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dimanche 11 mai 2008

Lettre ouverte à M.Piankhy

Je n'ai trouvé que ce moyen de m'adresser à vous, pour répondre aux jugements que vous avez émis sur ma personne, mon intellect, mes origines, mes propos, mon site.

Sachez que vos commentaires désobligeants me navrent car, sans me connaître, vous prononcez sur moi un jugement sans appel, m'accusez de délation, et de fait, flirtez avec la diffamation.

J'ai pris la peine de lire la plus grande partie de vos posts sur dailymotion, et,à la façon dont vous jugez un maximum de ces gens comme des racistes dissimulés (certains le sont effectivement d'ailleurs), j'ai déjà bien compris que quoi que je dise, vous camperez sur la position que vous avez prise en me considérant comme une "idiote", une "petite sotte" une "féministe à deux balles", et pire que tout une "fausse anti-raciste/paternaliste de gauche" après avoir été selon vous une "sarko-lepeniste" !

Alors, en premier lieu : je suis une femme de gauche -pour tout dire, communiste, puisqu'il faut tout étiqueter dans ce monde- avec des engagements citoyens et féministes certainement pas "Lepeniste" et encore bien moins "Sarkozyste", il suffit pour s'en convaincre de lire mes posts...

Je n'ai jamais dénoncé qui que ce soit de ma vie et pas plus votre vidéo (à qui d'ailleurs l'aurais-je dénoncée ???) que votre site.

Contrairement à vos allégations, je ne prône pas le métissage en tant que "remède" car à mes yeux être Nègre n'est en aucun cas une maladie honteuse mais plutôt une fierté !

Comme cela a été évoqué hier (pas par moi mais par des personnes Africaines et Antillaises unies dans un même esprit de recueillement) au cours de la commémoration du 160ème anniversaire de la seconde abolition de l'esclavage et de la traite négrière, "les temps sont venus d'être unis" !

D'oublier les dissensions entre Africains et Antillais, et, après avoir obtenu la reconnaissance du caractère de crime contre l'humanité de l'esclavage, de travailler désormais à l'unité et contre le rejet de quiconque, qu'il s'agisse de couleur, de culture, de religion, du degré de noirceur ou de blancheur des peaux.


A aucun moment, aujourd'hui ou par le passé, je n'ai minimisé les souffrances endurées par l'Humain qu'il soit "sapiens néanderthalensis" ou "sapiens sapiens" Nègre (comme le dit Joseph N'Diaye gardien de la mémoire de Gorée, Nègre c'est ma race, noir c'est une couleur !), les contre-vérités pseudo scientifiques qui voulaient en faire le chaînon manquant entre le singe et l'homme blanc, la déshumanisation subie par les esclaves, les traitements abjects qu'on leur a infligés !

Sachez que votre vision méprisante de ma personne ne saurait remettre en cause mon appartenance à cette descendance engendrée par la honteuse utilisation d'hommes et de femmes réduits en esclavage. Ceux que l'on a considérés comme de "la marchandise, des bien meubles", ceux que l'humain blanc "pseudo supérieur" a asservi grâce à la complicité des états européens et américains et sur qui il avait droit de vie et de mort !
Mon arrière grand-père était esclave aux Antilles et si nous sommes aujourd'hui des français, c'est uniquement parce que l'histoire l'a voulu ainsi, je n'en tire aucune fierté particulière.

Quoi qu'il en soit, je ne pense pas que l'Humain ait le droit de juger ses semblables sur la couleur de la peau (qu'elle soit noire, blanche jaune, basanée ou blafarde) pas plus que sur son statut social, sa culture ethnique, etc.

Croyez-vous vraiment que le monde ira mieux si chacun se replie sur son identité et les douleurs que l'appartenance à l'une ou l'autre ait pu engendrer ? Certes il sera difficile de pardonner toutes les exactions commises mais ce n'est pas en plongeant dans la haine que la solution sera trouvée, ni que cela ramènera tous nos morts !

En son temps le regretté Révérend Martin Luther King Junior nous a incités à faire un rêve et y a pour sa part sacrifié sa vie.

