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dimanche 29 mars 2009

Le clin d'oeil du dimanche

Un nouvel épisode de la série : "Les aventures de Nicolas"...




L'angélisme d'Areva...


on y croit tous très fort n'est ce pas ???



Article : Philippe Bernard et Jean-Michel Bezat - Le monde (on line)
L'uranium réveille toutes les convoitises - celle de la France en particulier, dont 80 % de l'électricité est produite par les centrales nucléaires d'EDF. Dans ses voyages à l'étranger,
Nicolas Sarkozy ne se contente pas de se faire le "VRP" de la technologie "made in France" (avec le réacteur EPR de troisième génération), comme l'en accusent les Verts et les associations écologistes ; il s'emploie aussi à parrainer des accords destinés à sécuriser l'approvisionnement du pays en uranium, nécessaire à la fabrication du combustible des cinquante-huit réacteurs français.

La visite du chef de l'Etat en République démocratique du Congo (RDC), au Congo-Brazzaville et au Niger, jeudi 26 et vendredi 27 mars, a donc pris une dimension énergétique importante avec la signature à Kinshasa, jeudi, d'un important accord sur l'uranium entre Areva et le gouvernement de la RDC. Le groupe nucléaire français a obtenu le droit d'explorer et d'exploiter les futurs gisements découverts dans un pays en proie à l'anarchie, mais qui détient, selon les experts, "un potentiel uranifère significatif" par sa surface et son profil géologique. La convention ne porte pas seulement sur l'exploration de la riche région minière du Katanga, mais sur l'ensemble du territoire de la RDC.


"C'est un sujet extrêmement vaste qui va prendre des années, a prévenu la présidente du directoire d'Areva,
Anne Lauvergeon. Nous allons décider ensemble des priorités, aller voir ce qui est exploitable." Une commission mixte franco-congolaise y travaillera. Areva souhaite mettre en place un "partenariat gagnant-gagnant" pour valoriser ces ressources.

L'accord ouvre une brèche dans le monopole théorique que la société d'
Etat Gécamines exerçait sur le secteur. Négocié en secret depuis deux ans, il efface un contrat un temps annoncé entre l'Etat congolais et Brinkley Africa, filiale du groupe britannique Brinkley Mining, rompu en septembre 2007. Il prévoyait la reprise de l'exploitation de l'énorme mine de Shinkolobwe, officiellement fermée mais soumise à une exploitation sauvage.

Au sein de l'exécutif congolais, la bataille pour l'attribution des concessions, renouvelées depuis l'arrivée de
Joseph Kabila au pouvoir en 2001, fait l'objet de joutes homériques sur fond de soupçons de corruption. Mme Lauvergeon affirme qu'en Afrique comme ailleurs, Areva s'interdit ce genre de pratiques. "Nous sommes perçus comme un exploitant sérieux, sans caisse noire, qui investit, utilise des techniques sophistiquées et fait profiter les populations locales, explique-t-elle.

L'accord avec la RDC intervient après la signature entre Areva et le Niger, début janvier, d'une convention minière stratégique pour le numéro un mondial du nucléaire. La mise en oeuvre du permis d'exploitation d'Imouraren en ferait la deuxième mine du monde lors de son ouverture prévue en 2012. Elle permettra à Areva de faire passer sa production annuelle de 6 000 à 12 000 tonnes vers 2015.
La France, qui exploite l'uranium nigérien depuis cinquante ans, a été préférée au Canada et surtout à la Chine, qui cherche par tous les moyens à sécuriser l'approvisionnement des quelque trente réacteurs qu'elle construira d'ici à 2020 à raison de deux ou trois tranches par an.


Mme Lauvergeon assure, là aussi, vouloir être exemplaire et développer un "partenariat sur le très long terme" au bénéfice des deux parties. Les deux tiers des revenus d'Imouraren iront au Niger et le tiers restant à la société française, après paiement des impôts et taxes, a-t-elle indiqué. "On ne peut pas travailler dans un pays si les gens ne voient pas ce qu'on fait pour eux", note-t-elle. Les ONG regroupées au sein du Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire n'y croient guère et rappellent que "les populations des zones minières sont préoccupées par le phénomène de radiation et la pollution des nappes d'eau".


