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vendredi 15 janvier 2010

Le devoir particulier de la France envers Haïti (Un post de Claude Ribbe)


Hier, à 13:20
Haïti est frappée, une fois de plus, mais Haïti se relèvera, malgré ses souffrances. Haïti existe et continuera d’exister, n’en déplaise aux racistes. J’entends pleurer les crocodiles. La fatalité. Une malédiction peut-être. Le diable probablement. Ces reptiles affligés sous-entendent que les Haïtiens auraient fait certainement quelque chose de terrible pour que la nature s’acharne à ce point sur eux.
Cependant, aussi spectaculaire soit-il, le séisme qui fait aujourd’hui des milliers, des dizaines de milliers de victimes peut-être, est-il plus violent que les catastrophes imposées à ce pays depuis trois siècles par des hommes? Et puisqu’il faut bien qu’un Français au moins le dise, j’avoue, en tant que français, que mon pays porte, à l’égard des malheurs d’Haïti, une responsabilité particulière.
La France y a déporté pendant cent cinquante ans un million d’hommes, de femmes et d’enfants d’Afrique, niant qu’ils fussent des êtres humains, les exploitant en esclavage d’une manière qui ne leur laissait qu’une espérance de vie de quelques années seulement. Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont pris les armes. Deux ans plus tôt, les bourgeois de Nantes et de Bordeaux, devenus députés, pensaient qu’ils pourraient se déclarer, eux, libres et égaux tout en continuant de s’enrichir en trafiquant les Africains.
Les Haïtiens, en abattant l’esclavage, ont rendu la déclaration des droits de l’homme universelle, sans distinction de couleur. Napoléon a voulu les remettre dans les fers. Ne pouvant y parvenir, il a tenté l’extermination sur le fondement de la couleur, utilisant tous les moyens, ouvrant en quelque sorte la voie à toutes les barbaries. Ce n’est pas à Napoléon qu’il faut en vouloir, mais à ceux qui aujourd’hui encore tentent de défendre ses bassesses parce qu’ils aimeraient les reproduire.
L’indépendance était la seule issue. Les Haïtiens ont gagné la guerre contre l’armée qui faisait trembler l’Europe et le monde. Vingt et un ans plus tard, les Français, pour se rembourser du prix des esclaves qu’ils avaient perdus, ont imposé par la force un traité par lequel les Haïtiens se condamnaient d’avance à la misère. Cent vingt-cinq millions de francs or, réduits à quatre vingt dix millions, mais alourdis des intérêts des emprunts que naturellement des banquiers français s’étaient empressés de consentir. Le principal représentait au bas mot l’équivalent d’un milliard d’euros. On ne sait trop à quelle somme on aboutirait si l’on tenait compte de la dépense globale imposée aux Haïtiens par cette opération de racket. Ils ont mis plus d’un siècle à payer.
En 1972 encore, la France ergotait sur des sommes dérisoires qu’elle exigea avant de signer un prétendu traité de coopération.
En 2004, un grand admirateur de Napoléon, devenu ministre des Affaires étrangères, a fini d’enfoncer Haïti dans le marasme en y soutenant un coup d’État qui a occasionné, hélas, par ses conséquences, autant de morts qu’on risque d’en dénombrer après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Des rapports objectifs l’attestent. Aucun Français n’a eu le courage de se dresser contre cette révoltante injustice ni de dénoncer l’enlèvement d’un président démocratiquement élu. Personne n’a osé protester contre ce coup d’État qui n’avait d’autre but que d’empêcher Haïti de célébrer le bicentenaire de son indépendance. Personne excepté moi. Il est des circonstances où la voix discordante d’un seul homme peut sauver l’honneur d’un pays tout entier. L’histoire l’a démontré. L’histoire peut le démontrer encore.
Au moment où le tremblement de terre a frappé Port-au-Prince, les pays qui se vantent de constituer la communauté internationale (dont les Africains et leurs descendants seraient implicitement exclus) s’apprêtaient à organiser des élections prétendument démocratiques, en interdisant au principal parti haïtien d’y prendre part, quitte à obtenir un résultat acceptable avec deux pour cent de participation au scrutin.Le chef de ce parti éliminé par le monde dit civilisé, en exil forcé depuis six ans, protégé des assassins par l’Union africaine et la Caricom, n’aurait pas le droit de rentrer chez lui parce qu’il dérangerait le jeu dont quelques anciens pays esclavagistes auraient fixé les règles ?
Certes, le passé est le passé. En tant que français qui n’a pas dédaigné de porter les armes pour son pays (ce qui n’est pas le cas de tous ceux qui me critiquent) je ne cherche pas à humilier ma patrie. Mais certains trous de mémoire ne sont-ils pas plus humiliants encore que certains repentirs ?
J’observe que les chefs d’État de la République française se sont rendus dans tous les pays du monde. Tous les pays, sauf un : Haïti. Cette absence ne trahirait-elle pas un embarras ? Une gêne obscure ? La France n’a peut être pas de dette à l’égard d’Haïti. Mais n’aurait-elle pas un devoir ?
C’est pourquoi j’appelle le président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, d’abord à débloquer, pour cette ancienne colonie, qui n’a pas renoncé à parler notre langue, une somme assez significative pour qu’elle n’ait pas l’air d’une misérable et indigne aumône qui ridiculiserait la France eu égard à l’effort consenti par d’autres nations qui n’ont, elles, rien à se reprocher.
Je l’appelle également à se rendre dès à présent en Haïti pour qu’il soit ainsi le premier chef d’État de la République à accomplir ce geste fort. Au nom de la dignité de la France, au nom de l’identité nationale dont il veut que nous débattions. Oui, de l’identité nationale, car, sans même tenir compte des dizaines de milliers de Français d’origine haïtienne qui apprécieraient ce signe de solidarité, Haïti, qui fit vivre pendant cent cinquante ans un Français sur huit, fait partie intégrante, comme l’histoire de l’esclavage, de l’identité nationale, aussi sûrement que ma part de refoulé fait partie de moi-même.
J’appelle du même coup le président de la République française à rendre à l’instant ses droits au plus méritant des Haïtiens de France, le général Alexandre Dumas, père du célèbre écrivain, qui s’est sacrifié pour la Révolution et la République et dont on refuse depuis deux cent huit ans, simplement à cause de sa couleur et de son origine, de lui rendre la place qu’il mérite dans le cœur et la mémoire des Français.
Voici ce qu’écrivait le fils de ce héros en 1838 : "Il serait bon que les Haïtiens apprissent à la vieille Europe, si fière de son antiquité et de sa civilisation, qu’ils n’ont cessé d’être français qu’après avoir fourni leur contingent de gloire à la France."

