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lundi 1 septembre 2008

couac ? mais oui, couac !


Bachelot se fait (encore) remarquer en crocs roses envoyé par ZappeurLePost

Les brèves de comptoir d'Edouard Courtial par ZappeurLePost

Alors que leur "monarque président" leur a déjà distribué des avertissements (mois de mars) sur la nécessaire attention à ne pas multiplier les "couacs" entre membres d’une même équipe gouvernementale, et, après leurs vacances certainement pas altérées par la baisse constante du pouvoir d’achat, voici qu’en cette rentrée une première "mésentente" voir le jour entre M. Fillon et Mme Lagarde à propos de l’ISF…
En effet, Mme Lagarde, n’oubliant pas d’où elle vient, à savoir du monde de la finance américaine, veut (et anticipe de la décision) que le gouvernement revoit à la baisse le taux d’ISF pour que ces "pauvres" gens puissent sauver un peu plus de leurs biens (enfin ceux qui sont restés car, malgré le "paquet-cadeau fiscal" la plupart des riches, trouvent à se plaindre et quittent le pays)…
A quoi, M. Fillon en rage répond : "pas question" (
lire /lire).

Vraiment, vive la cohésion ministérielle !

Pendant ce temps, Mme Bachelot qui a remisé ses sabots roses (voir vidéo ci-dessus) reprend la destruction de l’hôpital là ou elle l’avait laissée avant les vacances et passe la surmultipliée pour présenter en octobre un plan de désolation (elle, elle nomme ça la restructuration /
lire) pour les hôpitaux de moyennes ou petites villes qui vont voir fermer leurs blocs opératoires et maternités (cf billet hôpital d’aubagne).
En fait, on pourrait presque se dire que le gouvernement sarkozyen a trouvé un moyen idéal de faire des économies tous azimuts :

  • en faisant mourir les soldats (plus besoin de réduire les effectifs, ils suffit de les envoyer en Afghanistan aujourd’hui… et demain où ??)
  • en faisant mourir les malades qui devront parcourir vingt, trente, cinquante kilomètres ou plus pour se faire opérer (là risque de se poser le souci majeur de la baisse de natalité car fermer les maternités et faire couvrir à une femme sur le point d’accoucher une telle distance risque fort d’avoir des conséquences irréversibles sur la santé du nourrisson non ?)
  • On ferait ainsi de substantielles économies sur la sécurité sociale, sur les allocations familiales, cela permettrait de faire baisser les chiffres du chômage réduirait la crise du logement… vraiment l’idéal !

Dans la série une belle tête de vainqueur, il ne faut pas oublier M. Edouard Courtial, qui compte déposer un amendement à l’Assemblée pour demander que l’allocation de rentrée scolaire (ARS) soit dorénavant versée en bons d’achats afin "qu’elle ne serve pas à acheter des écrans plats" (

lire/ lire) !
Alors premièrement, on voit que ce monsieur n’a pas trop l’habitude de faire ses achats de matériels vidéo/hi-fi lui même, sans quoi il saurait qu’avec 297 euros, on ne peut pas acheter ce à quoi il semble penser…

Deuxièmement, quand donc cessera-t-on dans ce pays d’humilier les pauvres ???
Donner des bons pour des fournitures scolaires ou des vêtements de sport ! Pourquoi ne pas donner également des bons alimentaires pour prévoir les goûters, des bons de droguerie pour les mouchoirs, des bons pour tout ce que l’éducation d’un enfant nécessite comme achats ?

Parce que, Monsieur le député, la rentrée des classes ça n’est pas simplement les fournitures scolaires ! Un enfant mange tous les jours et normalement trois repas par jour plus un goûter, un enfant marche, court, joue et de fait, use ses chaussures ; tombe aussi parfois au point de déchirer ses vêtements… et, d’une rentrée à l’autre croyez-vous vraiment qu’une enfant ne coûte que 297 euros à ses parents ???
Je trouve profondément choquant que l’on puisse envisager cela !

Je me souviens de l’époque où ma fille était enfant et où l’allocation de rentrée servait à lui acheter plus que des cahiers et des crayons ! Et, il y a même eu des moments où elle nous a purement et simplement permis de "manger" !

Notre "doulce France" est devenue depuis 18 mois Sarkoland, une véritable foire d’empoigne où aucun des courtisans de sa majesté n’a une vision réelle du quotidien des citoyens qu’ils sont sensés gouverner !

