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lundi 1 juin 2009
samedi 4 avril 2009
Un peu de sémantique...
Social, Santé : les mots sont importants !
Notes sur quelques dépossessions sémantiques Par Jacques Richaud
* Introduction *
Nous savons les mots -porteurs de sens- lorsqu'ils traduisent au mieux le contenu que nous souhaitons leur donner ; mais nous ignorons parfois que les mots sont aussi -producteurs de sens- et que leur usage dévoyé peut viser à désarmer la pensée, ou à la contraindre vers une interprétation erronée. Le vocabulaire du social et de la santé est un lieu privilégié de ces manipulations qui imposent l'usage d'expressions devenues si banales que l'idée même d'un décryptage critique disparaît. Nous allons tenter de démontrer que certains glissements sémantiques ne doivent rien à une évolution naturelle de la langue, mais révèlent une stratégie en soutien d'une idéologie, inavouée mais identifiable [1].
Le texte qui suit analyse quatre exemples, qui ont trait au sujet du social, à la -protection sociale-, à la notion de responsabilité et aux dépenses de santé.
*Article *
L'ère industrielle a vu s'identifier plus clairement qu'auparavant la classe des "travailleurs". Leur appellation au contenu positif signifiait le caractère actif par nature de celui dont la fonction sociale était de vendre sa force de travail, physique ou intellectuelle. Et, comme "tout travail mérite salaire", nul ne contestait la légitimité d'une rémunération. Tous les économistes, même les plus libéraux savent que seul le travail produit de la richesse, et la question de la répartition de celle-ci est au centre de la question sociale.
* Quand le "travailleur" devient le "salarié" *
Cette simple évidence que le travailleur était le -créateur- de la richesse était déjà dérangeante pour ceux qui tirent leur profit du travail d'autrui et nous savons que la part reversée en salaire ne cesse de diminuer au profit des revenus du capital et des actionnaires...
À cette appellation trop révélatrice d'évidences, les théoriciens de la pensée libérale ont su opposer une mutation sémantique en stigmatisant un mot que la lutte des classes avait selon eux trop popularisé : le travailleur est devenu "salarié"...
Le "salarié" est donc né, à la fois le même et complètement différent, car on a changé le regard porté sur lui en changeant le nom qui le désignait. Il -reçoit- un salaire, il est donc un -bénéficiaire- recevant un -avantage- !
Lui qui était actif devient passif, et le contenu valorisant de son ancienne nomination a été gommé : plus rien n'indique qu'il est -producteur de richesse- !
Il reçoit de son employeur, au travers d'un salaire dont le taux comme la légitimité peuvent être interrogés ce salaire qui était un -dû- pour le travailleur est devenu une -charge- pour l'employeur dont l'augmentation serait un obstacle à la productivité. Cette -charge- est la première variable d'ajustement des décisions dictées par des intérêts autres que ceux des travailleurs eux-mêmes !
Pour atténuer l'évidence de la dépossession les mots "travail" et "capital" sont bannis du vocabulaire des rapports sociaux, maintenus seulement dans le vocabulaire du discours économique. L'employeur lui-même a lissé son appellation et le Centre National du Patronat Français (CNPF), qui désignait clairement sa nature, est devenu le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), activant l'illusion d'une grande famille dans laquelle rien ne distingue plus les acteurs selon leur rôle ou leur pouvoir.
Dans l'effacement du "travailleur", c'est l'homme qui était alors désigné par sa fonction (le travail) qui est désigné désormais par sa valeur marchande (le salaire). Ce qui était humain, et pour cela respectable et irréductible, devient une quantité évaluable, dépréciable, éliminable... Le mot signifiant et valorisant du -social- ("travailleur") a été remplacé par celui, anonymisant et dépréciatif, du comptable ("salarié"). Lorsque les prétendus défenseurs du "monde du travail" renoncent ainsi eux-mêmes à l'appellation première pour adopter la seconde, mesurent-ils combien ce choix est déjà une capitulation ?
