien sûr une autre signification qu’en France. De même les raisons de ce choix vestimentaire seront différentes selon l’âge et le milieu social. Porter un voile c’est donc afficher un signe ostensible d’une appartenance religieuse mais un signe qui ne dit rien de précis, et ne se réfère à aucun écrit avéré et vérifiable sur lequel une argumentation rationnelle pourrait se développer. Pour certains, il est le symbole d’une soumission contrainte, donc d’une oppression dont seraient victimes les femmes dans des cercles familiaux patriarcaux et rétrogrades. Pour d’autres il est l’affirmation identitaire librement choisie, et relevant d’une conviction privée.


Le terrain spécifique de l’action politique et le préalable laïque

Ce que dit cette jeune femme aux citoyens français susceptibles de voter pour elle n’est donc pas clairement défini. Mais, ce qui nous intéresse en l’occurrence, ce n’est pas le voile en lui-même, mais justement qu’il soit porté par une candidate à une élection républicaine française. Le terrain qui nous occupe ici est un espace civil très singulier, celui de l’opinion politique structurée en partis politiques, en mouvements, en syndicats et où s’élaborent dans la confrontation démocratique les règles du « vivre ensemble » qui sont soumis à l’arbitrage souverain du peuple. Ce n’est pas certes la sphère stricte de l’autorité publique puisque les candidats doivent se soumettre au verdict du peuple, mais ce n’est pas non plus uniquement l’espace civil ordinaire de la rue, des commerces, de la bibliothèque ou de l’hôtel. D’ailleurs, cette candidate devra légalement rendre compte à la puissance publique de ses dépenses de campagne et son parti percevra de l’argent public s’il recueille plus de 5% des votes exprimés.

Et, de notre point de vue, sur ce terrain spécifique, le préalable laïque doit s’appliquer et avec lui l’abstention en matière de croyance et d’incroyance. Autrement dit, au M’PEP, nous pensons que la laïcité n’est pas une valeur parmi d’autres, mais qu’elle est un principe préalable à l’action et à l’ambition politiques. Ce principe suppose une mise en suspension des appartenances donc des déterminations identitaires qu’elles soient ethniques, sexuelles, communautaires ou religieuses. À l’inverse, il promeut la recherche de l’universel, du rationnel par l’argumentation, la confrontation des idées et non l’affichage des particularismes et de la parole révélée. À ce double titre, il n’est pas compatible avec l’affichage ostensible d’une référence religieuse.

Les risques de l’affaiblissement du principe de laïcité

Cette candidature participe donc à notre avis d’un affaiblissement du principe laïque et s’inscrit dans un processus dont les conséquences à moyen terme peuvent être extrêmement néfastes. Car, à vivre en France depuis plus d’un siècle dans un pays où la laïcité a été théorisée, conquise et instituée à la suite d’un rapport de forces qui s’est forgé au cours d’une longue histoire tourmentée, nous avons tendance à oublier ce qu’elle nous apporte. Et peut-être plus encore ce à quoi elle nous permet d’échapper. Faut-il rappeler ici le délabrement social et culturel qui caractérise les pays qui tournent le dos à la laïcité ? Sommes-nous nostalgiques de l’oppression religieuse, des postures obscurantistes qui méprisent la pensée et l’art, de la conception de l’école comme lieu d’assujettissement ? Gardons toujours à l’esprit les souffrances que provoque, en particulier chez les femmes, la collusion entre la religion et le pouvoir politique. Nous invitons ceux qui en doutent à se rendre en Pologne où sévit un cléricalisme ultra-catholique rétrograde ou en Iran où l’idée républicaine est dénaturée par l’adjectif « islamique ».

