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jeudi 30 octobre 2008

Hmmm... La sauce vichyssoise !




Vraiment, Sarkoland est à la hauteur des pires prévisions que l’on n’aurait osé faire !Après l’assistante sociale dénonciatrice de clandestin, voici l’employé(e) de mairie délateur (trice).Une mère de famille a été dénoncée à la préfecture par les services de la mairie du Ve arrondissement (Paris) où elle voulait inscrire son enfant à l’école, après un déménagement (lire).Eh bien ma foi, il semble que nous soyons ré-entrés de plain pied dans une ère de veulerie !

Je dis "ré-entré" car, la veulerie en France, ça n’est pas nouveau…Puisque, par le passé, certains ont su montrer de merveilleuses capacités à la délation, à la collaboration, à la traîtrise, etc. Et, de plus on peut dire que son altesse nous a montré l’exemple durant la période des JO de Beijin.

Pendant ce temps, alors que M. Hortefeux se frotte les mains et clame partout sa satisfaction de voir augmenter les retours volontaires et le nombre des expulsions,(lire/lire) des gens en situation irrégulière se demandent quand leur tour viendra et par qui ils seront dénoncés…
Leur voisin de palier ? Leur boulanger ? L’employé(e) de service social ? Le facteur ? etc… Les possibilités sont nombreuses et variées !

Ah nostalgie… quand tu les tiens !
Finalement l’électorat qui doit être le moins déçu du président est celui qui a fait vœu de haine et qui délaissant "n'a qu'un œil" lui a choisi le meilleur dauphin possible !OUI, vraiment, dans notre beau pays, tout va de mieux en mieux !

Par exemple, on nous annonce, Ô joie ineffable, la création d’une chaîne de télé "sarkozienne" (lire) destinée à "expliquer" la politique gouvernementale, pour le cas où le citoyen lambda n’aurait pas encore compris que ce qui prime c’est de travailler (encore plus pour gagner résolument moins) le dimanche, la semaine, voire la nuit !
Travailler pour relancer l’économie qui ne fait que LEUR fortune, pour payer des impôts et permettre au gouvernement de nous ponctionner de plus en plus d’argent sous différentes formes afin de pouvoir "relancer des grands travaux" ! (lire)
Travailler pour que le budget de la défense (lire /lire) reste plus élevé que celui de l’enseignement ; que celui de l’Elysée crève les plafonds pendant que celui de la santé se réduit à peau de chagrin, que celui de la justice…

Euh ? tiens justement qu’en est-il du budget de la justice ?

Vu l'engouement du président pour les dépôts de plaintes, procès et appel des jugements, il va sans aucun doute falloir l’augmenter !

Non ! Pas pour améliorer l’état des prisons ou permettre la réinsertion des libérables... non, non ! Il faudra l'augmenter parce que les magistrats perdent leur temps à traiter les dossiers de plaintes contre des poupées vaudou, ou des pseudos atteinte à l'image de son altesse.

Dans le genre "la justice au service de sa très gracieuse (pouerk) majesté", voici les derniers rebondissements dans l'affaire du piratage du compte bancaire de NS. Le couple de ressortissants "Congolais" arrêtés en début de semaine, s'est transformés en "Sénégalais" (lire) et c'est trois personnes qui ont été interpellées dont une placée depuis en détention.

Comme quoi la police en France sait trouver des coupables (même si elle ne discerne pas toujours la "bonne nationalité" de ceux-ci quand il s'agit de faire plaisir à M. le président...) contrairement aux affaires qui peuvent toucher le commun des mortels !
Cette histoire me fait doucement ricaner et je suis sûre que beaucoup de citoyens pensent comme moi qu'il s'agit là d'une affaire qui ne peut-être imputée à deux ou trois "immigrés en mal de téléphone portables"...

Cela ressemblerait plutôt à un petit avertissement qui pourrait, par exemple, émaner d'un certain ancien haut fonctionnaire qui, en ce moment fait l'objet de moult plaintes et récriminations !

Parce que, franchement, vous y croyez vous, à la théorie de la bande (de banlieue bien sûr) organisée en trafiquants de lignes téléphoniques ? Surtout quand on sait que d'autres comptes de la famille Sarkozy ont été "visités" ?

Comment auraient-ils bien pu avoir accès non seulement au compte du président de la république, mais également à celui de son père et de son ex-belle mère ???
Il est certain qu'ils nous prennent tous pour des gogos mais là vraiment ça a du mal à passer !

Mais voilà, il s'agit du président... alors, vite, trouvons des coupables quels qu'ils soient mais trouvons-les !

Ce qui me ramène à mon propos initial, la France, ou tout au moins celle qu'ils s'appliquent à remodeler devient peu à peu un état où le culte de la personnalité, la démagogie et le cauteleux l'emportent sur la fraternité et l'égalité... Il nous reste encore un peu de liberté... tout au moins de parole mais jusqu'à quand ?

Toutefois, je tiens à rendre ici justice à tous les anonymes (ou pas) aux associations investies auprès des sans-papiers et, une fois de plus, ce soir, leur présence a très certainement contribué à ce que la mère de famille dénoncée ressorte libre du commissariat (lire)


Et, pour le plaisir de rire un bon coup cliquez ICI

(comme toujours, merci à sarkostique pour les images)


mardi 5 août 2008

"Victime" d'un coup de chaud ?

Un récent article du quotidien régional "la Provence" narrait la dérive d'un fonctionnaire de police face à une personne interpellée (lire / lire / lire) et, soumise à interrogatoire dans les locaux de l'hôtel de police de Marseille. Puis annonçait la remise en liberté du fonctionnaire de police et enfin la décision du parquet de faire appel de sa remise en liberté.