lundi 20 avril 2009

Je t'excuse, vous vous excusez, ils s'excusent... ou pas !


Alors que Ségolène Royal s'est trouvé une nouvelle façon d'occuper le devant de la scène -tout au moins le pense-t-elle- et consume les derniers espoirs du PS pour les élections européennes, Nicolas Ier persiste à être arrogant, brouillon, immature, mais "intelligent" et sarcastique -tout au moins le croit-il- (lire/lire).
Et, pendant ce temps, les motifs d'inquiétude font comme les polémiques : ils enflent !
La nouvelle lubie du gouvernement Sarkozien est de faire une réforme de la naturalisation et de donner le pouvoir décisionnaire aux préfectures... levée de boucliers des délégués CGT et CFDT de la direction (
lire/lire) qui dénoncent une arnaque et une dérive vers des abus de pouvoir.

Eric Besson lui, ne s'excuse toujours pas d'être devenu le "chien de sarkoville" et met semble-t-il un point d'honneur à faire "mieux" que son vomitif prédecesseur.
Décidément, il ne fait pas bon être un "immigré" dans le merveilleux royaume de sarkoland et moins que jamais serais-je tentée de dire.
Pour en revenir à son altesse, il aurait envoyé un courrier d'invitation au président chinois (
lire), le conviant à venir en France. Sans aucun doute pour s'assurer que la grande amitié franco-chinoise a survécu à la crise, aux Jeux Olympiques et à la pseudo-rencontre entre le Dalaï Lama et le plus célèbre des nains de jardin !
Notez, la démocratie sarkoz'hyène ne peut que s'enrichir des méthodes du président chinois : musellement de la presse, verrouillage des medias, surveillance du net, assignations à résidence, emprisonnements arbitraires, disparitions, etc...