Le monde, Vous, moi, tous, avons le devoir de lutter contre la haine, pour l'avènement de ce rêve, de changer la donne au nom de l'humanité, au nom de tous les martyrs de la liberté, Louverture, Solitude, Louis Delgrès, et pour tous les anonymes (dans les deux camps) morts pour la cause !

Au terme de cette lettre ouverte, je vous propose donc un pacte de non agression : Vous cessez de me diffamer, et je ne parle plus de votre vision de la distanciation raciale ni même de votre site.


Fraternellement, Pat.

Pour info : copié-collé sur le profil dailymotion de M. Piankhy, du message sur moi (il a effacé tous les autres qui étaient encore plus virulents)
La video "je cherche mon Blanc" (80 000 lectures) a été supprimée suite à la dénonciation de la petite sotte nommée Mysticpat (
http://www.dailymotion.com/mysticpat13 ) qui, comme tous les faux antiracistes paternalistes, prend les Noirs pour des imbéciles en cherchant à faire passer des situations d'exploitation qu'ils subissent pour du "métissage". En effet, réduire toutes situations au "métissage" permet aux racistes-paternalistes d'interdire l'esprit critique en rendant invisibles des faits liés de l'exploitation des conséquences directes et indirectes du racisme. C'est un peu comme si on qualifiait l'apartheid de "idéologie blanche" et qu'on en interdisait la critique au nom du refus du racisme antiblanc. En la circonstance, l'apartheid n'est pas une "idéologie blanche" mais "raciste" et elle a le droit d'être critiquer en ce nom. Dailymotion c'est le royaume des cancres, des gogols comme Mysticpat et -maison-, des escrocs de l'antiracisme dont l'antiracisme se limite à montrer des vidéos avec des enfants de toutes les couleurs. Voilà le vrai visage des paternalistes-racistes de gauche : ils veulent exploiter les victimes du racisme uniquement parce que leur détresse leur donne l'occasion de mettre en avant leur propre "bonté d'âme" car ils sont obsédés par leur image. Voilà. C'était mon dernier message sur Dailymotion.
D'ici une semaine tous les commentaires seront lockés, mes vidéos seront privées.

PS : Je me réserve le droit de faire une réponse bien salée sur à cette Mysticpat13, d'autant qu'elle m'a cité dans son blog.



dimanche 30 mars 2008

Black's history...



Désolée, les vidéos sont en anglais et je n'en ai pas trouvé de sous-titrées...
L'Histoire à ne pas oublier. Les exactions contre lesquelles beaucoup de gens ont lutté, noirs et blancs unis contre le racisme et la ségrégation raciale.
Racisme pas mort... la lutte continue !

dimanche 9 mars 2008

Discours Arvin Pardalan (Prix Olof Palme)

Je suis ravie et fière d'être la lauréate d'un prix décerné par une fondation prestigieuse et indépendante comme la Fondation Olof Palme.

La personnalité d'Olof Palme qui fit de la défense de la justice sa raison de vivre et paya de sa vie ses idéaux de paix et de solidarité, est garante de la valeur de cette distinction. Je suis bien consciente d'avoir désormais une responsabilité plus importante à porter. Je pense sincèrement que l'attribution de ce prix représente certes une reconnaissance individuelle, mais surtout une reconnaissance des activités collectives du mouvement des femmes pour leurs droits, ainsi que des autres mouvements sociaux en Iran. Elle prouve que, malgré les hauts et les bas, malgré tous les obstacles misogynes qui se sont dressés et qui se dressent encore devant nous, les luttes des femmes et des hommes iraniens pour la liberté et l'égalité, ne restent pas sans effet.
Oui ! Aujourd'hui, l'écho de la revendication de nos droits est arrivé aux oreilles du reste du monde.