Nul ne conteste la sincérité de ceux qui défendent "les salariés" ; pourtant la langue utilisée est inféodée à un mode de pensée englobant la marchandisation de l'homme, lui-même réduit à sa valeur marchande, son salaire. Dans les luttes sociales, les "travailleurs" se revendiquant comme tels peuvent militer pour l'amélioration de leurs conditions de travail, de sécurité, de reconnaissance et de dignité -- et -aussi- parfois pour l'augmentation de leur salaire...
Mais ils se dévalorisent eux-mêmes en acceptant d'être réduits à cette seule dimension comptable, qui contribue à la négation des autres dimensions de leur humanité. Tous ceux qui, en leur nom parfois, usent de ce langage "contaminé" peuvent le faire si leur action est celle d'un syndicalisme d'accompagnement renonçant à la transformation sociale ; mais ceux qui ont pour objectif l'émancipation et la dignité préservée des travailleurs devraient se l'interdire.
L'adoption du mot est déjà un pas vers la servitude volontaire, décrite par La Boétie (lire)et décryptée par Alain Accardo [2], (lire)qui est au centre de l'idéologie de la gestion des "ressources humaines" réduites à leur coût.
* Qu'avons nous fait de la "Sécurité sociale" ? *
Institution emblématique de notre Contrat Social, la Sécurité sociale fut une conquête exemplaire inspirée du programme du Conseil National de la Résistance. La santé y est inscrite comme un -droit- accessible à chacun "selon ses besoins".
La gestion de l'assurance maladie devient une prérogative des représentants des travailleurs eux-mêmes, légitimés par le fait qu'ils sont à l'origine de son financement par la cotisation sociale (directe, ou indirecte pour la part plus faible venue de l'impôt). La solidarité entre tous les citoyens est fondatrice du système à vocation universelle. Mais les pires adversaires de cet idéal ont inventé la plus grande mystification sémantique du siècle social en tentant imposer l'expression "État-Providence". La vertueuse "providence" invoquée est une imposture car la création de la "sécu" ne doit rien à la providence.
Cette expression est à la fois révisionniste et outrageante pour tous ceux qui ont mené les luttes débouchant sur ce -droit nouveau-, conquis et non octroyé par l'État !
Par cette seule appellation "État providence", l'État s'approprie symboliquement une conquête sociale et s'investit d'une légitimité à décider de son devenir ! En invoquant la providence, il introduit aussi l'idée qu'il pourrait mettre fin à cette "générosité" consentie un temps et qui relèverait de son seul pouvoir...
Par ce glissement sémantique, "l'assuré social" est désigné non pas comme le contributeur et bénéficiaire occasionnel légitime d'un système voulu et construit par lui, mais comme un "assisté" profitant d'une "générosité" peut-être excessive.
Il est possible désormais lui imposer de subvenir seul (au moins partiellement) à ses besoins, de gérer lui-même son "capital santé". Concrètement, cela représente le ticket modérateur, les dé-remboursements croissants, franchises et autres "reste à charge", avec l'incitation forte à l'assurance privée qui, par nature, pénalise les plus précaires.
En somme, lorsque l'État s'approprie la fausse vertu de "l'État providence", il rend plus difficile pour tous de dire "la sécu est à nous", et il prépare en réalité la remise entre les mains du marché de la plus belle conquête sociale altruiste du siècle écoulé...
Ici encore les "défenseurs de la sécu" devraient s'interdire d'user des mots de l'imposture, qui sont ceux des fossoyeurs de notre protection sociale. Mesurent-ils tous combien user du même langage vaut déjà reconnaissance du détournement et capitulation devant la dépossession des conquêtes de nos aînés ?