Mais, dans l'article "relatant les faits" la journaliste n'y est pas allée avec le dos de la cuiller (
lire) dans la dédramatisation de l'acte commis, dans le pathos et la victimisation de ce "pauvre homme" dont la carrière risque d'être brisée pour quelques instants d'égarement !

Comme si la jeune femme était responsable de l'acte écoeurant commis par cet homme abusant de sa position. Cela me ramène à un passé que j'essaie toujours d'oublier et prouve que certaines mentalités n'évoluent guère !

Mais, que ces propos soient tenus par une femme me blesse profondément.
Parce que cela signifie que l'on peut être femme et minimiser un acte aussi sordide que le viol !!!
Dans ces moments, je me dis "il faudrait que ça lui arrive pour qu'elle comprenne" qu'elle se retrouve en position de faiblesse face à un ou des hommes décidé-s à la contraindre par tous les moyens dont il-s disposent : force brutale, arme, etc...
Cela changerait très certainement sa vision de celui dont elle fait une victime "dont la vie risque d'être brisée"

Personnellement, j'aimerais bien que sa petite vie tranquille de fonctionnaire avec très certainement femme et enfants soit quelque peu chamboulée par cette affaire et que l'épouse, la mère, la fille de cet homme sachent quel type de prédateur se cache sous les trait du pater familias !

Le mouvement "encore féministes" par la voix de Mme Florence Montreynaud (*) adresse au directeur du quotidien "la Provence" une lettre dont je vous livre copie :

DE LA GAUDRIOLE À L’ÉTHIQUE
Lettre ouverte à M. Didier Pillet
PDG du quotidien La Provence
248 avenue Roger-Salengro
13015 Marseille

Monsieur,
Le journal que vous dirigez a publié le 28 juillet 2008 un article de Mme Laetitia Sariroglou (texte ci-dessous) à propos d’un policier marseillais mis en examen pour viol aggravé.

En employant les mots "gaudriole", "une gâterie" et "fauter", Mme Sariroglou nie la gravité des faits : or, aux termes de la loi de 1980, toute pénétration sexuelle obtenue par contrainte est un viol. Faut-il rappeler à la journaliste que cette loi définit le viol comme un crime ? Lui préciser que, dans le cas de ce fonctionnaire de police exerçant un chantage sur une femme gardée à vue pour une affaire d'escroquerie, le crime est aggravé par un abus d’autorité ?

De la victime, elle écrit qu’elle est une "jolie jeune fille de 23 ans" (n’est-ce pas plutôt une jeune femme ?) , "pas farouche" (veut-elle suggérer qu’elle est provocante ?), et à la "langue percée" (devons-nous en déduire que c’est une marginale, qu’elle a donc moins le droit au respect ?)

Le fait décisif : la femme gardée à vue figure sur une "vidéo porno" archivée dans son téléphone portable. Pour la journaliste, ces images seraient la cause du crime, et la victime serait la coupable : le policier aurait eu une réaction physiologique, hormonale — "sa testostérone ne fait qu'un tour" (mais il peut quand même se maîtriser le temps de lui proposer le marché, puis d’aller avec elle jusqu’aux toilettes).

Ce sont autant d’éléments qui ne respectent pas les droits de la victime.

Aucune information du même ordre ne nous est fournie sur le policier : âge, beauté, corpulence, statut marital, intensité de sa libido, présence d’images porno dans son environnement.

Enfin Mme Sariroglou donne la parole aux collègues du policier estimant qu’il a été "piégé"
La démonstration est ainsi achevée : ce serait donc lui la victime, car sa carrière risque, juge-t-elle, d’être "brisée pour quelques minutes coupables". C’est la femme qui serait responsable de la vie gâchée de son violeur !

Aucun élément n’est apporté du point de vue de la femme violée — rien sur ses réactions, ni sur les conséquences pour elle de ce viol. On veut nous faire croire qu’une femme gardée à vue n’a eu qu’un seul désir dès qu’elle a été interrogée par un policier : se rendre avec lui dans les toilettes pour lui faire une fellation.

Ce que la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie qualifie "d’actes inadmissibles à l'égard d'une gardée à vue dont il avait la responsabilité", ce qui est estimé par le procureur de la République, Jacques Dallest, assez grave pour qu’il fasse appel de la décision de remise en liberté du policier, n’est pour Mme Sariroglou que l’occasion d’écrire un article complaisant envers un violeur abusant de son autorité de fonctionnaire.

Avec le réseau "Encore féministes !" (3 244 membres dans 46 pays), je vous prie de porter ma lettre à la connaissance de vos lecteurs, et de me faire savoir ce que vous comptez faire pour qu’un tel manquement à l’éthique ne se reproduise pas dans le journal dont vous êtes responsable.

Florence Montreynaud



(*) qui est Florence Montreynaud ?
Réseau "Encore Féministes"
Maison des femmes, 163 rue de Charenton 75012 Paris
site :
http://encorefeministes.free.fr/

Pour lutter contre la publicité sexiste, joignez-vous à La Meute en signant le Manifeste "NON à la pub sexiste !" sur le site
http://www.lameute.fr/index/


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Mme Shirin Ebadi (Prix Nobel de la Paix 2003) continue son combat pour les droits des femmes Iraniennes à lire dans : Ces Iraniennes-qui-revendiquent-leurs-droits




Lire : Un blogueur Chinois nommé Zola


JO : j-3 BOYCOTT CITOYEN !

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Merci à LeParisien.fr vidéo censurée (Dalymotion et Youtube) ! Significatif !

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