Perdus dans leurs cocktails, repas de gala, leurs "frais de make-up" et de garde-robe, leurs paris ridicules, leur "pepolisation", leurs plaisanteries de mauvais goût, ils ne voient la vie qu’à travers le filtre déformant de leur ego respectif.

Dès à présent le vœu de Messieurs Fillon, Darcos et Bertrand de vivre une rentrée paisible, risque de ne pas se réaliser (voir billet une belle rentrée) et M. Thibault (CGT-
lire) appelle à une journée de mobilisation le 7 septembre. Même si pour l’instant l’union sacrée ne s’est pas faite entre syndicats (les enseignants, la poste, les fonctionnaires le 11 septembre), je ne désespère pas que tous les secteurs où la grogne et les motifs d’inquiétude sont bien réels se rendent compte de l’intérêt qu’ils auraient à faire "cause commune" contre un gouvernement qui nous méprise, et saborde le pays !

Et, pendant ce temps, nous nous demandons comment arriver à la fin du mois avec les impôts à payer, les augmentations répétées et la destruction systématique de tout ce qui faisait de la France d’autrefois, un pays où il faisait bon vivre !



lundi 12 mai 2008

Un lundi de "papiers"...

En citoyenne consciencieuse, je viens de remplir ma déclaration d'impôts.

Je sais ! Vous allez vous dire, que j'y ai passé ce long WE et que j'en sors avec la migraine... Eh bien, disons que c'est à peu près ça : la migraine est , nous le savons, indissociable de ce genre d'exercice et, même si je n'y ai passé qu'une petite heure, j'ai donc bien la migraine.

Celle-ci ne m'est pas venu à force de compter mes possessions, biens mobiliers et immobiliers, rentes et pensions diverses, revenus exceptionnels ou différés, placements en PERP, PREFON, COREM et autres CGOS (qu'est-ce que ça que c'est que c'est que ça ??? comme disait le Clown) car, voyez comme c'est "amusant", ma déclaration tient en deux chiffres en tout et pour tout ! Mon mirobolant salaire de fonctionnaire "privilégié" et ma pension d'invalidité . Celle-ci étant imposable mais pas productive d'abattement ou alors vraiment minime... Visiblement, il faut être quasi grabataire pour que votre invalidité soit prise en considération dans le calcul de l'impôt (redevance télé, taxe d'habitation).

Ainsi donc, j'ai rempli cette annuelle constatation de mon appauvrissement.

Et, alors même que j'écrivais les chiffres "colossaux" sur ma déclaration et celle de ma fille, je me faisais la réflexion que vraiment, tout était fait pour nous ponctionner un maximum d'argent sans état d'âme !

Par exemple, pourquoi les enfants majeurs ET étudiants n'ont pas le droit à être rattachés au foyer fiscal au-delà de 25 ans alors même que l'on constate que les jeunes quittent le foyer familial de plus en plus tard compte tenu de l'état général du pays; des prix et de la pénurie de logement, du chômage qui hélas fait souvent partie de l'après parcours estudiantin ?

De même, pourquoi la "défiscalisation" du travail des étudiants n'est-elle applicable que jusqu'à l'âge de 25 ans ? Personnellement je serais tentée de dire que c'est parce que le paquet fiscal... faut bien le financer avec quelque chose !!!
Le gouvernement semble ignorer que l'on peut encore être étudiant à 26, 27 ans ?
Pourquoi les étudiants n'ont-ils droit qu'à de pseudos avantages limités à la tranche d'âge de 25 ans ? Ceux qui n'ont pas terminé leurs études après cet âge fatidique peuvent bien se dém..der et payer des impôts sur le travail qu'ils ont pris pour, justement, pouvoir payer ces études.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous demander pourquoi, la prime de rentrée scolaire ne s'applique pas aux étudiants ? Sans vouloir dire que les enfants du primaire ou du secondaire devraient ne pas avoir les mêmes droits, je m'insurge que les étudiants (aussi pauvres que leurs salariés pauvres de parents) n'aient pas accès à cette prime !

Prenons un exemple, sans vous raconter ma vie, je vais vous parler un peu de mon parcours de mère... "célibataire" !
Alors que ma fille était bébé, je me suis retrouvée seule pour l'élever. Me voici donc avec un enfant, pas de boulot autre que des heures de ménage, quand j'en trouve... malgré un diplôme professionnel de secrétariat. Je vis chichement avec les aides de la CAF et il m'arrive de n'avoir que 600 francs pour "faire le mois". Nous sommes dans les années 80 où, paraît-il, l'optimisme était encore bien présent sur les places financières. Personnellement je n'ai ni optimisme ni avenir financier et je me prive de l'essentiel pour que ma fille ne manque vraiment que du superflu.