* Sommes-nous tous "irresponsables" ? *
Nous subissons partout, y compris dans le domaine de la santé, cette injonction culpabilisante : nous devons devenir plus "responsables" ! Cet appel à la responsabilisation produit deux conséquences redoutables : déconstruire la solidarité, et camoufler les responsabilités véritables :
- déconstruire la solidarité, c'est désigner, en le culpabilisant, chaque "consommateur de soin" comme une "charge" pour la collectivité ou un fraudeur potentiel. C'est déjà remettre en cause le principe fondateur de la sécurité sociale, et oublier qui la finance. L'effet attendu est d'inviter ceux qui le peuvent à recourir aux assurances individuelles, et légitimer la rupture de la solidarité universelle, s'accommodant désormais d'une inégalité d'accès au soin. La santé n'est alors plus un -droit- mais tend à devenir un "bien de consommation" comme les autres, ouvrant un vaste "marché" dont l'État (qui se prétend "providence" ! ) va se désengager.
- Seconde conséquence : cette injonction à la responsabilité dissimule en réalité -l'irresponsabilité d'autres acteurs- : D'abord ceux qui osent, eux, réclamer et obtenir la baisse ou suppression de leur contribution sociale, qu'ils qualifient de "charges" au nom de la protection de la productivité et de l'intérêt de leurs actionnaires. Ensuite ceux qui élaborent un ordre juridique meilleur protecteur des entreprises que des travailleurs qui parfois risquent "perdre leur vie à tenter de la gagner" du fait des conditions de travail ou des périls environnementaux responsables de pathologies multiples.Mais les citoyens se veulent -responsables- : ils souhaitent trouver leur place dans la gestion des organismes sociaux, dans les choix de politique environnementale, dans la défense de leurs conditions de travail.
La -responsabilisation- pourrait débuter très tôt par l'éducation sanitaire primaire ; et se poursuivre par l'apprentissage du refus des risques inacceptables, en particulier au travail ! La même exigence de -responsabilité- ferait refuser le modèle de la concurrence entre individus auxquels on demande de consentir et contribuer parfois à l'exclusion des plus faibles. Nous pouvons refuser la culpabilisation pour des responsabilités que nous serions réputés ne pas assumer, quand d'autres se comportent en authentiques prédateurs de la santé et de la protection sociale.
*Un seul horizon : la "réduction des dépenses"*
Cette autre exigence qui semble fille du bon sens appelle chacun de nous à devenir un bon économe, en prolongement de la responsabilité évoquée plus haut. Nous retrouvons ici la suspicion d'abus des "privilèges" que nous fournirait "l'État Providence"...
Ce qui se joue ici, c'est de faire accepter l'idée d'un "panier de soins" au contenu restrictif et aussi un "reste à charge" pour chaque patient, correspondant à un désengagement croissant de l'État, qui s'est approprié le budget prévisionnel des dépenses sociales, voté chaque année au Parlement.
On qualifie ici de vertueux (réduire les dépenses) un objectif qui est en fait l'organisation programmée d'inégalités dans l'accès au soin, assorti de la stigmatisation des malades eux-mêmes. Pourtant personne ne défend le gaspillage. Cette injonction nous détourne en réalité de la perception du caractère inacceptable "d'autres dépenses", bien plus massives et financées par nos cotisations sociales : la clairvoyance nous permettrait d'exiger :
- que la santé soit exclue de la sphère marchande, et le service public protégé de toute exigence de rentabilité ! - que l'industrie biomédicale et pharmaceutique soit privée de la liberté de fixer ses coûts en fonction des exigences de ses actionnaires et soit nationalisée !
- que le marché captif de la maladie et même de la mort cesse d'être l'investissement le plus sûrement rentable de prédateurs qui y voient "un marché comme les autres" !
- que la caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) qui possède les chiffres publie le taux extrêmement faible des fraudes authentiques qui doivent être sanctionnées, mais publie aussi les bénéfices exorbitants des vrais prédateurs du système de santé et de soin ! On découvrirait alors qu'oeuvrer à la réduction des coûts serait possible et bien plus socialement utile que restreindre les moyens de la santé.