Je dédie ce prix à toutes les femmes iraniennes, à ma mère, aux mères des enfants emprisonnés, aux autres mères de mon pays qui, malgré les souffrances, nous ont appris à résister aux discriminations pour que nous apprenions à lutter à nos enfants et aux générations à venir.
J'avais l'espoir d'être parmi vous en ce grand jour, cette journée internationale des femmes, vielle de près d’un siècle et porteuse de la mémoire des luttes des femmes dans tous les pays du monde. Or, à la dernière minute, juste avant que mon avion ne décolle, j'ai été empêchée de quitter l'Iran et privée de cette rencontre. Ce qui n'est pas si étonnant : dans mon pays, être une femme et se battre pour ses droits, c'est entrer dans un combat sans fin. Je suis fière d'être une femme séculière et d'appartenir à un mouvement féministe dont l'histoire témoigne d'une centaine d'années de lutte et de résistance pour que nous, les femmes, accédions à nos droits. Comme beaucoup de nos soeurs dans les autres pays, nous luttons depuis plus de cent ans pour accéder à nos droits les plus élémentaires, comme le droit de choisir sa vie privée et sa vie sociale, y compris le droit de choisir sa tenue.

Mais nous avons été victimes de gouvernements idéologiques ; et surtout durant les trois décennies suivant la "révolution islamique", de nombreux acquis des féministes d'avant-garde ont été sacrifiés : les lois comme celle de la protection de la famille a été abrogée ; la liberté de choisir sa tenue a cédé la place à l'imposition d'une manière de s'habiller qui s'est transformée en loi.

Durant ces trois décennies, nous avons combattu pour l'acquisition de droits égalitaires dans le divorce et le mariage. Nous avons dénoncé la polygamie comme une double humiliation pour les femmes - mais cette loi patriarcale reste en vigueur. Nous demandons depuis des années pourquoi, lors d'un accident, le sexe de la victime influe sur le montant des indemnités, et pourquoi le dih (indemnité fixée selon la loi islamique) des femmes équivaut à la moitié du dih des hommes. Nous demandons pourquoi, dans nos lois, être homme définit le critère de l'humanité, et pourquoi nous, femmes, face à cet étalon, valons la moitié, si ce n'est moins.

Nous rappelons le taux élevé de femmes poursuivant des études universitaires dans notre société et disons que leur effort quotidien pour être présentes dans le champ social, politique et culturel témoigne d'une culture qui précède la loi, tout en démontrant que nous ne pouvons plus rester dans le domaine de la loi en-deçà des acquis culturels.
Nous demandons pourquoi l'Iran n'applique-t-il pas les conventions internationales relatives aux droits civils et politiques, ainsi qu'aux droits économiques et sociaux qu'il a signées ? Si ces conventions condamnent toutes les discriminations, y compris celles fondées sur le sexe, pourquoi nos lois ne les suivent-elles pas ? Pourquoi fixe-t-on un quota sexuel pour réduire le nombre de femmes à l'université ?

Depuis des années, nous disons la nécessité d'élever l'âge de responsabilité judiciaire –mais, en cas de délit, les filles dès 9 ans et les garçons dès 15 ans sont traités en adultes face à la loi. La seule circonstance atténuante consiste à reporter l'exécution de la peine de mort à 18 ans. Tout en exprimant notre opposition à la peine de mort, nous demandons pourquoi ne pas cesser la mise à mort d'enfants considérés comme des adultes.

Depuis des années, de nombreuses femmes iraniennes rencontrent dans notre société de multiples difficultés pour s'être mariées à des Afghans ou à des Irakiens. En effet, selon la loi, la nationalité de la mère iranienne ne se transmet pas à son enfant.

Pourquoi ?

Depuis des années, dans cette société dont les lois soutiennent les traditions misogynes, nous demandons la fin des crimes d'"honneur" et des lapidations - mais ces violences continuent à faire des victimes.
Aujourd'hui, nous ne pouvons plus nous contenter de considérer ces crimes comme faisant partie de la culture et des traditions de notre société. Il faut plutôt y voir une violence qui s'étend chaque jour avec le soutien de la loi.
Aujourd'hui, de nombreuses jeunes femmes et jeunes hommes sont arrêtés dans les rues et les places des villes, interrogés et réprimés par les agents de police au prétexte que leur manière de s'habiller porterait atteinte à la sécurité publique.

Les mouvements sociaux en Iran dont le mouvement étudiant, le mouvement des femmes, le mouvement ouvrier et le mouvement enseignant, avec leurs revendications de liberté et de justice constituent les voix plurielles de la société civile. Mais aujourd'hui un nombre non négligeable des acteurs de ces mouvements sont emprisonnés, et les entraves à liberté d'expression, tout comme leur répression ne cessent de croître. Nous, les actrices du mouvement des femmes, en nous appuyant sur diverses démarches civiles, démontrons le rôle et l'influence des lois discriminatoires dans notre vie.