Pour sûr, en chine l'adoption d'Hadopi n'aurait posé aucun problème et il n'eût pas été nécessaire de mentir puisque la population n'aurait même pas été au courant... mais, chez nous, on se targue d'être en démocratie et donc, on justifie en publiant des listes... (
lire) ou bien l'on promet des commissions, des plans gouvernementaux, etc. !
Chacun sait que promettre ne veut pas dire tenir...

C'est ainsi que par exemple, le plan gouvernemental sur la diversité a disparu des préoccupations du gouvernement comme le souligne Patrick Lozes dans un billet sur son blog (lire) Ce monsieur n'est pourtant pas réputé pour être un opposant au "régime puisqu'il est membre de l'UMP et, "accessoirement" président du CRAN.

Donc, comme je le disais, il ne fait pas bon être "autre" dans notre beau pays. Par exemple il ne fait pas bon être homosexuel et vouloir donner son sang non plus (lire), ou être féministe et vouloir que certaines situations soient prises en considération...
Confère les propos de Mme Letard dans "l'affaire Orelsan".

J'ai déjà parlé ici de l'intérêt que l'on peut accorder aux propos de cet âne bâté et du danger qu'ils peuvent représenter pour des jeunes gens qui verraient en lui un "exemple" à suivre. Mais, demander que la vidéo soit retirée du net ne changera rien à la situation des femmes en France et pire que tout fera du rappeur, une victime de "l'incompréhension féministe".
Depuis tant d'années, les défenseurs (masculins/féminins) réclament une loi qui sanctionne effectivement les actes de violence commis sur les femmes, mais curieusement là on n'entend pas Mme Letard... pas plus que les autres ministres femmes d'ailleurs !
Il est sans aucun doute plus facile de faire beaucoup de bruit pour rien que de chercher les vrais remèdes à une situation intolérable. Sur ce propos un billet d'Alain Piriou (
ici)
Alors ? N'avons-nous pas toutes les raisons d'être satisfaits de notre démocratie ???

Rrrroh ! Mais comme je suis mauvaise langue !
J'écris toutes ces horreurs alors même qu'un timbre à l'effigie d'Aimé Cesaire, vient d'être émis à deux millions d'exemplaires et sera disponible à partir du 21 avril (
lire) !

Bravo ! Ça c'est du beau marketing !
D'autant que , "the cherry on the cake", ils feront de l'argent sur son nom même après sa mort !

En guise de Panthéon c'est réussi non ???

samedi 18 avril 2009

La boîte à bêtises

Souvenez-vous, il disait aimer et vouloir aider "la France qui se lève tôt"...

C'est à dire, vous, moi, eux... Les travailleurs de Caterpillar en sont plus que jamais intimement convaincus je pense...Surtout les 20 d'entre eux qui vont devoir payer 200 euros "d'astreinte" (lire) par jour d'occupation de l'usine dans laquelle ils travaillent !

Pendant que la France qui se lève tôt, a un travail, paie un loyer et des impôts mais n'arrive pas à s'en sortir, continue précisément, à ne pas s'en sortir malgré la pseudo reprise (mensonge éhonté) l'empereur Nicolas Ier, lui, continue son parcours du con-battant en multipliant les phrases stupides (que lui croit spirituellement assassines). La dernière en date concernait M Zapatero dont il mettrait en doute l'intelligence...

A la suite du show qu'il a donné lors d'un récent déjeuner élyséen, la presse internationale fait une "haie d'honneur" à sa vantardise (pour certains), son arrogance (pour d'autres)... mais à mots à peine voilés à sa c.nnerie pour la plupart ! (
lire/lire)

Oui, vraiment Sarkoland brille, encore et toujours, aux yeux du monde !

Pendant ce temps, la gauche essaie de ramasser "ses" morceaux et de se refaire une santé par le biais d'alliances plus ou moins contre-nature.
L'ex PS Melenchon et le PCF... Hier opposants, aujourd'hui alliés ? Si c'est pour soigner la France malade de l'a-démocratie sarkoz'hyène je serai tentée de dire pourquoi pas, mais, à quel prix et pour quelles unions à l'horizon de 2012 ?

Quand on garde en mémoire combien d'années de gue-guerre séparent le PCF du PS, peut-on vraiment espérer en cette "union" ? Ou en celle encore plus surprenante du Modem et du PS à travers, les deux François (Hollande/Bayrou).

Tout ceci suscite en moi une vraie inquiétude pour l'avenir de la gauche...