Le regard du reste du monde sur la laïcité française et son Histoire

Il y a donc pour nous une responsabilité particulière de la classe politique française. Elle doit assumer cet héritage spécifique d’un processus de laïcisation qui va de l’Édit de Nantes où se dessinait déjà une certaine conception de la liberté de culte, passe par les merveilleux textes des philosophes des Lumières (Voltaire en particulier), puis Condorcet, Hugo (« Je veux l’État chez lui et l’Église chez elle »), pour arriver à la loi de séparation de 1905 portée par Buisson, Briand et Jaurès. Car cette Histoire n’est pas uniquement celle d’un enjeu franco-français. Elle est regardée de très près par des centaines de millions d’habitants de tous les continents, artistes censurés, femmes aux droits élémentaires bafoués, minorités religieuses persécutées qui s’appuient sur elle pour revendiquer, et espérer pour leur pays et leur peuple un cadre politique débarrassé de tout dogmatisme qu’il soit religieux ou non. Il est donc à cet égard particulièrement navrant qu’un parti politique qui a fait de l’internationalisme et de la lutte contre toute forme d’oppression le point central de son engagement, affaiblisse et trouble un message universel porté par l’Histoire de tout un peuple.


2.- Cette candidature fragilise un des leviers essentiels de l’émancipation des femmes.

La condition féminine : un marqueur très spécifique du combat laïque

Cette candidature sera évidemment regardée avec attention par l’ensemble des jeunes femmes de France. Et pour ces jeunes femmes cet exemple sera malheureusement celui d’une caution d’un processus de « dé-laïcisation ».

Prenons un exemple : le Parlement nicaraguayen a récemment cédé devant un lobby réactionnaire proche de l’Église catholique. Le résultat ne s’est pas fait attendre : ce Parlement a voté en octobre 2006 la pénalisation de toute forme d’avortement et depuis, neuf femmes ayant exprimé leurs opinions en faveur de l’avortement thérapeutique et ayant aidé une fillette violée à avorter sont actuellement l’objet d’une plainte pour association de malfaiteurs…

Sur un plan très général, nous réaffirmons à tous les citoyens soucieux de la condition féminine que celle-ci ne saurait être soutenue et préservée sans une détermination laïque résolue. Nous avons invoqué l’Histoire mais nous devons aussi regarder notre présent. Tous les processus de « dé-laïcisation » récents, que ce soit au Nicaragua, en Pologne, en Iran, à Haïti s’accompagnent de violences faites aux femmes. Inversement, tous les processus de « laïcisation », et heureusement ils sont nombreux, améliorent la condition féminine.

En France aussi, ne soyons pas naïfs ou aveugles, il existe des forces politiques adossés à des fondamentalistes de toutes obédiences, qui travaillent activement à ce processus de dé-laïcisation. Sa première expression, la pression communautariste au nom de la religion, a eu comme principales victimes sur le plan moral et parfois physique, des jeunes femmes musulmanes, jugées coupables de vivre selon des valeurs d’émancipation laïque et accusées de trahir leur « culture », voire de manquer au devoir de solidarité avec leur milieu social et culturel d’origine. En bref, ne laisser à ces jeunes femmes que le choix bien restreint d’être « pute ou soumise ».

Comment ne pas voir, au-delà du discours, dans la candidature d’une femme voilée, la caution politique de ce dilemme réducteur ? Comment de ne pas remarquer qu’une candidature républicaine « à visage découvert » est une opportunité de s’en extraire ?


3.- Cette candidature risque de détourner une catégorie de la population de ce qui devrait être l’objectif prioritaire de ses luttes : la question sociale.

Présenter une candidate voilée : un défaut d’analyse dans le contexte politique français
Dans un texte précédent rédigé à l’occasion de la venue du pape en septembre 2008, le M’PEP avait souligné la convergence d’intérêt entre l’ordre libéral et la logique communautariste. Rappelons ici brièvement que cette alliance objective s’appuie sur une instrumentalisation de l’Histoire et sur la fameuse théorie du « choc des civilisations » pour affaiblir le modèle républicain et tenter d’instaurer une laïcité dite « ouverte », c’est-à-dire affaiblie, si chère au chanoine de Latran, Nicolas Sarkozy. Presque deux ans plus tard, cette mise en garde est malheureusement terriblement d’actualité. Le retour du religieux comme réponse au fractionnement du corps social et comme mode de détournement des luttes sociales reste à l’évidence une stratégie de recours des ultra-libéraux.