*Conclusion*
D'autres exemples pourraient montrer ce que dissimule le "partage" des charges, ou la "couverture" complémentaire, ouvrant de nouvelles inégalités qui n'ont rien à voir avec le partage ou la protection que les mots utilisés semblent évoquer. L'important est de retenir que le langage manipulé peut servir à faire accepter l'inavouable et peut désarmer la pensée critique. Ceux qui chaque jour tentent défendre notre "contrat social", politiques, syndicalistes ou associatifs, ou chacun de nous dans nos conversations avec d'autres citoyens, usons sans nous en rendre compte souvent de cette langue "contaminée" dont la perversion du sens représente déjà une victoire de nos adversaires. Nous oublions que celui qui contrôle le discours contrôle le pouvoir, pourtant nos défaites en témoignent !
Peut-être conviendrait-il de nous réapproprier un "juste langage", en refusant celui de l'euphémisation, de la déshumanisation et de l'imposture. Cela supposerait une vigilance sémantique pour l'analyse et la déconstruction des mots du social et de la santé. Si nous pensons que la langue est la meilleure arme de nos résistances à l'inacceptable et le meilleur support de nos projets, nous sommes dans un état de nécessité. C'est bien le sens vrai des mots qui fait la clarté et la crédibilité de nos idées.
"Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit : qu'on la fusille
Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes, vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais, celle des travailleurs
"Jean Ferrat ("Ma France")
Post-scriptum
Jacques Richaud est praticien hospitalier. Ce texte a été publié dans le numéro 44 de la revue "Pratiques, les Cahiers de la Médecine Utopique", en février 2009. Reproduit avec l'amicale autorisation de son auteur.
Notes
[1] Le philosophe Louis Althusser disait que "l’idéologie, c’est quand les réponses précédent les questions".
[2] Alain Accardo, De notre servitude involontaire, Editions Contre feux, Agone 2001. L’auteur nous montre que la servitude est moins ‘volontaire’ que ‘conditionnée’, avec "l’influence ultra-modératrice…voire la complicité… de représentants du peuple, tant syndicaux que politiques"
dimanche 18 mai 2008
Rire !
Il paraît que rire est le propre de l'homme... (et de la femme soyez en certains)
Par les temps qui courent les occasions de rire ne sont pas légions, alors, voici quelques vidéos qui sauront, je l'espère, susciter le votre.
C'est dimanche, je suis crevée, j'ai marché tout l'après-midi de vendredi sous la pluie (distribution d'AJJ oblige), et j'ai la crève...
Je retourne donc à mon canapé et mes kleenex afin d'être le moins patraque possible pour aller bosser demain.
Je vous souhaite à toutes et à tous un bon dimanche !Enfin, je devrais plutôt dire une bonne fin de dimanche !
Amicalement, Pat
Libellés : Anne Roumanof, Bon dimanche, Coluche, Dieudonné, Fernand Raynaud, Fernandel, France, humour, passé, travailleurs, Week-end
mardi 22 avril 2008
Des sous ! sens dessus dessous !
Les allocs : la controverse envoyé par Ptite_Mule
Allocs : il n'y aura pas de perdants envoyé par Ptite_Mule
Le déficit de la sécu se creuse envoyé par Ptite_Mule
Ah, le gouvernement... il en fait de belles réformes grâce à ses supers soustractions !
La meilleure preuve les supers mesures prises dans le domaine des allocations familiales vont lui permettre de dégager 102 millions d'économies et, bien sûr nous allons croire sans aucun hésitation, que le gouvernement ré-injectera cette somme dans les aides aux familles.
Mais alors pourquoi les supprimer d'une main pour, soit-disant, les redistribuer de l'autre ???
Parallèlement, on nous dit que le "trou de la sécu" continue à se creuser...
Pourtant avec ce qu'ils ponctionnent sur nos paies, il ne devrait pas continuer à grossir ce "trou" non ? Depuis quelques temps, on met l'accent sur le fait que les problèmes de la sécu viennent de la "branche vieillesse".
C'est marrant ! Il y a quelques temps c'était sensément dû aux arrêts maladie à répétition, au gaspillage de médicaments, aux hospitalisations trop longues !
Alors peut-être que la prochaine étape, la nouvelle réforme sera la limitation de la durée de vie ? !
