Adieu lumières ardentes et soleil chaleureux
Un arbre inconsolable pleure au vent et s’émeut,
Tout son si beau feuillage à ses pieds agonise
Ors et roux flamboyants de faux espoirs le grise
Mais la mort est blottie dans ces couleurs divines
Naître, vivre et mourir, c’est ainsi que chemine
Et la nature et l’homme en mille voies inconnues !
L’hiver se dissimule dans les ombres du soir
Horreur de ces nuits glacées où le froid s’insinue
Impitoyablement jusqu’au cœur de nos trottoirs
Voici venir le temps des mornes sarabandes
Egrenées par les jours dont la lumière pâle
Rayonne faiblement sur quelques plates-bandes
Pauvres jardins urbains où nulle fleur n’exhale
Rabougries et frileuses elles tombent en sommeil
Incapables d’attendre les jours qui grandissent
Navrées de ne plus sentir le chaud et doux soleil
Toutes ces aubes grises, c’est l’hiver qui glisse
En mois glacés et mornes où nous errerons hagards
Noël nous reviendra avant que dans mon âme
Périsse la souffrance d’un si triste départ
Souvenir du zéphyr dont la douceur nous arme
En attendant qu’enfin Phœbus se remémore
Toutes raisons qu’il a de nous revenir encore
Et faire resplendir l’azur dans nos pupilles !
Mysticpat13©P.S.2000-2008
mercredi 30 avril 2008
Saisons
mercredi 9 avril 2008
Juste sous ma fenêtre

Dans cette vieille rue, juste sous ma fenêtre,
Pas un seul peuplier et pas le moindre hêtre ;
Pas plus que de rivière ou de riante prairie,
Seulement des murs gris en sombres vis à vis.
On n'y voit pas le ciel pas plus que les étoiles
Et jamais la lumière ne perce les voiles.
Point de trilles mélodieux du rossignol chantant,
Seul les bruits de la ville et les cris des passants !
Pas un instant de paix diurne ou nocturne,
Je demeure en ces lieux triste et taciturne.
Seule devant la croisée aux vitres embuées
Mon esprit, sans répit tente de s'évader
Mes rêveries sont pleines de cieux enluminés,
De soleil et de pluie, de journées radieuses
De sous-bois, de forêts et de courses joyeuses
De ruisseaux cascadant dans de vertes vallées.
Mysticpat13 © P.S. 2000-2008



samedi 1 mars 2008
Ani-maux
Lorsque tu me regardes derrière tes barreaux
Tigre ou lion, toi ,sauvage que l’on a mis en cage
Alors que ta liberté était ton seul cadeau
Je ne sais toujours pas retenir ma rage
Quand je te vois jouer à la "baballe", sauter
Faire des cabrioles et susciter leurs rires,
Pour toi mon ami dauphin, mon cœur est attristé
Car je sais qu’un jour ils t’infligeront le pire

Tu ne survis qu’à demi barbotant sans entrain
Dans une fosse d’eau sale, tu rêves à ta terre
Immaculé pays de neige où tu vivais si bien

Pauvre chien, ton maître tant aimé t’a attaché
Au bord de cette route au chaud soleil d’été
Pas un instant son affreux geste ne l’a gêné
Et toi tu resteras là, meurtri par ce collier

Joli bébé phoque ta fourrure immaculée
En fait rêver plus d’un qui sans le moindre remords
Et sans détourner les yeux de ton regard effrayé
Plantent agilement leurs crochets dans ton petit corps
Chaton malchanceux s'il t'a mis dans ce sac
C' est qu'il a décidé de te donner la mort
Et il va te jeter tout au fond de ce lac
Pourquoi ça me diras-tu ? Qu’ai-je donc comme tort ?
Tu as hélas celui d’avoir croisé sa route
Lui qui ne semble savoir transmettre que le mal,
Et qui visiblement, pas un instant ne se doute
Qu’il se tue peu à peu, que tout ça finira mal !
Car s’il pollue la nature, emprisonne les fauves,
Détruisant tout ce qu’il touche, bientôt il deviendra
La pire dernière espèce et un jour le ciel mauve
En éclair final s’embrasera, sur sa bêtise il pleurera !
Mysticpat13©P.S. 2000-2008
Libellés : animaux, avenir, Homme, inconscience, maltraitance anmale, nature
samedi 26 janvier 2008
Mer,
Par tes flots apaisants je me laisse bercer,Savourant ces instants de douce apesanteur,
Retrouvant les émois de moments effacés
Par cet arrachement de la douce moiteur
Du ventre maternel qui 9 mois m’a portée.
Au rythme du ressac, je redeviens bébé,
J’existe sans effort, savourant ta douceur.
Mes yeux dans tes reflets retrouvent la beauté
Qui quotidiennement égratignent mon cœur…
J’aime à te regarder incendiée de couleurs
J’aime aussi la fureur qui t’habite parfois
Quand Messire Mistral de son souffle puissant
Déchaîne ton ardeur et s’amuse avec toi
Tes flots peuvent alors devenir effrayants
Et inspirer la crainte au plus fougueux amant !
J’ai pour toi du respect et de purs sentiments
Baudelaire m’inspire et comme lui je dis :
En changeant toutefois un infime élément
"Femme" libre, toujours, je chérirai la mer.
Mysticpat13©P.S.2000-2008