Quelques événements récents doivent nous alerter. Il y a eu bien sûr la pitoyable tentative de dresser les communautés les unes contre les autres à l’occasion du débat sur l’identité nationale, mais aussi la reconnaissance de diplômes délivrés par des universités confessionnelles, la création d’un fonds spécifique destiné à l’implantation de lycées catholiques dans les quartiers populaires, la loi Carle qui oblige les communes à financer des écoles privées, la fermeture progressive de centres IVG qui transforme une liberté fondamentale en un droit à peine toléré. Enfin, s’il fallait encore une preuve supplémentaire du retour du religieux dans l’espace politique, en région Ile-de-France, une « Liste Chrétienne » a été déposée. Son « credo » : le respect des valeurs chrétiennes. La liste est soutenue par le parti AMEN, « Arrêtons le Massacre des Enfants à Naître ». Cette liste a pour unique but la remise en cause du droit à l’avortement !

Tous ces événements inquiétants exigent des forces de gauche dans leur ensemble une grande rigueur dans leur combat laïque.


La question sociale

Et là, encore une fois, nous devons constater que cette candidature ne va pas dans la bonne direction. Car l’ambiguïté d’un message qui mêle la revendication identitaire au discours politique risque de renforcer le désarroi d’une partie des classes populaires de confession musulmane. Pour eux, la priorité urgente et absolue est la question sociale, c’est-à-dire un nouveau mode de répartition des richesses favorable au salariat qui leur assure un emploi stable et digne ainsi que la consolidation des services publics pour une réelle égalité en droits. Rappelons ici par exemple qu’il n’y a en France que 10% des enfants de moins de trois ans accueillis en crèches collectives et que le temps partiel non choisi forme un bataillon flexible et corvéable, amplifié par la crise et constitué à 85% de… femmes.
Or, par cette candidature, les voici attirées de façon démagogique et probablement pour des raisons purement électoralistes à court terme, sur le terrain identitaire et communautaire. Nous le disons amicalement mais fermement aux camarades du NPA : par cette candidature, vous participez au processus de diversion de l’engagement politique de ces classes populaires et vous les détournez du seul but qui sert véritablement leur intérêt, à savoir la République sociale.

Selon nous donc, présenter une candidate voilée à l’occasion de ces élections régionales, c’est affaiblir le combat laïque. Or, le fameux mot d’ordre de Jaurès « Lier le combat laïque et le combat social » reste en France comme à l’étranger, d’une actualité brûlante. En conséquence, présenter une candidate voilée, c’est faire l’erreur politique d’affaiblir le combat social et par là même, oublier le souci impérieux de donner au lien social un fondement politique juste.


Car, en paraphrasant Rousseau, s’il y a mille manières de rassembler les femmes, il n’y en a qu’une de les unir.

lundi 8 mars 2010

Un 8 mars de plus sans "vraie" loi contre les violences faites aux femmes

100 ans après, le premier 8 mars où en est la cause féministe ? La question reste entière et ce n'est hélas pas moi qui pourrait donner une réponse marquée sur ce fait.Lorsque l'on voit que partout dans le monde les libertés chèrement acquises sont régulièrement bafouées on est en droit de se demander jusqu'à quand les femmes resteront-elles les victimes désignées de la société patriarcale dans laquelle nous vivons ? Inégalités salariales, montée DES intégrismes religieux, remise en cause du droit à l'avortement, mais aussi et surtout banalisation de la violence intra familiale, manque de protection des victimes de violences conjuguales tout cela sonne comme une redite mais n'est-ce pas précisemment parce que l'on avance pas dans le réglement de ces problèmes ? Les femmes Africaines sont encore et toujours mutilées, régulièrement vicitmes d'actes de barbarie dans le cadre d'interminables guerres dont elles sont à plus d'un titre les premières victimes !Femmes Afghanes, Irakiennes, Iraniennes... connaîtrez-vous la paix ? Femmes du "tiers-monde" aurez-vous un jour le droit d'aller à l'école librement ? Femmes paysannes d'Inde aurez-vous un jour le droit de posséder les terres que vous cultivez ?
Femmes du monde aurez-vous toujours la force de tenir tête ?
La féministe en moi veut le croire ! Mais les combats seront encore rudes donc MESDAMES... ACCROCHONS-NOUS et servons-nous de toutes les "armes" à notre disposition à commencer par celle de notre citoyenneté... Les urnes sont avant tout un moyen de faire changer les choses.