Prolétaires du monde entier unissez-vous disait Marx...
Qu'est-il advenu de cette idéologie, des combats qu'elle portait, des espoirs qu'elle a fait naitre ?

Elle s'est sans doute perdue dans les luttes intestines, les valses-hésitation, les appétits de pouvoir... des un(e)s et des autres
Et, comme toujours ceux qui paient le plus lourd tribu à la vanité des "politiciens", c'est ceux qui continueront à se lever tôt, etc., etc... jusqu'à 70 voire 80 ans ! Qui ne peuvent plus se faire soigner, qui ne partent jamais en vacances, qui choisissent entre la viande et le fromage, le pain ou le dessert...

Alors, elle est pas belle la vie des pauvres en sarkoland ?

Et je ne peux m'empêcher de me dire : qu'est-ce que ce serait si sa majesté ne nous aimait pas !

Au mois de juin, il faudra tout de même, choisir entre nourrir sa mégalomanie ou lui rappeler que le peuple de France n'est pas son vassal.


dimanche 29 mars 2009

Le clin d'oeil du dimanche

Un nouvel épisode de la série : "Les aventures de Nicolas"...




L'angélisme d'Areva...


on y croit tous très fort n'est ce pas ???



Article : Philippe Bernard et Jean-Michel Bezat - Le monde (on line)
L'uranium réveille toutes les convoitises - celle de la France en particulier, dont 80 % de l'électricité est produite par les centrales nucléaires d'EDF. Dans ses voyages à l'étranger,
Nicolas Sarkozy ne se contente pas de se faire le "VRP" de la technologie "made in France" (avec le réacteur EPR de troisième génération), comme l'en accusent les Verts et les associations écologistes ; il s'emploie aussi à parrainer des accords destinés à sécuriser l'approvisionnement du pays en uranium, nécessaire à la fabrication du combustible des cinquante-huit réacteurs français.

La visite du chef de l'Etat en République démocratique du Congo (RDC), au Congo-Brazzaville et au Niger, jeudi 26 et vendredi 27 mars, a donc pris une dimension énergétique importante avec la signature à Kinshasa, jeudi, d'un important accord sur l'uranium entre Areva et le gouvernement de la RDC. Le groupe nucléaire français a obtenu le droit d'explorer et d'exploiter les futurs gisements découverts dans un pays en proie à l'anarchie, mais qui détient, selon les experts, "un potentiel uranifère significatif" par sa surface et son profil géologique. La convention ne porte pas seulement sur l'exploration de la riche région minière du Katanga, mais sur l'ensemble du territoire de la RDC.


"C'est un sujet extrêmement vaste qui va prendre des années, a prévenu la présidente du directoire d'Areva,
Anne Lauvergeon. Nous allons décider ensemble des priorités, aller voir ce qui est exploitable." Une commission mixte franco-congolaise y travaillera. Areva souhaite mettre en place un "partenariat gagnant-gagnant" pour valoriser ces ressources.

L'accord ouvre une brèche dans le monopole théorique que la société d'
Etat Gécamines exerçait sur le secteur. Négocié en secret depuis deux ans, il efface un contrat un temps annoncé entre l'Etat congolais et Brinkley Africa, filiale du groupe britannique Brinkley Mining, rompu en septembre 2007. Il prévoyait la reprise de l'exploitation de l'énorme mine de Shinkolobwe, officiellement fermée mais soumise à une exploitation sauvage.

Au sein de l'exécutif congolais, la bataille pour l'attribution des concessions, renouvelées depuis l'arrivée de
Joseph Kabila au pouvoir en 2001, fait l'objet de joutes homériques sur fond de soupçons de corruption. Mme Lauvergeon affirme qu'en Afrique comme ailleurs, Areva s'interdit ce genre de pratiques. "Nous sommes perçus comme un exploitant sérieux, sans caisse noire, qui investit, utilise des techniques sophistiquées et fait profiter les populations locales, explique-t-elle.

L'accord avec la RDC intervient après la signature entre Areva et le Niger, début janvier, d'une convention minière stratégique pour le numéro un mondial du nucléaire. La mise en oeuvre du permis d'exploitation d'Imouraren en ferait la deuxième mine du monde lors de son ouverture prévue en 2012. Elle permettra à Areva de faire passer sa production annuelle de 6 000 à 12 000 tonnes vers 2015.
La France, qui exploite l'uranium nigérien depuis cinquante ans, a été préférée au Canada et surtout à la Chine, qui cherche par tous les moyens à sécuriser l'approvisionnement des quelque trente réacteurs qu'elle construira d'ici à 2020 à raison de deux ou trois tranches par an.