Après vingt ans de sous-investissement, la renaissance du nucléaire relance la chasse aux gisements, et les tensions s'exacerbent sur le marché de l'uranium. Les stocks militaires recyclés en combustible pour centrales dans le cadre des politiques de désarmement s'épuisent en effet au moment où les pays émergents (Chine, Inde, Russie...) développent leur parc électro-nucléaire. Y a-t-il pénurie en vue ? "Au rythme actuel de la consommation, les ressources identifiées peuvent approvisionner l'industrie pendant un siècle", répond l'Agence pour l'énergie nucléaire, qui dépend de l'Organisation de coopération et de développement économiques. Un optimisme dénoncé par les anti-nucléaires, qui jugent que les ressources, largement surestimées, s'épuiseront vers 2030.


L'uranium est une ressource stratégique pour la France plus que pour tout autre pays. D'autant que le chef de l'Etat a confirmé le choix de l'énergie nucléaire en annonçant, le 6 février, la construction d'un second EPR, le réacteur de troisième génération, sur le site de Penly (Seine-Maritime). Il souhaite même que la France, qui affiche actuellement un déficit commercial record, exporte plus de courant grâce au développement de son parc nucléaire.


Avec ce minerai, c'est l'approvisionnement d'EDF, et donc la sécurité énergétique, qui sont en jeu. Areva lui fournit encore 40 % à 50 % de son uranium naturel, l'autre moitié étant livrée par d'autres géants miniers (BHP Billiton,
Rio Tinto, Cameco...). "Nous avons une couverture à long terme qui nous amène en 2020, explique Sylvain Granger, directeur adjoint de la division combustible nucléaire d'EDF. Par chance, il y a une plus grande diversité de sources que dans le pétrole et le gaz." Et les grands gisements se trouvent dans des pays politiquement sûrs, comme l'Australie ou le Canada. Pour s'assurer l'accès à ce minerai à long terme, EDF négocie avec des groupes miniers pour co-investir dans l'exploitation de gisements en échange d'un droit d'enlèvement de l'uranium à bon prix.

Il est également vital pour Areva de diversifier ses sources d'approvisionnement. Exploitant des mines dans trois pays (Canada, Niger et Kazakhstan), le groupe détient de 20 % à 25 % du marché de l'uranium naturel. Il prospecte en Mongolie, en Libye, en Jordanie. Sa stratégie de groupe intégré sur toute la chaîne nucléaire le pousse à proposer des réacteurs, le combustible et son retraitement. Il a ainsi vendu deux EPR à la compagnie d'électricité chinoise CGNPC, mais aussi 49 % du canadien UraMin (racheté un an plus tôt), qui possède des droits d'exploitation en Afrique du Sud, en Namibie et en Centrafrique. Ce modèle intégré semble faire des émules : les fabricants de réacteurs Toshiba-Westinghouse et
General Electric-Hitachi s'intéressent désormais aux mines d'uranium.

Infographie
La répartition des ressources d'uranium dans le monde
Les faits
Sarkozy se réjouit du partenariat "gagnant-gagnant" signé avec le Niger
Reportage
A Kinshasa puis Brazzaville, Nicolas Sarkozy appelle à une "refondation" des relations franco-africaines
Portfolio
La tournée africaine de Nicolas Sarkozy
Décryptage
Sarkozy débute une tournée dans trois pays d'Afrique francophone

samedi 7 juin 2008

Tout va bien !

Puisque l'on vous dit que tout va bien ! Quand donc cesserez-vous de dire le contraire ?
L'Euro commence ! Laissez vous "gagner" par la fièvre footballistique... et hop oubliez tout !
Oubliez les mouvements sociaux, la grogne des pêcheurs, agriculteurs, routiers, taxis, fonctionnaires, sans-papiers, retraités, précaires, le
prix du baril, etc.