Par la critique et la protestation contre ces lois violentes, nous revendiquons leur abrogation. Du fait de ces protestations, nous sommes inculpées par l'Etat comme agissant contre la sécurité nationale et menant une propagande contre le pouvoir en place. Mais celui-ci ne répond jamais à cette question récurrente : si nous, membres actifs de la société civile, féministes ou citoyens, sommes des agents causeurs de troubles de la sécurité nationale ou sociale, que font les instances qui prétendent être garantes de la sécurité civile ?

A travers toutes les répressions, nous avons tenté d'agir pour accéder aux droits humains. En nous tournant vers l'histoire et en réfléchissant aux expériences passées, en tirant les leçons des expériences des féministes d'avant-garde en Iran et dans le monde entier, en apprenant de leurs victoires et de leurs échecs, en apprenant des travaux et des efforts théoriques des féministes en exil, à l'extérieur du pays, en nous appuyant sur notre pratique quotidienne, nous avons essayé d'enrichir nos connaissances, tout en élargissant notre capacité à entendre d'autres voix et à intégrer la pluralité des regards et des approches.

Ainsi, nous avons tâché d'innover dans nos manières de faire pour élargir le champ des luttes des femmes par le changement de leur situation inégalitaire dans la loi. Une de nos démarches est de nous appuyer sur l'expérience de nos soeurs dans d'autres pays de la région. Ce qui accroît le pouvoir du mouvement des femmes dans ces pays et au-delà au niveau international. Ce qui permet au mouvement des femmes à l'intérieur de ces pays de profiter du soutien des réseaux internationaux des femmes pour progresser.

La campagne "1 million de signatures pour l'abrogation des lois discriminatoires enversles femmes" constitue une des démarches créatives du mouvement des femmes en Iran, inspirées des activités de nos soeurs au Maroc.

Sur l'exemple d'une action qu'elles ont mise en oeuvre avec le soutien de leur gouvernement pour le changement des lois, nous avons, quant à nous, initié ce mouvement à la base en recueillant des signatures et en dialoguant avec les femmes et les hommes pour leur exposer nos revendications juridiques. Et ceci dans le but de proposer ces signatures aux instances législatives, de propager les revendications de la campagne "1 million de signatures" et de faire avancer toujours plus la lutte contre les discriminations sexistes.

Aujourd'hui, un an et demi après le début de ce mouvement, nous n'avons pas pu changer les lois, mais nous avons su, par des méthodes de communication créatives et démocratiques, travailler à la conscientisation des individus, propager le discours de l'égalité juridique au sein des différentes couches de la société et même provoquer des réactions et des réponses des instances au pouvoir.

Dans ce processus, nous avons tenté de démocratiser la société civile. Car nous croyons que la reconnaissance des droits des femmes est la condition première à la démocratie et que nous ne pouvons, au prétexte de prioriser les luttes, sacrifier les droits des femmes. Nous estimons que la voie du combat pour la démocratie passe par la revendication des droits des femmes.

Actuellement, dans tous les pays du monde, nombreux sont ceux et celles à connaître la campagne "1 million de signatures", ses revendications objectives et concrètes, ses modes d'action pacifiques, et le prix payé par les actrices et les acteurs inculpés, par leurs avocats qui les défendent gratuitement. Jusqu'à ce jour plus de 50 de nos membres, hommes et femmes égalitaristes, à Téhéran et dans les villes de province, dont la plupart appartient à nos jeunes générations, ont été menacés d'arrestation, arrêtés et pour certains sont passés en justice pour avoir recueilli des signatures dans l'espace public, le métro, les parcs ou d'autres lieux fréquentés par les femmes, ou pour avoir organisé des ateliers éducatifs sur les droits des femmes, ou pour avoir écrit pour le site de la campagne.

