Du rackett oui !

"Fiez vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l'éternité" Khalil Gibran in "Le Prophète"
Du rackett oui !

Michael Jackson n’est pas encore "froid" que les vautours se repaissent, comme ils l’ont toujours fait (et pas qu’avec lui d’ailleurs), de la moindre parcelle de sa vie pour en faire du tirage, autrement dit du fric encore et toujours !
Il n’est pas besoin de chercher sur un quelconque moteur de recherche pour trouver du Michael à toutes les sauces ! Même l’autrefois "très sérieux" journal Le Monde qui livre dans un encadré un billet du "Post" nous informant que les Jackson’s Five vont se reformer pour donner des concerts à la mémoire de Michael (lire) !
Les fans de MJ ne s’étonneront pas de trouver à l’origine de cette mascarade, Joseph, le père fouettard de la famille !
On trouve (évidemment) à foison des articles méprisants, tendant à minimiser l’impact de MJ sur la musique, les vidéo-clips, la danse,etc…de plus nombreux encore, insultants ou pseudo "psychanalytiques" (lire -celui-ci est, à mes yeux, particulièrement méprisant), des articles remuant la vase d’évènements pour lesquels, faut-il le rappeler il a été ACQUITTE, bref du racoleur et du sordide !
MJ était sans aucun doute un être pétri de douleurs mais le plus débutant des psys sait que c’est dans l’enfance que se trouvent les racines de nos maux d’adultes !
Il suffit d’imaginer ce qu’a été l’enfance sur laquelle son père a régné en tyran, quelle fut sa vie, privée des joies les plus simples comme de jouer dans un jardin, mais aussi quelles moqueries il a subies de la part même de son père qui l’appelait "big nose" pour comprendre qu’il ait voulu à tel point changer d’aspect.
On continue à déblatérer sur lui à propos de sa sexualité, de ses opérations de chirurgie esthétique, de ses enfants… Mais en fait qui sait vraiment qui il était ? Certainement pas tous ces scribouillards en mal de plume !
C’est tellement facile de colporter les ragots de bas-étage plutôt que de chercher à vraiment connaître le fond des choses.
Les médias ont acquis un pouvoir insane qui peut détruire une personne en deux temps trois mouvements ! Certes, c’est hélas bien parce qu’il y a un lectorat que de nombreux torchons fleurissent ! Mais est-ce pour tenir la concurrence que des journaux d’information (réputés sérieux) cèdent aux sirènes de la peoplisation ?
Tous ces "pondeurs d’écrits" (ramasseur de fiente serait parfois plus adapté) semblent donc avoir un goût prononcé pour le mépris !
Ce mépris s’applique en tout premier lieu à leur métier de journaliste car, en faire des tonnes sur la mort de MJ (pauvre Michael, même mort il n’aura pas la paix), les amène à omettre de faire leur boulot de journalistes qui est de donner de l’INFORMATION, la vraie, celle qu’il faut aller chercher au-delà de la conciergerie de tel ou tel palace ou de telle poubelle.
De quoi s’agit-il me direz-vous ?
Non, non, pas d’un éventuel re-remaniement sarkozyen. Pas non plus d’une nouvelle enquête corse ou d’un pamphlet sur l’arrivée de Rocard dans le team Sarkozyste.
Il s’agit ici de ce qui se passe en Iran, dans l’indifférence des médias de France (Marianne2 s’en insurge dans ses colonnes lire - lire) et surtout dans celle des politiciens franco-franchouillards qui se gardent bien d’élever la moindre protestation face à l’iniquité en Iran (ou ailleurs, les lieux ne manquent pas ! ).
La "révolte verte" continue à braver les mollahs, et leurs suppôts ! Une jeune femme est morte (et quelques dizaines de personnes), pour avoir osé manifester… Mais bien peu s’en sont émus au delà du "quart d’heure de célébrité". Combien d’autres la suivront sans que la communauté internationale n’en soit interpellée ?
L’assourdissant silence qui entoure cette révolte donne la mesure de l’anesthésie dans laquelle semblent plongés "Monsieur et Madame tout le monde" !
Comme si insensibilisés par tant de malheurs, de guerres, de bains de sang, de dérives ultra-religieuses, de misère, de famine… on ne voyait dans toutes ces violences qu’une incontournable fatalité !