Puisque lorsqu'on vieillit on coûte de l'argent à notre "bien-aimé" gouvernement ! On retournera ( ou l'on continuera) à travailler jusqu'à ce que mort s'en suive ! Et du même coup, on aura résolu le problème de la retraite ! Il n'y aura plus besoin d'en payer puisque nous travaillerons tous jusqu'à notre dernier souffle.
Et, pour éviter que nous ayons l'idée de faire grève, le patronat reprendra certainement à son compte l'idée du patron de cette société qui propose de l'argent à ses employés pour qu'il ne fassent pas grève...
Atteinte au droit de grève ? meuh non... qui peut penser une chose pareille ?
J'ai une suggestion pour le ministre du travail, tant qu'on y est, sapprimer les congés payés et nous faire travailler 10h à 15h par jour, 6 jours sur 7 comme "au bon vieux temps" !
Nous garderions notre dimanche (jour du Seigneur oblige) et pour faire plaisir à Saint-Nicolas, nous irions à la messe avec nos "habits du dimanche" ...
On peut également restaurer le travail des enfants, et, avcec un peu de chance d'ici 2012 nous aurons rattrapé la Chine en qualité de vie et dans le domaine des Droits de l' Homme.
Allons le meilleur reste à venir : encore 1311 jours de règne pour notre "empereur" !
La prime anti-grève envoyé par Ptite_Mule
Cette vidéo date un peu mais c'est toujours utile de se rafraichir la mémoire sur les prises de position et les propos de son altesse, le président... Nicolas 1er
Le Pape Sarkozy atteinte à la laîcité envoyé par inet
jeudi 10 avril 2008
Le "train"
Ils comptent nous faire gober que leurs mesures vont permettre à la France de sortir de la "crise", et de la dette afin de ne pas "grever l’avenir de nos enfants"…
Mais, depuis quand M. Sarkozy et ses sbires sont ils inquiets de l’avenir de nos enfants ?
Doit-on voir dans les fermetures de classes, les suppressions de postes d’enseignants, tout autant que les non remplacements de fonctionnaires (aide-éducateurs, animateurs de structures sociales et culturelles), l’application de la loi Pécresse, et toutes les mesures visant à supprimer les budgets de fonctionnement de structures créatrices de lien social et d’accès à la culture le souci de mieux préparer l’avenir des jeunes ?
A travers les mesures à destination des seniors (lesquels seniors ils voudraient faire travailler jusqu’à 65 ans et plus) et des plus pauvres d’entre les français, on peut en effet redouter le pire pour nos enfants !
Je ne sais jusqu’à quand le peuple va se laisser pressurer ainsi sans réagir ?
Les manifestations systématiques qui émaillent les déplacements de Monsieur le président, ne sont pas suffisamment explicites à ses yeux, puisqu’il persiste à promettre que tout ira mieux bientôt, à condition que nous nous serrions la ceinture, et que nous acceptions de travailler beaucoup plus pour gagner beaucoup moins.
Tiens, juste pour l’exemple, je me souviens qu’il avait été question de défiscaliser le travail des étudiants.
Or, ma fille est étudiante et comme je le disais récemment dans l’un de mes posts, elle doit travailler pour financer son parcours universitaire.
L’année dernière, elle a fait sa première déclaration d’impôts en son nom propre et… que croyez vous qu’il est advenu ???
Eh bien… nous avons du payer des impôts sur nos revenus sans que la soit-disant défiscalisation n’intervienne.
Elle n’a pas eu plus que 11 euros de restitués les 300 et quelques autres étant retenus pour impôt… Pour ma part, alors que je suis invalide, célibataire, et que ma fille vit toujours avec moi (je ne dirai pas "à ma charge" puisque grâce à son travail elle participe à la "communauté") j’ai dû acquitter 170 euros d’impôts sur le revenu.
Alors certes, les sommes peuvent paraître dérisoires au yeux de certains et je sais que bien des français aimeraient être dans une situation qui leur permette de payer des impôts et, de fait, je ne me plaindrais pas (outre mesure) par respect pour eux.