Aujourd'hui, deux de ces actrices sont toujours en prison.
Au coeur de ce mouvement, les mères des membres de la campagne se sont engagées pour soutenir leurs enfants, suivre la situation de celles et de ceux qui ont été arrêtés et être à leurs côtés dans cette résistance civile. L'arrivée des mères, des pères et d'autres membres de la famille dans ces mouvements égalitaires et pacifiques a élargi leurs rayonnements et consolidé leurs liens.

Actuellement, un nombre important d'acteurs des mouvements étudiants et ouvriers sont en prison et leurs familles sont devenues des actrices de ces mouvements.
Aujourd'hui la notoriété de la campagne "Changement pour l'égalité" a dépassé les frontières de l'Iran grâce au soutien des réseaux internationaux des féministes et des défenseurs des droits humains, iraniens et non-iraniens. Leurs activités, ainsi que celles des médias, dans le suivi de la situation des actrices du mouvement des femmes en Iran et dans le retentissement de nos revendications et de nos luttes au niveau international méritent des éloges.

Nous pouvons souligner, sans exagérer, que, si nous, des femmes en Iran, avons su, tout en prenant en compte les réalités socio-politiques objectives de notre société, trouver une issue pour exprimer nos revendications prioritaires, celles-ci ont été entendues et reconnus de plus en plus grâce aux actrices et des acteurs des mouvements des droits humains dans tous les pays du monde.

En réalité, cet effort collectif à l'intérieur et à l'extérieur du pays a été et est encore le garant de la continuité de notre mouvement.
Le mouvement égalitaire en Iran avance chaque jour davantage grâce à ce lien et cette contribution active. Cela nous donne chaque jour encore plus de force, bien que l'opposition des forces misogynes et des ennemis de la justice s'étend aussi de plus en plus.
Aucune crainte ! La lutte pacifique en laquelle nous croyons, accroît notre résistance civile, ce qui nous offre continuellement de nouvelles forces : cette énergie qui coule dans notre vie quotidienne est innovante, créative, stimulante, et nous renforce.


Nous la protégerons au prix de nos vies.


Je vous remercie.

samedi 19 janvier 2008

I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed.

We hold these truths to be self-evident that all men are created equal.
I have a dream that one day out in the red hills of Georgia the sons of former slaves and the sons
of former slave owners will be able to sit down together at the table of brotherhood.
I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering.
with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.
I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by their character.
I have a dream today.
I have a dream that one day down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of interposition and nullification; that one day right down in Alabama little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers.
I have a dream today.
I have a dream that one day every valley shall be engulfed, every hill shall be exalted and every mountain shall be made low, the rough places will be made plains and the crooked places will be made straight and the glory of the Lord shall be revealed and all flesh shall see it together.
This is our hope. This is the faith that I will go back to the South with. With this faith we will be able to hew out of the mountain of despair a stone of hope.
With this faith we will be able to transform the jangling discords of our nation into a beautiful symphony of brotherhood.
With this faith we will be able to work together, to pray together, to struggle together, to go to jail together, to climb up for freedom together, knowing that we will be free one day.
This will be the day when all of God's children will be able to sing with new meaning "My country 'tis of thee, sweet land of liberty, of thee I sing. Land where my father's died, land of the Pilgrim's pride, from every mountainside, let freedom ring!"
And if America is to be a great nation, this must become true. So let freedom ring from the hilltops of New Hampshire. Let freedom ring from the mighty mountains of New York.
Let freedom ring from the heightening Alleghenies of Pennsylvania.
Let freedom ring from the snow-capped Rockies of Colorado.
Let freedom ring from the curvacious slopes of California.
But not only that, let freedom, ring from Stone Mountain of Georgia.
Let freedom ring from every hill and molehill of Mississippi and every mountainside.
When we let freedom ring, when we let it ring from every tenement and every hamlet, from every state and every city, we will be able to speed up that day when all of God's children, black men and white men, Jews and Gentiles, Protestants and Catholics, will be able to join hands and sing in the words of the old spiritual, "Free at last, free at last. Thank God Almighty, we are free at last."

Delivered on the steps at the Lincoln Memorial
in Washington D.C. on August 28, 1963

Ruby, my funny dog

TEMOIGNAGES DE FEMMES

On parle d'égalité

Merci à LeParisien.fr vidéo censurée (Dalymotion et Youtube) ! Significatif !

Enfants du monde

Beautés animales