Par contre les dernière infos "croustillantes" sur telle star déchue ou pas, tel candidat d’un énième jeu pourrisseur de cerveaux juvéniles, sont dans tous les esprits !
Libellés : Iran, journalisme, medias, Michael Jackson, Neda martyr de la révolution verte, Presse, révolution verte
Berslusconi a réussi à se rendre encore plus détestable qu'il ne l'est déjà aux yeux de biens des gens de par le monde.
Avec la nouvelle loi sur l'immigration, (lire- lire) qui fait des malheureux migrants des "criminels", il est clair que la xénophobie va monter d'un cran dans un pays qui n'aurait sans doute pas besoin d'être beaucoup poussé pour revenir à de sulfureuses amours !
Pourquoi criminaliser ainsi des pauvres hères dont la seule faute est d'être né dans le "mauvais" hémisphère ?
Alors oui, je sais … Certains resserviront le couplet "misérabiliste" sur l'incapacité qu'ont les pays d'Europe à "accueillir toutes les misères du monde" et qu'en plus, compte tenu de la crise, il y a nécessité à limiter les entrées de migrants.
Pourtant, cette même Europe est indéniablement l'éternel artisan de nombre de ces misères !
Je ne ré-entonnerai pas un couplet sur les gabegies et les exactions que commettent les Européens en Afrique, je l'ai déjà évoqué de nombreuses fois ici même.
Mon incompréhension face au monde qu'ILS sont en train de construire à nos enfants n'a d'égale que ma révolte face à tant de mesures inhumaines et pour tout dire en un mot DEGUEULASSES !
Permettre que les migrants demeurent en centre de rétention pendant une période pouvant aller jusqu'à six mois, considérer que les "logeurs" de sans-papiers sont des criminels et les "punir" de 3 à 5 ans d'emprisonnement, c'est déjà inqualifiable mais, le pompon revient tout de même à l'amende qui sera infligée au clandestin pris en situation irrégulière : de 5 à 10 mille euros ! Non mais de qui se moque-t-on ???
Quel clandestin entré irrégulièrement dans un pays, exploité par un employeur indélicat, logé dans un taudis quelconque pourra payer une telle somme ?
Finalement, ces "merveilleux" politiciens ont sans doute vu là le moyen de renflouer quelque peu leurs caisses noires ! Parce que les avocats, ça coûte cher hein et compte tenu que "il cavaliere" semble impliqué dans pas mal d'histoires sordides... CQFD ?
Enfin, plus sérieusement, à quels drames préparent ces mesures ?
Il n'est pas inutile de relever que les partis d'extrême-droite reprennent du poil de la bête dans de nombreux pays européens. Et que nous voyons tous les jours les méfaits qui, grâce à eux, s'installent ou se préparent.
La bête n'est jamais repue et nombreux sont ceux qui la nourrissent avec application !
Comment s'étonner après que certains extrémistes dans les "autres camps" menacent notre société ?
Toutes ces horreurs font germer la haine et rien d'autre que la haine.
Parce que celui qui se verra "racketté" avant d'être refoulé connaîtra la haine.
"Debout les gueux !" disais-je ne sais plus quel poète. Il serait bien temps que tous les gueux de la terre s'unisse contre la lie de l'humanité : les politiciens véreux et les nazis en puissance !
De plus, il est à craindre que notre "bouffon sinistre de l'immigration et de l'identité sarkozyste" prenne exemple sur cette mesure, d'autant que nous connaissons l'admiration non dissimulée de "notre" monarque pour "sua emittenza" (Le qualificatif pour les cardinaux catholiques est Sua Eminenza (Son Éminence), Berlusconi est appelé Emittenza (de l'italien emittente, chaîne de télévision) pour son empire télévisuel et médiatique)
mardi 30 juin 2009 par Danièle Jeammet (Rouge Midi)
Une longue histoire d’amour (XVII) ADOMA : je t’aurai, je t’aurai !
Un auditeur de l’audience du tribunal correctionnel de Marseille où comparaissait Charles le 29 juin m’a adressé le courrier suivant que nous reproduisons de manière anonyme, comme il le souhaite. A cette audience peu banale, un millier de manifestants qui s’étaient donnés rendez vous sur le Vieux Port avaient accompagné le prévenu jusqu’aux portes du tribunal.