Mais je ne peux m’empêcher de relever toute l’injustice d’une situation qui fait que M. le président exonère ses compères de fortune, alors que leurs impôts seraient plus "productifs" et bien mieux utilisés en actions sociales ou pour diminuer la dette.
Pendant que des millions de français comme moi paient des impôts et vivent dans une situation qui flirte régulièrement avec la banqueroute ! Et cela n'ira pas en s'arrangeant : les tarifs du gaz naturel vont augmenter de 5,5 % avant la fin du mois d'avril. Vous souvenez vous des promesses du candidat Sarkozy qui disait qu'il n'accepterait pas d'augmentation de tarifs ? GDF a finalement les 9% d'augmentation souhaités.. Les paies par contre n'ont pas autant de chance !
Ah ça, les "riches et le patronat" on les protège et on salue les bénéfices astronomiques qu’il font, mais, les promesses de tout faire pour freiner les délocalisations, ne sont là aussi que des bulles de savons qui se sont éclatées sur le mur du profit.
Arcelor-Mittal dont on nous a vanté la fusion avec le géant Indien commence par licencier 575 personnes mais promets ensuite de recréer 124 emplois sur le même site … pourquoi alors ne pas laisser en place ceux qui sont déjà là ???
La promesse d’un investissement de 30 millions d’euros sur le même site tend à prouver que les finances du groupe se portent bien … pourquoi alors un plan social ???
..."Aubade, Valeo, Faurecia, Zodiac, Sagem et le tout dernier Latécoère… ces délocalisations confirment l’engouement des entreprises françaises pour le Maghreb, notamment la Tunisie. Qualité de main-d’œuvre bon marché et abondante oblige ! "
"C’est ainsi que dans la loi de finances pour 2008 le gouvernement a choisi de reporter de trois ans la taxation de 10% des bénéfices issus de l’exportation qui devait être appliquée le 1er janvier de cette année".
(informations extraites de webmanagercenter.com)...
Voilà où est le vrai problème ! L’argent ! Le profit à outrance ! L’arrogance de la richesse et l’avidité d’en avoir toujours plus !
Le personnel français coûte trop cher à Mesdames et Messieurs les patrons d’entreprises ! Les pauvres ! Faisons leur donc cadeau d’exonérations multiples ! Donnons leur la possibilité de délocaliser… c’est pas très grave les chiffres du chômage baissent en France malgré tout ça !
Ne vous demandez-vous jamais comment les chiffres du chômage peuvent-ils continuer à baisser alors que les usines ferment, que les plans sociaux se multiplient ?
C’est très simple. C’est parce qu’on nous ment !
Les "données corrigées", les chiffres avant ajustement, les statistiques farfelues… On ne compte pas les handicapés, pas plus que les personnes qui ont travaillé 1 ou 2 heures dans le mois… on multiplie les CDD et les radiations administratives … Comme ça c’est sûr il n’y aura bientôt plus que 500 000 demandeurs d’emploi !
Mais combien de SDF en plus ? Combien de dépressions, de suicides, combien de nouveaux pauvres en plus ???
Heureusement, la France réchauffe encore en son sein des "empêcheurs d’exploiter en paix" des consciences politiques qui crient dans le désert du libéralisme… qui nous exhortent à ouvrir nos yeux pour voir de nous mêmes combien ce gouvernement pratique la langue de bois, les promesses fallacieuses, le mensonge et la censure. Les révoltes sont passées au tamis de la télé, et prennent dans les propos de journalistes partisans des airs de kermesse désespérées…
VRAIMENT, Ne croyez-vous pas qu’on nous prend pour des c.ns ???
Sarko : la politique sociale sera calibrée envoyé par Ptite_Mule
Gandrange : Sarko reconnaît son impuissance envoyé par Ptite_Mule
Malgré l'image fixe, le commentaire vaut le détour
Didier Porte Chronik "Chomage" 07 03 08 France Inter envoyé par fullhdReady