Oubliez aussi votre pouvoir d'achat en berne, tiens d'ailleurs, pourquoi ne pas faire un petit crédit (d'après les banques, les français ne sont pas autant endettés que leurs euro-concitoyens) pour acheter cet écran plat dont vous rêvez et qui vous permettra de voir les matchs "comme si vous y étiez" et, tant pis si d'ici quelques temps la redevance TV sera augmentée contrairement à ce que sa majesté prônait sur RTL il y a peu ( lire) !

L'Euro-pe... parlons en justement (lire) (lire) l'Irlande s'apprête à voter pour la constitution et les 58% de français qui ont voté NON à celle de 2005 doivent très certainement attendre le résultat en retenant leur souffle. D'autant que les politiciens s'appliquent (pour effrayer qui ???) à dire que le non irlandais obligerait à revoir la constitution en invalidant le traité de Lisbonne.
Sa majesté Nicolas 1er en visite méditerranéenne et se pose en champion de la résolution des problèmes des autres, et pense que les sondages ont raison : il va être le "méga président" du 21ème siècle (
lire) (lire)

Pendant ce temps, le pays continue à se fissurer sous les coups magistraux portés à notre société par les mesures au combien impopulaires issues de l'un (ou tous ?) des cerveaux de "l'homme qui a le pouvoir nucléaire"
Les corps constitués commencent à renâcler et à trouver que leurs droits ne sont pas respectés -cf. l'affaire de l'association "forum Gendarmes et Citoyens" (
lire). Les CRS ne sont pas contents non plus ; la marine militaire quant à elle voit ses budgets réduits comme peau de chagrin (lire)
Les sans-papiers quant à eux ont du souci à se faire car Hortefeux ne "mollira pas" et le vote éventuel de
l'(amendement warsman) risque fort de poser encore plus de questions sur les Droits de "l'Homme immigré"

La rentrée 2008 s'annonce "forte en émotions" car beaucoup d'inquiétudes président aux jours de l'école : maternelle tout d'abord dont on peut craindre la destruction programmée (lire), avec les fermetures de classes, les réductions de personnel, les suppressions de postes et le fichage des élèves, il est certain que l'on est en droit de se poser des questions existentielles (lire /ex.fiche enfant) d'autant que comme je l'évoquais hier, l'été va, sans aucun doute, être mis à profit par le gouvernement pour boucler pas mal de dossiers brûlants et que, suivant la ligne de conduite qu'ils ont adoptée, ils nous mettront devant le fait accompli (lire) et que nous n'aurons encore une fois aucun recours.

Mais, qu'importe tout cela ? Chanceux français... vous avez "foi" en vos footballeurs et, n'est-ce pas l'essentiel ? Puisque si l'on en croit la presse sportive et les medias en général, ils ont l'étoffe des héros !

Tiens, je vais me vieillir de quelques décennies et jouer ma "vieille" : de mon temps, les héros avaient une autre dimension et n'étaient encensés pour courir derrière un ballon, en gagnant des millions avec des contrats publicitaires par toujours du meilleur goût. "De mon temps", les héros s'appelaient, Che Guevara, Malcolm X, Angela Davis, Steven Biko, Nelson Mandela, Soljenitsyne, Ian Palach, Walesa, ou étaient d'illustres inconnus comme ce jeune homme seul face aux chars, il y a dix sur la place Tien An Men

Mais, c'était il y a des siècles, ou en tout cas, j'en ai l'impression !

"Pour le plaisir", ci-après petite galerie de portraits en forme de revue de presse
Rachida la capricieuse
Rama la pro de la langue de bois (et accessoirement de vipère)
Darcos l'Attila de l'éducation
Bertrand, le Franc-Maçon
Hortefeux, le" tour-opérator"
Fillon l'ombre d'un Autre...








Ruby, my funny dog

TEMOIGNAGES DE FEMMES

On parle d'égalité

Merci à LeParisien.fr vidéo censurée (Dalymotion et Youtube) ! Significatif !

Enfants du monde

Beautés animales