Dans le cadre de mes activités je devais me rendre le 29 juin à l’audience de la 7ème chambre du tribunal correctionnel. A l’arrivée je trouvais un dispositif inhabituel : barrières, policiers en nombre…
A mes questions on me répondit qu’était convoqué ce même jour un syndicaliste, Charles Hoareau, qui était accusé de violences et qu’il y avait des manifestants. J’avais entendu parler de cette affaire sans savoir de quoi il retournait et j’avais une sorte de curiosité amusée en gravissant les marches. Comme me l’avais dit un policier à l’entrée : « ça change un peu, ça met de l’animation ! ». Un peu intrigué je montais au 1er étage. J’attendais encore devant la porte quand Hoareau, que je connaissais pour avoir vu sa photo dans les journaux, est arrivé. Les portes se sont ouvertes et nous sommes rentrés.
L’affaire Hoareau fut appelée en premier et je pus entendre l’acte d’accusation qui me donna d’abord envie de rire : « avoir le 7 avril 2009 menacé quelqu’un en pointant le doigt vers lui et en lui disant : « Je t’aurai, je t’aurai ». On peut donc passer en correctionnelle pour ça !
A cette accusation sont ajoutées deux autres qui normalement ne mènent pas en correctionnelle mais peuvent donner lieu à des amendes : avoir pris quelqu’un par le cou et lui avoir donné un coup de poing qui ne l’a que frôlé( ?) ce qui a provoqué un choc psychologique( ?) ayant entraîné un arrêt de travail de 4 jours( ?), avoir craché sur un autre. J’avoue que j’étais de plus en plus intrigué et amusé et que j’attendais avec impatience les explications de cette affaire.
La présidente du tribunal décortique le dossier qu’elle a visiblement bien épluché avant, lit, tire des conclusions ne donnant que rarement la parole à l’accusé qui nie les faits pour le couper aussitôt et mettre en doute toutes ses explications. Au début de l’énoncé des faits je pensais que Charles Hoareau, pris d’un accès de colère avait pris à partie quelqu’un alors qu’il était seul avec lui, mais au fur et à mesure de l’audience je comprenais que les faits incriminés s’étaient passés dans un tribunal où 30 salariés qui n’étaient plus payés depuis 18 mois, avaient protesté contre le report d’une audience qui étaient la…19ème de leur affaire !
La première question qui me vint : pourquoi dans ces conditions s’il y avait eu bousculade était-il le seul accusé ? On le considérait comme le seul fauteur des troubles ?
A charge et... à charge
Puis à un moment donné, alors que la présidente le harcelait de questions et l’interrompait sans cesse, Charles Hoareau eut cette phrase qui me fit sursauter : « Mais enfin ça c’est passé au tribunal, à 5h de l’après midi, il y avait plein de gens présents, comment ça se fait qu’ils [les plaignants] n’ont aucun témoin ? J’ai demandé à avoir la vidéo mais ce n’était pas possible ! Le rapport de police ne confirme pas les dires de mes accusateurs. » Et c’est là que je me suis d’un coup rendu compte que Charles Hoareau était accusé sans preuve, par des gens qui n’avaient pas de témoin, à part une employée d’un des deux directeurs…et qui n’était même pas venue à la confrontation demandée par l’accusé !
A l’inverse Charles Hoareau avait plusieurs témoins dont un avocat qui confirmaient ses dires.
Malgré cela le harcèlement continuait à tel point qu’à un moment donné l’avocat de Hoareau lui dit : « Arrêtez-vous ! Ne répondez plus ! On n’est pas dans un débat accusation contre défense ! » mettant ainsi en cause la magistrate qui accusait sans cesse avec un part pris étonnant.
