vendredi 15 août 2008

Lâches... et hypocrites !

Un jeune homme de 23 ans vient de se suicider parce qu'il n'avait plus envie de souffrir (lire / lire / lire). Après avoir écrit en mai au président Sarkozy, il n'aurait reçu une réponse négative que le 6 août...

Dans un premier temps, cela montre combien, au cabinet du président l'on est attentif à ce genre de courrier et à la détresse des personnes qui écrivent. Mais, surtout, cela alimente encore la polémique sur le droit à l'euthanasie et re-pose la question : sommes-nous "propriétaires" de notre corps et de notre vie ?

Les circonstances des disparitions de Mme Sébire, et du jeune Rémy nous ont confirmé, si besoin était, que nous ne le sommes pas le moins du monde.

J'en veux pour preuve que le corps de ce jeune homme devra subir une autopsie, comme, en son temps Mme Sébire alors que leur suicide était indéniablement "souhaité"... Pourquoi ? Qu'est-ce que cela apportera de plus à la situation ??? Ni guérison ni résurrection alors à quoi bon charcuter leur corps ? Peut-être pour se "dédouaner" ? Incompréhensible...

Ils avaient sollicité une autorisation de mourir qui leur a été refusée. Il sont "passé outre" et ont mis fin à leurs jours et à leurs souffrances physiques et morales.
Leur démarche peut paraître surprenante car, en général, la personne qui veut mourir ne dit rien à personne et choisit la façon dont elle veut disparaître sans autre forme de procès et sans alerter les politiques ou les medias.

Alors, pourquoi ont-ils fait cette démarche ?

On peut penser que c'est dans le but d'alerter l'opinion publique ; prouver que chez nous, en France, l'hypocrisie règne sans partage et que nos dirigeants se cachent derrière "le code pénal" pour refuser toute révision de la législation sur l'euthanasie ! Lequel code pénal est ne l'oublions pas, directement posé par les préceptes bibliques du bien et du mal.

Sans remettre en cause le juste châtiment des crimes, peut-on accepter que le droit à la mort soit considéré comme du ressort de la justice ? D'autant que les considérations mises en exergue pour refuser ce droit à ceux qui le demandent ramènent plus encore dans le giron de l'église par des propos du type : "la vie est prépondérante", "notre société repose sur le choix de la vie" etc...

Ce sont ces mêmes propos que l'on retrouve chez les opposants au droit à l'avortement...

Nicolas Sarkozy, (pour mémoire "chanoine d'honneur de St-Jean de Latran" et donc membre de l'église catholique) ne fait pas secret de ses croyances personnelles. S'il est de son droit absolu d'avoir des convictions personnelles, il est dommageable pour le peuple, que dans le cas précis de l'euthanasie, il ne voit pas au-delà du filtre de celles-ci.

Ainsi, pendant que d'autres pays d'Europe "offrent" aux malades la possibilité de choisir leur fin de vie, ici, on continue à se cacher derrière ces préceptes bibliques pour dire non.

Mais, si l'on ne veut pas pratiquer ouvertement l'euthanasie, on peut "débrancher" des malades, cesser de les alimenter, bref les laisser crever à petit feu sans que n'intervienne soit-disant une manoeuvre visant à donner la mort.
Je trouve ça bougrement hypocrite et lâche.

Je faisais allusion à l'avortement parce que je trouve que nous avons là le même type de comportement malhonnête : à l'époque où l'avortement n'était pas légal, les femmes qui en avaient les moyens partaient se faire avorter en Suisse, en Angleterre, en Hollande, pendant que les pauvres n'avaient d'autres recours que les "faiseuses d'anges" avec le risque sanitaire et toutes les péripéties que cela suscitait. Combien de femmes sont mortes à cause de cette hypocrisie ?

Eh bien, n'en va-t-il pas de même pour l'euthanasie ?

Comme toujours, ceux qui ont les moyens financiers vont mourir dans ces mêmes pays d'Europe qui décidément sont "avant-gardistes" et, ici en France, on se voile la face, et l'on refuse aux personnes atteintes d'un mal incurable de mettre un terme à leurs souffrances...

Bref, le fruit de la réflexion est que la France n'a vraiment plus aucune raison de se poser en donneuse de leçons que ce soit sur le plan des droits de l'Homme ou sur celui des libertés individuelles.

M. Hu Jin Tao, pourrait peut-être donner quelques cours à M. Sarkozy qui semble avoir des dispositions pour la tyrannie.

Au fait, en parlant de la Chine d'ailleurs, voici des nouvelles de ce blogueur chinois visiblement amoureux de la littérature de la "France d'avant" puisqu'il s'est choisi pour pseudo Zola.
Il ne fait pas bon être blogueur en Chine... il a été arrêté et assigné à résidence (
lire / lire
lire)
Mes pensées vont vers lui et j'espère qu'il n'aura pas à payer plus cher son zèle...

Zhou - Zola

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Merci à LeParisien.fr vidéo censurée (Dalymotion et Youtube) ! Significatif !

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