Voici un excellent texte auquel les Chiennes de garde s’associent au titre des violences symboliques. Il émane du Collectif pour la Grande Cause Nationale 2010 contre les violences faites aux femmes (site : violencesfaitesauxfemmes.com ) qui rassemble 25 associations (liste à la fin)

Oui, la violence masculine envers les femmes existe. Elle a toujours existé. A toutes les époques, sur tous les continents, dans toutes les cultures. Aujourd’hui agir contre ces violences est une Grande Cause Nationale qui concerne l’ensemble de notre société.Des femmes ont toujours lutté contre les violences masculines. Des luttes personnelles, individuelles pour surmonter la violence. Des luttes solidaires pour venir en aide aux femmes violentées. Des luttes féministes qui s’organisent, se spécialisent, se développent de plus en plus depuis quarante ans contre les multiples formes de violence : violences sexuelles, violences dans la relation de couple, violences liées aux traditions, violences sur le lieu du travail, violences envers les femmes issues d’autres cultures, violences de l’achat d’ « actes sexuels », violences de l’image dégradée et avilissante des femmes dans la production pornographique….Aujourd’hui, pour cette Grande Cause nous sommes réunies, organisées dans un collectif de 25 associations. Nos champs d’action sont divers mais nous faisons les mêmes constats.Quelle qu’en soit la forme, la violence masculine envers les femmes découle de l’organisation millénaire des sociétés humaines, système patriarcal historique et structuré de domination des femmes par les hommes.Quelle qu’en soit la forme, la violence provoque les mêmes blessures : atteintes à l’identité, à l’intégrité, à la liberté, aux droits fondamentaux, à l’équilibre psychique, à la santé physique et mentale de celles qui en sont victimes ;Quelle qu’en soit la forme, pour exercer des violences les agresseurs mettent en œuvre la même stratégie : isoler, mépriser et dévaloriser leur victime, transférer la responsabilité des violences sur celle qui les subit, maintenir sous terreur, verrouiller la parole qui mettrait un terme à leur impunité ;Quelle que soit la forme de violence subie, les femmes violentées ont besoin de soutien, de sécurité, de solidarité, de justice, de soins pour retrouver le sens de leur vie et leur pleine autonomie.Quelle que soit la forme de violence, le fondement de l’aide que nous pouvons leur apporter est semblable et nous leur disons : vous avez raison de dénoncer la violence, l’agresseur n’avait pas le droit d’agir de cette façon, c’est interdit, c’est puni, vous avez des droits, nous allons vous aider . Ces quarante années ont permis de briser le silence. Trop longtemps les victimes ont été étouffées par la honte, aujourd’hui il est temps, ensemble, de faire changer la honte de camp ! Association de Femmes Euro Méditerranéennes Contre les Intégrismes (AFEMCI) ; Association Française des Femmes Médecins (AFFM) ; Alliance des femmes pour la démocratie ; Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes Démocrates (ASFAD) ; Association européenne contre les Violences Faites au Femmes au Travail (AVFT) ; Commission pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles (CAMS) ; Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) ; Centre National d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CNIDFF) ; Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV) ; Conseil National des Femmes Françaises (CNFF) ; Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes (ECVF) ; Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) ; Femmes Solidaires ; Fondation Jean et Jeanne SCELLES ; Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines, des Mariages Forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants (Fédération Nationale GAMS) ; Les Mariannes de la diversité ; Mouvement Jeunes Femmes ; Mouvement du Nid ; Mouvement Ni Putes Ni Soumises (NPNS) ; Mouvement Français pour le Planning Familial ; Regards de Femmes France ; Union Européenne Féminine (UEF) ; Vivent les femmes ; Voix de Femmes ; Zonta Clubs de France.

Ruby, my funny dog

TEMOIGNAGES DE FEMMES

On parle d'égalité

Merci à LeParisien.fr vidéo censurée (Dalymotion et Youtube) ! Significatif !

Enfants du monde

Beautés animales