Mme Lauvergeon assure, là aussi, vouloir être exemplaire et développer un "partenariat sur le très long terme" au bénéfice des deux parties. Les deux tiers des revenus d'Imouraren iront au Niger et le tiers restant à la société française, après paiement des impôts et taxes, a-t-elle indiqué. "On ne peut pas travailler dans un pays si les gens ne voient pas ce qu'on fait pour eux", note-t-elle. Les ONG regroupées au sein du Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire n'y croient guère et rappellent que "les populations des zones minières sont préoccupées par le phénomène de radiation et la pollution des nappes d'eau".


Après vingt ans de sous-investissement, la renaissance du nucléaire relance la chasse aux gisements, et les tensions s'exacerbent sur le marché de l'uranium. Les stocks militaires recyclés en combustible pour centrales dans le cadre des politiques de désarmement s'épuisent en effet au moment où les pays émergents (Chine, Inde, Russie...) développent leur parc électro-nucléaire. Y a-t-il pénurie en vue ? "Au rythme actuel de la consommation, les ressources identifiées peuvent approvisionner l'industrie pendant un siècle", répond l'Agence pour l'énergie nucléaire, qui dépend de l'Organisation de coopération et de développement économiques. Un optimisme dénoncé par les anti-nucléaires, qui jugent que les ressources, largement surestimées, s'épuiseront vers 2030.


L'uranium est une ressource stratégique pour la France plus que pour tout autre pays. D'autant que le chef de l'Etat a confirmé le choix de l'énergie nucléaire en annonçant, le 6 février, la construction d'un second EPR, le réacteur de troisième génération, sur le site de Penly (Seine-Maritime). Il souhaite même que la France, qui affiche actuellement un déficit commercial record, exporte plus de courant grâce au développement de son parc nucléaire.


Avec ce minerai, c'est l'approvisionnement d'EDF, et donc la sécurité énergétique, qui sont en jeu. Areva lui fournit encore 40 % à 50 % de son uranium naturel, l'autre moitié étant livrée par d'autres géants miniers (BHP Billiton,
Rio Tinto, Cameco...). "Nous avons une couverture à long terme qui nous amène en 2020, explique Sylvain Granger, directeur adjoint de la division combustible nucléaire d'EDF. Par chance, il y a une plus grande diversité de sources que dans le pétrole et le gaz." Et les grands gisements se trouvent dans des pays politiquement sûrs, comme l'Australie ou le Canada. Pour s'assurer l'accès à ce minerai à long terme, EDF négocie avec des groupes miniers pour co-investir dans l'exploitation de gisements en échange d'un droit d'enlèvement de l'uranium à bon prix.

Il est également vital pour Areva de diversifier ses sources d'approvisionnement. Exploitant des mines dans trois pays (Canada, Niger et Kazakhstan), le groupe détient de 20 % à 25 % du marché de l'uranium naturel. Il prospecte en Mongolie, en Libye, en Jordanie. Sa stratégie de groupe intégré sur toute la chaîne nucléaire le pousse à proposer des réacteurs, le combustible et son retraitement. Il a ainsi vendu deux EPR à la compagnie d'électricité chinoise CGNPC, mais aussi 49 % du canadien UraMin (racheté un an plus tôt), qui possède des droits d'exploitation en Afrique du Sud, en Namibie et en Centrafrique. Ce modèle intégré semble faire des émules : les fabricants de réacteurs Toshiba-Westinghouse et
General Electric-Hitachi s'intéressent désormais aux mines d'uranium.

Infographie
La répartition des ressources d'uranium dans le monde
Les faits
Sarkozy se réjouit du partenariat "gagnant-gagnant" signé avec le Niger
Reportage
A Kinshasa puis Brazzaville, Nicolas Sarkozy appelle à une "refondation" des relations franco-africaines
Portfolio
La tournée africaine de Nicolas Sarkozy
Décryptage
Sarkozy débute une tournée dans trois pays d'Afrique francophone

Ruby, my funny dog

TEMOIGNAGES DE FEMMES

On parle d'égalité

Merci à LeParisien.fr vidéo censurée (Dalymotion et Youtube) ! Significatif !

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