Ma petite princesse... que de subterfuges n'ai-je dû inventer pour qu'elle ne souffre pas de la situation ! Mais, comme disait Coluche, croyez-moi, "les 30 derniers jours du mois étaient vraiment très durs". Il m'est souvent arrivé de manger grâce à la générosité de ma boulangère, de mes rares amies, de mon "ex" belle-mère qui était un ange de bonté rugueuse mais vraie.

Au fil des années, j'ai dû me priver, cumuler les petits boulots les heures de ménage par ci, par là...

Lorsque ma fille a eu 6 ans, nous sommes venues nous installer à Aubagne.
J'ai eu un boulot un peu plus stable mais en CDD et toujours dans le "ménage". Femme de service en clinique, c'est assez loin du secrétariat mais, il fallait bien payer les factures et donner à mon enfant le plus possible de chance de continuer l'école.
Ainsi donc de primaire en secondaire, les années ont défilé très vite et, je me suis retrouvée devant les résultats du Bac, mon mouchoir à la main et les yeux emplis de larmes de joie et, de fierté !

J'avais réussi à l'amener jusque là ! Par sa volonté et son travail elle avait réussi à franchir la porte entrouverte sur la fac. Notre parcours "mère-fille" a été parsemé d'embûches financières et, maintenant, voilà qu'elle doit travailler pour pouvoir continuer ses études (comme une bonne moitié sinon plus des étudiants).


Est-ce normal ? Pourquoi n'attribue t-on que des aides "peaux de chagrin" aux étudiants ?

Lorsque j'étais plus jeune, j'entendais souvent les gens dire que les études ça n'était pas pour les enfants d'ouvriers... Je m'insurgeais à cette époque là car je croyais que ce jugement était une mise en cause des potentialités de ces enfants. Alors qu'en fait, c'était l'évidence même et cela l'est plus que jamais.

Parce que, lorsque, comme c'est mon cas et celui de millions de français, on a un travail, un salaire, un loyer, et que l'on a le plus grand mal à joindre les deux bouts qu'on n'y arrive pas (cf. Candidat Sarkozy sur le pouvoir d'achat) on est, pa exemple, parfaitement incapable de payer à son enfant les séjours linguistiques qu'il lui serait utile durant son cycle d'études.

Tout ceci m'amène encore à "philosopher" sur les impôts que l'on nous fait payer alors même que nous ne parvenons plus à faire autre chose que travailler payer, payer et payer encore !

Malgré mon âge, mon état de santé et le fait que j'ai un boulot à temps plein, je me creuse la cervelle tous les jours pour savoir ce que je pourrai trouver comme complément professionnel pour gagner un peu plus que 1300 euros avec lesquels je ne parviens plus qu'à grand peine à maintenir "la tête hors de l'eau".

Pendant ce temps le gouvernement nous prépare encore quelques mesures qui nous précipiteront un peu plus dans un désespoir financier que nombre d'entre nous n'arrivent plus à compenser qu'en faisant les poubelles pour manger.
Comment M. Sarkozy peut-il trouver le sommeil, s'attabler devant son assiette, se pavaner dans ses supers costumes de créateurs (il paraît que "Carla" l'a relooké façon sobre ? Pour ma part je vois toujours le même "petit Monsieur" ) ?


Comment peut-il le matin se regarder dans sa glace et ne pas se cracher à la face ?

Comment même peut-il ne pas donner sa démission face à son incompétence reconnue (même parmi les siens) à faire ce pour quoi 53% de français l'ont porté au pouvoir ?

Les inégalités ont toujours existé, certes. Mais en Sarkoland, elles sont plus que jamais une preuve à charge contre les réformes à grande vitesse, les injustices flagrantes, le démantèlement des services publics et du "modèle social" français.

On ne promet pas impunément aux citoyens de leur donner les moyens de vivre mieux tout en les précipitant dans une crise sans précédent en les "prostituant" aux riches, aux groupes pharmaceutiques, aux banques, aux compagnies d'assurances et aux groupes pétroliers !

Enfin, encore 4 déclarations d'impôts et 1 454 jours, avant d'en finir avec Sarkoland !
Courage citoyens !



Ruby, my funny dog

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On parle d'égalité

Merci à LeParisien.fr vidéo censurée (Dalymotion et Youtube) ! Significatif !

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