Le tribunal détaillant tout devant un accusé qui ne se démontait pas ni ne s’énervait, il y eut l’épisode du coup de poing qui aurait raté sa cible. Dans ma tête je me disais : « Mais comment c’est possible ? Hoareau tenait d’une main Le Mons par le cou et de l’autre il n’a pas pu l’atteindre avec son poing ? Il n’a pas l’air d’avoir un bras plus court que l’autre ! ». Franchement cette accusation aurait mérité une reconstitution !! D’autant que Le Mons a déclaré ne pas avoir esquivé le coup mais que celui-ci l’avait effleuré…
Puis il y eut l’épisode risible où l’un des deux accusateurs voulut mimer la scène où Charles lui aurait craché dessus afin d’expliquer pourquoi un avocat présent à 1 mètre de lui n’aurait rien vu ! Comme l’a dit cet avocat « s’il y avait eu quelque chose je l’aurais vu ou alors j’ai besoin de lunettes ! » Et les policiers présents à ce moment là aussi…
Je n’en revenais pas de la haine envers cet homme
Enfin il y eut les plaidoiries. Maitre Dossetto, l’avocat des plaignants qui est aussi l’avocat des régies et – détail important – était donc présent le 7 avril, jouant sur le mot camarade ne cessa de fustiger Charles qui « se prenait pour un pacha », se permettait d’avoir un comité de soutien et se croyait au dessus des lois grâce à « ses troupes ». A l’entendre je me disais que la présidente qui avait demandé « Mais pourquoi selon vous ils s’en prendraient à vous ? », avait sa réponse. Je n’en revenais pas de la haine envers cet homme accusé d’être un meneur.
Le procureur lui, essaya de démontrer que les témoins de Charles ne valaient rien en expliquant même pour deux d’entre eux qu’il fallait les rejeter parce qu’il y avait une erreur d’horaire sur le PV d’audition de la police !!! Plus grave il demanda à ce que le fameux « Je t’aurai, je t’aurai » soit requalifié en menaces de mort !! Dans la salle les gens se regardaient en se demandant s’ils avaient bien entendu… Sur les 3 faits reprochés il requit la relaxe pour le crachat au nom d’un aspect juridique que je n’ai pas compris (de toutes façons vu les explications vaseuses sur cette question je ne vois pas comment ça pouvait tenir), 1000€ d’amende pour le coup de poing fantôme et 4 mois avec sursis pour les « menaces ».
Vint enfin la plaidoirie de la défense pour cette affaire qui a duré 2 heures. Parmi les arguments avancés : Il y eut celui sur les certificats médicaux de Le Mons : le 7 il va voir son docteur, le 8 il va voir le médecin de l’UML [1] qui ne voit aucune trace de coup…et le soir il retourne chez son docteur qui écrit que la veille il a bien vu des traces sur le cou ! A l’adresse de l’avocat adverse « A qui vous allez faire croire que Hoareau défend des privilégiés ? Si des gens qui n’ont droit à rien depuis 18 mois ne sont pas des sans droits que vous faut il ? Oui Charles Hoareau a le privilège d’être convoqué pour des propos qu’on entend tous les jours dans les tribunaux et qui d’habitude ne donnent pas lieu à poursuites ! Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi Me Dossetto qui était présent ce jour là a refusé de témoigner ; En pareil cas, si mon client avait été agressé, j’aurais témoigné pour que justice lui soit rendue !
Oui Charles Hoareau c’est un meneur et s’il n’était pas là ces femmes de ménage ne se seraient pas révoltées ni aussi bien défendues depuis 18 mois et c’est cela qu’on veut lui faire payer ! » Et puis il y eut ce passage étonnant : « On a regardé le passé judiciaire de Hoareau sur des faits qui aujourd’hui sont non avenus mais dont on a parlé quand même [2], mais on n’a pas regardé le casier judiciaire de M. Le Mons. On n’avait pas à le faire et je n’ai pas le droit de vérifier mais on m’a parlé de plaintes de salariés pour violences, menaces… » De là où j’étais j’ai vu M. Le Mons se tasser sur la chaise accusant visiblement le coup. Tiens, tiens…
Verdict le 7 septembre. La salle se vide à moitié. L’audience se poursuit. Un peu plus tard au bar du palais avec quelques clients on reparle de cet après midi particulière. Je ne peux m’empêcher de dire, en témoin privilégié des faits, que je n’avais jamais assisté à un tel procès à charge sur des accusations sans preuves. Quelqu’un me répond : « Tout à l’heure quand Hoareau est sorti il y avait plein de monde. Il a dit au micro dans aucun pays du monde on n’a pu enfermer un esprit libre. ». Que dire de plus ? Un témoin anonyme des faits et jusque là citoyen tranquille.
Post Scriptum :
Les titres sont de Rouge Midi
[1] Unité de Médecine Légiste qui fait foi devant les tribunaux NDR
[2] En 1998 Charles qui avait tenté de s’opposer à l’expulsion d’un sans papier, avait été accusé, alors qu’il était seul, d’avoir blessé deux policiers lors d’une charge de CRS !!! NDR